2e souper thématique: l’Italie

Comme mes enfants ont de la suite dans les idées en cette période de Covid-19, après la Chine, ils ont opté pour l’Italie comme source d’inspiration 🤷🏻‍♀️

Nous avons donc opté pour une entrée d’artichauts et sa sauce ail et cari. Suivie ensuite d’une burrata avec tomates confites à l’huile d’olive et d’une focaccia maison pour terminer avec de la pizza, elle aussi home made.

J’avais demandé à fred de faire la focaccia pendant que j’allais au bureau. De retour vers 16h, il y avait un feu dehors, une partie de deck de piscine de pelleté et un arbre rendu en bûche. Pas grave qu’il me dit, ça prend juste 1h30 à lever, on a le temps, peux-tu la faire? Ok pas de trouble. Je sors mon livre de cuisine, mélange ma levure avec mon eau, ma farine, l’huile d’olive. Premier temps de repos: 30 minutes. 2e temps de repos: 90 minutes. 3e temps de repos: un autre 90 minutes. Dernier temps de repos: 45 minutes! Wtf!?!?! La morale de l’histoire, ne pas faire confiance à son chum et lire la recette avant de la commencer! Nous aurons donc une focaccia aux alentours de 21h00… ok, on va faire les artichauts et la pizza pour les enfants en attendant!

Mes artichauts ont bouilli dans un bouillon de bœuf assaisonné à l’ail et citron pendant 40 minutes, ils sont tendres et prêts. Une petite sauce à base de mayonnaise, de crème sure, d’ail et de cari vient compléter le plat. C’est bon pour la santé et les enfants adorent ça.

Nous avons également pris l’apéro dehors autour du feu sous le soleil et c’est une bouteille de vin plus tard que nous rentrons préparer la pizza des enfants.

Heureux, mais moins habiles 😂Finalement, ce sera un calzone, fred ayant légèrement perdu ses capacités entre deux verres de vin à transférer la pâte à pizza garnie sur la pierre à pizza 😂

Les tomates ont lentement cuit au four dans un mélange d’huile d’olive et de sel et sont maintenant prêtes à accompagner le divin fromage.

Avant
Après

Évidemment, on conserve l’huile. C’est juste trop bon!

Il est 21h15 et la focaccia est dans son dernier cycle de levage, nous venons d’ouvrir une délicieuse bouteille de Ponggerino et Fred se lance pour notre pizza. Je laisse aller, j’ai confiance en mon mari 😂

Avant
Après

J’ai fait deux foccacias différentes. La première aux olives noires et pesto (que j’avais de congelé de l’été dernier) et la deuxième au pesto de pleurotes de la ferme de Champignons Charlevoix et herbes de Toscane.

Il est 22h et je sors finalement la chose du four. Ça sent bon, ça a l’air bon et devinez quoi? Ça l’est! Durant tout ce travail, je me disais que je doutais que le résultat vaudrait les efforts. Finalement, je dois concéder que c’est vraiment long à faire, mais c’est aussi très bon et en ces temps de confinement, c’est exactement le genre de choses qu’on peut faire. Bon, les enfants sont couchés depuis un bout et n’auront pas tant participé, mais nous, on a tout un souper!

J’ai arrosé le fromage de l’huile d’olive , ça semble très gras, mais on y va avec parcimonie et c’est merveilleux

Bon appétit! Ou bonne nuit, c’est selon 😂

Voici la recette pour ceux qui voudraient se lancer:

Cuisiner à la maison en cette période de confinement

Qui dit quarantaine, dit fini les sorties et les restos 😦 j’ai d’ailleurs une grosse pensée pour les chefs et propriétaires qui exerçaient déjà leur métier dans des situations difficiles, imaginez en ce moment particulier où ils ont du fermer leur porte et se tourner vers le take out et la livraison.

Comme nous sommes en région et qu’il n’y a pas vraiment de restaurant à proximité, nous avons ressorti nos livres de cuisine et essayons de développer l’intérêt des enfants envers le plaisir de cuisiner.

Une grosse épicerie chez Costco, une chez Bourassa et ma commande de fruits et légumes du jardin des anges (www.jardindesanges.com), mon frigo est plein et mon congélateur aussi. Nous sommes chanceux, malgré que nous ayons fermé nos cliniques, pour l’instant, nous n’avons pas de souci financier 🤞🏻

Tout est dans la planification. Nous prévoyons nos repas pour environ 5 jours, en consultant les enfants. Malgré tout, on arrive souvent au bout de notre inspiration, il faut alors trouver d’autres moyens. Nous avons donc décidé que deux jours par semaine, les enfants allaient décider d’une région qui donneraient le ton au souper. Ils ont opté pour la Chine, j’ai publié nos photos sur Facebook et il y avait des gens qui voulaient la recette alors je me suis dit bingo! Je viens de me trouver quelque chose à faire! Je vais faire une Marilou de moi à la différence près que je n’invente pas mes recettes. Je vais reproduire celles des autres, vous les refiler et vous donner mon feed-back 🙂

Fred a donc concocté une soupe won ton. On retrouve des pâtes gelées dans toutes les épiceries. Un petit bouillon, des won ton farcis au porc, crevettes et gingembre et vous avez une magnifique soupe au Kleenex maison (une ancienne collègue lorsque j’étais prof appelait ça comme ça!). Peu gras, rapide, on agrémente de sauce soya et d’échalotes vertes hachées. Ça se congèle aussi très bien.

Shrimp and Pork Wonton Soup 海老と豚肉のワンタンスープ

Le poulet général Tao est un classique de la cuisine chinoise très apprécié des enfants. Sa sauce onctueuse et légèrement sucrée amadouerait n’importe qui. Dans la recette de Ricardo, il faut s’occuper du poulet, ce qui est une étape assez longue et chiante. Personnellement, je trouve plus simple de prendre des morceaux de poulet déjà panés que je mets dans ma friteuse pas d’huile et qui cuisent pendant que je fais la sauce.

https://www.ricardocuisine.com/recettes/6076-poulet-general-tao-sans-friteuse

Les crevettes sel et poivre sont mon met préféré du restaurant Kam Shing (voir mon blog la dessus) et nous avons quelques essaies à notre CV, mais celui de ce soir a été de loin le plus réussi. La seule chose est que je mettrais un peu moins de gingembre, genre la moitié. Autrement, c’est juste trop bon!

https://tasty.co/recipe/crunchy-salt-and-pepper-shrimp

Évidemment, tout ça manquait un peu de légumes. Alors nous avons fait une toute petite quantité de riz que nous avons fait cuire. Dans une poêle, nous avons fait sauter des céleris et des carottes coupés en biseaux, avec des poivrons verts et du bambou (qu’on trouve en canne). On a tout mis ça de côté et mis le riz cuit dans la poêle qu’on a également fait sauter. Ça lui donne un petit côté croustillant, on rajoute un petit peu de beurre et c’est fini. On a nos légumes et notre féculent.

Alors c’était notre premier souper thématique. Demain, on s’en va en Italie. On dirait que les enfants choisissent les endroits où on a le moins envie d’aller en ce moment 🤷🏻‍♀️🤔😰

Le Laurie-Raphael, Québec

16 ans, ça se fête! Nous avons donc profité du mariage de Caro et Nick afin de prolonger ce moment en week-end d’amoureux.  Premier arrêt : Québec.

Quelques mots sur notre hôtel, l’Auberge St-Antoine, qui est, en passant, un de mes hôtels préférés toute catégorie confondue.  C’est un relais et châteaux, pas donné, mais ou tout est mis pour offrir le meilleur de service.  Nous avons donc reçu gratuitement l’apéro, de même qu’un surclassement dans une magnifique suite.  Ça commençait bien. J’étais en charge de l’hôtel, Fred du resto et il avait gardé la surprise.

Nous quittons à pieds et qu’elle n’est pas mon excitation lorsque nous entrons dans le Laurie-Raphael, mené par Daniel Vézina, célèbre mentor à l’émission Les Chefs.  Notre réservation est à 20h30 et nous sommes bien accueillis. Nous attendons dans un genre de vestibule et l’hôtesse nous fait passer devant les cuisines! Tout le monde relève la tête et nous salue, j’en suis restée bouche-bée! Trop cool!

On nous fait ensuite passer au bar ou nous prenons un bon apéro et ou le serveur nous explique comment fonctionne le menu. Évidement, nous optons pour la totale, accord mets et vins sur un 10 services.

Nous nous installons à notre table, nous sommes les derniers arrivés, mais quelques convives sont en train de manger et c’est ici que tout se gâche.  Par chance, j’ai pris des photos, car autrement, je ne pourrais absolument pas vous décrire ce que j’ai mangé.

On nous a balancé nos plats un à la suite de l’autre, nous laissant à peine le temps de finir nos bouchées.  J’ai même dû intervenir pour garder un verre de vin encore rempli et que le serveur avait décidé de partir avec…  Un 10 services, ça se déguste, on est ici pour une expérience, si j’avais voulu manger sur le pouce, je serais allée dans un fastfood! Et au prix qu’on paie, on peux-tu, svp, savourer?

Fred est allergique à certaines noix. Pas une allergie mortelle, mais une allergie désagréable qui lui donne mal à la gorge et au coeur.  Nous avons donc averti la serveuse.  Un des plats était une tarte au foie gras avec une croute aux noix, donc malheureusement, Fred s’est fait dire qu’il ne pouvait pas avoir autre chose à la place. Alors si vous êtes allergique, passez votre tour… (on vous rappelle qu’ici on ne paie pas aux plats, mais pour l’ensemble du menu. Fred n’a pas payé moins cher parce qu’il a eu un plat de moins!). On a mentionné que c’était décevant et on s’est fait répondre que pour compenser, Fred aurait un plus gros oeuf dans le plat suivant! Ben voyons, un oeuf, c’est un oeuf, c’est n’importe quoi comme réponse…!

Le service était tellement rapide et garoché que Fred s’est tanné et l’a mentionné à la serveuse.  Elle nous a avoué que les gens en cuisine avaient hâte de partir, alors pourquoi accepter des réservations à 20h30?

Nous étions tellement déçus… moi je me suis sentie gavée d’alcool et de bouffe sans pouvoir apprécié les plats qui ont défilé à une vitesse folle.  Tellement gavée que j’en ai été malade en arrivant à l’hôtel et croyez-moi, ce n’était pas par abus d’alcool.

Quelques mots tout de même sur les plats.  Les produits sont d’ici et on voit l’effort pour encourager l’agriculture et l’élevage local. Les portions sont vraiment petites et la présentation est ok, mais on est loin du St-Amour ou du Toqué.  Les plats en général étaient bons, mais rien qui ne me fasse regretter ce restaurant, ni rien de mémorable.  Si jamais pu savourer et déguster, peut-être cela aurait été autrement, mais pour près de 700$ pour deux personnes, vous pouvez être certains que je ne remettrai jamais les pieds dans ce restaurant à moins d’y être contrainte.

Europea par Jerome Ferrer, part 2

Nous avions déjà tenté l’expérience Europea il y a environ 2 ans. Nous avions été enchantés sauf qu’une mise à jour s’imposait quant au menu qui n’avait à peu près pas changé depuis la belle Lurette (comme dirait Fred Pellerin).

Hé bien, cette mise à jour a eu lieu, il y a deux mois.  Nouvelle localisation, nouvelle mise en scène par René-Richard Cyr, nouveau menu. Bonne chance pour le stationnement par contre, surtout s’il y a de l’activité au Centre Bell le soir-même! Si vous désirez y aller et garder les surprises, ne lisez pas la suite, vous êtes avertis, je vous dirai tout 🙂

Nous arrivons, l’endroit est assez rempli bien qu’on soit lundi soir. La charmante hôtesse nous accueille, prend nos manteaux et nous invite à passer au salon.  Nous nous installons dans de gros fauteuils rouges écarlate, en face d’un impressionnant bar. On nous apporte une petite fiche à remplir avec nos noms, adresse e-mail (of course) et nos allergies et intolérance en matière de nourriture. Le service sera d’ailleurs personnalisé à l’aide de ce petit formulaire.

Petit apéro de popcorn à la truffe qui nous met clairement en appétit, on nous propose le drink du moment: du vin mousseux avec curaçao bleu et un sirop de yuzu. Ça goute le ciel et ça en a même la couleur! Le prix nous ramènera sur terre, mais au moins, nous nous serons délectés.

On nous invite à passer à table, abandonnant à regret le popcorn qui restait, nous nous assoyons confortablement à une table qui sera la seule dotée d’une nappe rouge. Traitement de faveur ou occasion spéciale? Non non, la nappe, les couverts changeront continuellement tout au long du repas.  Vous assisterez ici à une solicitation de tous vos sens durant cette expérience ou la gastronomie se combine à l’art tant visuel que musical. Nous optons pour la totale: 12 services (150$) avec accord vin (75$). Sachez qu’il y a possibilité d’avoir un 7 services pour 75$, ce qui est quand même raisonnable, mais ce menu n’est pas disponible tout le temps.

Un peu énervés, nous commençons. La nappe rouge a cédé la place à une blanche et nous plongeons dans des contrées amérindiennes alors qu’on apporte, en guise de mise en bouche, une buche dans laquelle un chalumeau (pour récolter l’eau d’érable) a été installé. On verse de l’eau chaude dans un trou sur le dessus de la buche et l’eau s’écoule par le chalumeau pour aller humecter des serviettes pour se laver les mains. C’est très cool.

Gravlax  et tataki de boeuf seront servis à coté d’un Inukshuk, accompagnés d’une mousseline de légumes iroquoise et de pain banique. La présentation est super, le gravlax un peu trop salé à mon gout et le tataki, pas assez, la crème de légume est bonne.

Passons ensuite au thé de homard. Alors là, c’est wow! Un plat signature de Ferrer. On apporte une grosse théière de style thaï? japonaise? Bref, asiatique, qui ressemble à un gros sablier. On allume le feu sous la partie dans laquelle le bouillon se trouve et grâce à la chaleur, il ira à la rencontre des ingrédient qui complèteront la soupe : médaillon de homard, champignons  et herbes aromatiques. On regarde le boouillon transférer d’une partie à l’autre en dégustant une marquise dans une sauce tiède (était-ce voulu?) mais délicieusement aérienne et gouteuse.

La soupe est prête, elle est citronnée et réconfortante dans cet hiver qui ne fini plus.

Le troisième plat sera un de mes préférés: capuccino de homard  et son bonbon de langoustine.  Le capuccino est juste fou, on vient d’ailleurs raper sur le dessus de la truffe noire fraiche, présentée dans son coffre et grosse comme un oeuf. Le bonbon frit, à coté du délice qu’est la soupe, passe un peu inaperçu. Ici on mange avec les doigts.

Suivra ensuite les tagliatelles de calmars au vin jaune et à l’encre de sèche accompagnés d’une pieuvre brulée à la torche (et fait à la table) et son pétoncle TTG servi dans la coquille.  Les tagliatelles étaient merveilleuses, la petite pieuvre, entière, nous a déçue, tant par le gout et la présentation, empalée sur un bout de bois, on trouvait cela quasiment violent (c’était peut-être le but?) et le pétoncle frais, délicieux, était malheureusement effacé sous le coulis de mangue et yuzu qui l’accompagnait.

Puis,c’est le voyage en immersion. On nous apporte des lunettes de réalité virtuelle qui nous amène pêcher les huitres au Nouveau-Brunswick.

Le petit vidéo terminé, nous regardons devant nous et paf! L’assiette, avec une huître est apparue! Servie sur une crème de chaudrée de palourdes avec gelée d’oreille et caviar, un petit financier aux épinards et betteraves vient compléter le tout. Si on prend chacun des éléments séparément, on est pas tant impressionné. C’est lorsqu’on prend une bouchée parfaite, composée d’un peu de tout que la magie opère et que l’ensemble fait wow!

 Nous continuons avec les trois petits canards se sucrent le bec ou un parfait de foie gras au caramel de jus de viande se mêle à un tronçon à l’érable, rôti au fruit de la passion. Très bon, le foie gras déçoit rarement, servi en trilogie, c’est encore mieux.

La suite me faisait un peu peur: un filet de bar cuit dans une cocotte de foin et son lait de poule de crabe de l’Alaska.  J’avais déjà gouté un jambon au foin à la cabane du Pied de cochon et justement, ça goutait vraiment le foin, j’avais l’impression de manger un coin d’étable… Mais ici, accompagné d’une sauce à l’estragon rappelant une béarnaise, j’ai été conquise. Cuisson parfaite, gout délicat, merveilleux.

Suivait ensuite le boeuf n’ beef. Trilogie de boeuf: l’un cicatrisé au fer rouge et à la cendre, l’autre brais. et le troisième, un tartare de Wagyu, encore une fois, tout cela était très bon. Mention spéciale au boeuf braisé qui était succulent, moi qui n’aime pas vraiment les plats mijotés, ça m’a surpris.

J’ai d’ailleurs demandé au serveur si on retrouvait cette recette dans le tome 2 des recettes de Ricardo à la mijoteuse, me trouvant hilarante.  Il n’a clairement pas compris la blague, mais la suite nous apprendra qu’il est arrivé au Québec qu’en novembre dernier, je lui ai donc pardonné, continuant de rire dans ma tête.

Vient ensuite le moment ou le serveur nous cuisine un fromage frais sous nos yeux, recette incluse. Très cool encore une fois, assaisonné de sel et balsamique, nous nous sommes jurés de recommencer l’expérience à la maison.  J’ignorais qu’on pouvait faire son propre fromage, style ricotta, en si peu de temps.

L’artiste en nous est sollicité pour les plats sucré et c’est en peinturant une toile vierge qu’apparait les desserts qui nous seront servis.

Ici, la mise en scène est bien impressionnante pour une fin de soirée magique.  On nous apporte des guimauves maison qu’on pourra faire grillé sur un petit feu à la table et un cigare en chocolat, délicieux et au look franchement réussi.  Un petit digestif (un peu sucré à mon gout) de gianduja vient complété le pré dessert.  Honnêtement, on est sur le point d’exploser.

On nous apporte des écouteur et c’est sur un rythme de salsa que le serveur nous shaker un Cosmo revisité au gin avec un carré au citron et chocolat blanc.

La touche finale sera un arbre de barbe à papa à l’érable et sa cocotte en terre cuite qu’on brise soi-même renfermant les plus délicieuses meringues à l’érable que j’ai goutées.  On rapporte le tout à la maison, les enfant seront contents.

Nous avons été enchanté par notre soirée, la majorité des plats étaient très bon et le service, divertissant et ajoutant grandement à l’expérience.  On y va au moins une fois pour se gater et manger autrement.  Seul l’avenir nous dira si on y retourne ou si cette formule, pour le moment gagnante, deviendra usée sans être renouvelée.

Chez l’épicier

2e partie de mon cadeau de Noel, nous avons bravé le froid (non, mais on gèle!!!!) et nous sommes dirigés vers le vieux Montréal, direction chez l’épicier. Le nom vous dit peut-être quelque chose sinon celui de Laurent Godbout, le chef de l’endroit qui a participé à l’émission Les Chefs à ses débuts. Bref, la réputation est là, l’endroit est magnifique, idéalement situé devant le marché Bonsecours, mes attentes sont bien installés, tout comme nous dans la confortable banquette avec vue sur la rue enneigée.

Comme je le disais, le resto est superbe avec ses murs d’époque en pierre, ses banquettes en cuir, lumières tamisées et grandes vitrines donnant sur la rue.

Mais le service est frette et pas du tout personnalisé malgré nos tentatives de connecter avec la sommelière. Elle arrive, nous sert nos assiettes, récite ses deux phrases sur le vin en un seul souffle et repart. Bon, pas grave, mon amoureux suffit amplement à réchauffer l’atmosphère de notre souper.

On commence en force avec une douzaine d’huîtres à partager et un petit mousseux rosé. Impossible que ce ne soit pas bon 🤷🏻‍♀️

Comme il y en avait un, nous avons choisi le menu dégustation: 90$ pour 8 plats, pas si mal. Nous prenons aussi l’accord avec les vins. Petite déception ici aussi, je n’ai pas aimé plusieurs vins et je trouvais souvent que l’accord n’apportait rien, ni au plat, ni au vin…

Le premier service était un dashi. Un merveilleux bouillon versé sur des petits champignons et des cœurs de poulet confits et servis en tranches. Ne levez pas le nez, la texture est très bien et c’est délicieux! Bref, une bonne soupe qui réchauffe et réconforte.

Suivait ensuite un morceaux d’esturgeon fumé, accompagné d’une crème de patate et œufs de poisson. Mention spéciale pour la crème qui était délicieuse. Autrement, ce plat était correct malgré que j’ai trouvé une énorme arête dans mon plat.

Puis, on nous servi un tataki de loup marin, purée d’ail noir et de topinambours avec ses chips de sarrasin. Plat original où les chips ajoutent du croquant et un goût salé intéressant.

Suivi après mon plat préféré de la soirée: tartare de filet mignon classique surmonté de poireaux frits. Il était franchement merveilleux, bien assaisonné.

Vient alors le temps du plat de résistance: un effiloché d’agneau enveloppé de feuilles d’oignons dans un bouillon au cumin. Le plat principal, vraiment? Trois minis bouchées, pas de légumes, on a commandé une autre entrée parce qu’on avait mangé 4 plats et avions l’impression de n’avoir à peu près rien mangé. Les photos sont prises hyper proche, on parle ici plutôt de bouchées que de plats.

Nous avons arrêté notre choix sur les pogos de canard. Pas décevants du tout, accompagnés d’une moutarde maison, nous avons eu l’impression, pour la première fois du repas, de manger quelque chose de consistant.

La fin approche et on nous amena une petite bouchée de foie gras, servie avec pommes pochées. Très bon, nous aurions bien aimé avoir un vin pour l’accompagner. La sommelière arrivera lors de notre dernière bouchée avec unTokaj hongrois. Bon, mais ça aurait été mieux pendant. On nous offrira un verre de vin supplémentaire pour compenser.

Nous continuons ensuite avec le pré dessert, une glace à la pomme, surmontée de caramel salé. Bon, mais en plein hiver, j’aurais opté pour quelque chose de moins glacé.

Le dessert sera un de mes plats préférés à cause de son originalité. Une tarte fine avec une garniture de fromage, poire, poivre et coriandre. C’était vraiment bon, mention spéciale à la croûte et très rafraîchissant sans être froid à cause du poivre et de la coriandre fraîche.

Est-ce qu’on y retourne? Honnêtement, j’ai été déçue. Premièrement, les portions étaient microscopiques. Ensuite, à part le tartare et le dessert, aucun des plats ne m’a jeté par terre. Pour le prix et la réputation de l’endroit, je m’attendais à plus. Aussi, et c’est peut-être insignifiant comme commentaire, mais tous les plats sont servis dans des assiettes très foncées, avec les lumières tamisées, on voit à peine ce qu’on mange. Finalement, comme mentionné plus haut, le service, sans être impoli ou inadéquat, était aussi ordinaire que la plupart des plats. Alors qu’il existe tellement de bons resto à Montréal, je dirais platement d’aller voir ailleurs avant d’aller Chez L’épicier.

La Chronique, rue Laurier, Montréal

Pour Noël, mon chéri m’a offert de découvrir, une fois par mois, un restaurant et cela, pendant toute l’année 2019.

C’était notre première date vendredi dernier et j’avoue que j’étais vraiment énervée. Il s’était occupé de tout, de la réservation jusqu’à la gardienne. C’est donc en ayant quasi l’impression d’être en vacances que nous avons quitter tranquillement le bureau.

Arrivés un peu d’avance (!!!), nous avons pris place dans le petit resto où peuvent s’asseoir à peine une trentaine de personnes. Il est tôt et il n’y a pas beaucoup de monde. Qu’à cela ne tienne, ce ne sera pas long que la place se remplira et qu’une ambiance chaleureuse et animée s’installera.

Petit apéro, on nous offre un petit cake au jambon et olives, ainsi que des pains faits maison savoureux.

Nous optons pour le menu dégustation avec l’accord de vins. Ce n’est pas donné, mais nous en aurons pour notre argent. 7 plats, mais finalement 9, 7 vins mais finalement plus, chaque service sera merveilleux, autant pour le palais que pour les yeux.

On nous apporte ensuite une autre bouchée: un royal au fois gras sur pain brioché, chutney de courge et son caramel salé. Heureux mélange sucré -salé, la table est dressée!

Le premier plat fut sans doute un de mes préférés! St-Jacques (qui est une sorte de pétoncle) accompagné d’une purée de panais des plus crémeuses, chips de nori, suprêmes d’agrumes, sur un jus de clémentine réduit. C’était tellement beau et bon, c’était fou. Le vin qu’on nous a servi, un Bourgogne aligoté 2016, était tout simplement magique.

Le deuxième plat, des pâtes à l’encre de sèche, surmontées de chair de homard, maïs, et caviar, le tout accompagné d’une sauce style bisque et son écume citronnée, ne nous a pas déplut non plus! C’était savoureux et réconfortant.

Ensuite, nous avons eu droit à des salsifis (ça rappelle un peu la carotte) en trois façons (à la carbonara, en purée assaisonnée à la truffe et tout simplement grillée). Original, ça accompagnait parfaitement le filet de bar, cuit à la perfection. Une chaire douce et ferme qui se défaisait délicatement en flocons. Encore une fois, délicieux.

Suivaient ensuite des ris de veau, frit et servis avec cube de fois gras mi-cuit et chutney de courges. Plat un peu plus costaux, c’était tout de même très bon, le velouté du foie gras se mêlant bien à celui des ris de veau.

La pièce de résistance, l’agneau de Kamouraska, servi en trois temps et accompagné de chou servi également en trois façons différentes, est celui qui m’a moins plus. Si le filet d’agneau était tendre et délicat, je n’ai pas apprécié la boulette d’effiloché qui avait un goût assez prononcé. La longe d’agneau, quant à elle, ne m’a pas procuré d’émotions particulières. Les choux étaient par contre fabuleux et le tout allait parfaitement avec le vin rouge proposé. L’assiette était également très belle.

Suivirent enfin l’assiette de fromage québécois où Charlevoix était à l’honneur (Migneron et Ciel), ainsi que le dessert. Le chef a su nous finir ça en beauté avec un petit sucré frais, délicat et original pour bien finir notre superbe souper.

Nous avions donc des tuiles de pavlova, servi sur une glace aux litchis et accompagnés de fruits tropicaux. Ça semble simple, mais croyez-moi, c’était merveilleux.

Le sommelier, Jonathan, a pris soin de nous toute la soirée, nous partageant sa passion du vin et nous faisant découvrir de nouvelles saveurs. Il nous a également mis au défi de deviner à l’aveugle certains des vins que nous avons dégusté. Nous étions pourris, mais nous avons eu beaucoup de plaisir.

On y retourne? Certainement!

Microbrasserie Shawbridge

Petite nouvelle dans la ville de Prévost, on peut dire que la microbrasserie a bien remplacé le Axep décrépit qui siégeait initialement à son emplacement.

L’endroit a ouvert ses portes cet été et à chaque fois que je passe devant, c’est bondé de monde! C’est très cool de voir une entreprise locale réussir. Et ils ont bien fait ça, de l’extérieur, c’est très beau et en dedans, c’est chaleureux et convivial. Un grand bar occupe le centre, des banquettes et des tables s’enlignent autour. On est mardi soir, il pleut et encore une fois, c’est rempli.

On s’installe, les 4 filles, et on regarde le menu. Tout a l’air bon: il y a plusieurs choix du jour, un bon choix de pizza, des entrées copieuses. Mes trois amies se laissent tenter par le gravlax, j’opte pour le carpaccio.

Le saumon était délicieux, fait maison, accompagné avec une mousse citronnée et des petites verdures et tomates confites. C’est définitivement le plat de la soirée!

Mon carpaccio n’est pas piqué des vers non plus. La viande est fraîche et croule sous la roquette et les copeaux de parmesan, on aime ça!

Le choix est difficile à faire pour le repas principal. J’arrête mon choix sur une pizza croûte mince à la buffalina de Ste-Sophie et charcuterie maison. Très très bonne, je n’ai pas regretté mon choix.

Annie opte pour une saucisse canard et foie gras qui remplie ses promesses, on goûte le foie gras pour vrai.

Seule déception, la poutine choisit par mes deux autres comparses: la sauce au fond de veau et à la bière déçoit tant par sa texture que par son goût. Si vous voulez une poutine, prenez la plutôt chez ti -Jean, le casse-croûte juste à côté. Nous avons d’ailleurs fait par de notre déception au serveur qui s’est confondu en excuse pour finalement concevoir que ce n’était peut-être pas au point encore…

autrement, bon service, belle ambiance. Le pain, certaines charcuteries et deux sortes de bières (que je n’ai pas goûtées) sont faites sur place. La plupart des produits proviennent de producteurs locaux. Vraiment, cet endroit est à découvrir!