Archives de Catégorie: Divertissement

Activités, spectacles et autres divertissements pour épicuriens.

Amaluna et l’hôtel Intercontinental

20 avril 2012, direction Montréal pour une petite escapade en amoureux. Au menu; souper, nuit à l’hôtel et spectacle du Cirque du soleil, Amaluna. C’est donc devant une rue fermée que nous nous sommes cogné le nez car l’hotel Intercontinental est situé juste en face du Square Victoria qui avait été pris en otage par les étudiants (on vous en veut pas, au contraire, on vous appuie!).  Nous sommes donc allés prendre une bouchée à la Grange sur la rue Mcgill (un peu plus décevant que la dernière fois malheureusement) et sommes retournés à l’hôtel par la suite.

Nous avions pris un forfait sur Jaunt qui, pour 159 dollars, nous donnait la nuitée pour deux, le petit déjeuner (buffet extrêmement complet et délicieux), le départ tardif jusqu’à 15h00 et un livret de coupons pour activités dans Montréal.  L’hôtel est vraiment beau, le personnel est gentil, les chambres sont spacieuse et pour un extra de 30$, vous avez un surclassement de chambre et accès au club qui vous donne droit gratuitement à des boissons gazeuses, des collations tout au long de la journée et de la soirée, accès à Internet et au salon qui est privé avec télévision, livres et journaux.  Seul hic, l’hôtel était envahi de gens portant une passe « Plan Nord » ;-p

C’est donc pour 20h00 que nous nous sommes installés dans l’énorme chapiteau bleu et jaune, 3e rangée, an face de la scène.  Encore une fois, le Cirque du soleil remporte son pari en nous présentant un spectacle d’une qualité exceptionnelle qui a duré près de 2h30.  Les costumes sont tout simplement à couper le souffle, la musique, plus rock qu’à l’ordinaire était sympathique et les performances étaient mystifiante.  Fred et moi avons émis l’hypothèse que le Cds doit avoir un frigo spécial en coulisse où tous les athlètes doivent enlever leurs organes internes et les reprendre après le spectacle. Le thème d’Amaluna est les femmes. C’est l’histoire d’une île habitée seulement par des femmes qui, suite à une tempête, voit débarquer un équipage de marin. La princesse tombe alors amoureuse de l’un d’entre eux et après avoir passé au travers de plusieurs épreuves, les amoureux seront évidemment réunis. Toutes sortes de performances se succèdent pour nous donner un pot pourris de numéros extraordinaires.  Bref, je vous le conseille fortement 🙂

La température n’étant pas clémente, nous ne nous sommes pas attardés dans les rues montréalaises, préférant plutôt aller profiter de l’hôtel. Dans la chambre nous attendaient 4 minis cupcakes maison délicieux et 2 peignoirs de luxe, bien pratiques pour aller profiter de la piscine.

J’espère que tu as passé une belle fin de semaine d’anniversaire mon chéri 🙂

Dure soirée…

Dure soirée est le recueil d’anecdotes sur l’humour, tout récemment sorti sur les tablettes, écrit par François Morency. Ce dernier a consulté 27 humoristes pour leur soutirer les expériences les plus étranges, voire humiliantes, qu’ils avaient vécu. C’est ainsi qu’en toute humilité, on apprend les faux pas et traumatismes de Louis-José Houde, Caty Gauthier, Claude Meunier et plusieurs autres. Même si ce n’est pas très gentil de rire du malheur des autres, il est difficile de ne pas éclater de rire devant des situations complètement ridicules ou encore de ressentir un profond malaise en se disant: ouf, j’espère que ça ne m’arrivera jamais.

Avant chaque anecdotes, Morency nous explique le contexte dans lequel il a rencontré l’artiste qui s’apprête à nous dévoiler le côté obscur de l’humour. Son écriture, mordante et franchement très drôle, contribue grandement au plaisir de lire cet ouvrage. Exemples farfelus, expériences personnelles, bref c’est une lecture légère qui nous fait sourire, mais aussi nous fait réaliser à quel point ce métier est difficile. On a tous déjà fait une mauvaise blague qui s’est accompagnée d’un silence embarrassant et de regards découragés, on s’en est remis avec l’orgueil un peu écorché. Mais lorsque c’est ton métier et que tu te plantes devant plusieurs centaines de personnes…. Outch!

Je ne suis pas devenue critique littéraire, mais j’ai eu la chance d’assister au lancement et j’ai beaucoup aimé l’expérience. Humoristes, journalistes et fans ont envahi le théâtre Corona pour cet événement. J’ai eu une invitation grâce à François Morency qui a eu la générosité d’inviter des fans Facebook. Je l’avais rencontré 2 semaines auparavant sur le tournage de TLMEP et nous avions un peu parlé. Il est tout à fait charmant! Gentil, sympathique et franchement pas laid :-), on sent qu’il nous écoute lorsqu’on lui parle et il n’est pas expéditif. Moi qui est habituellement gênée avec les artistes car j’ai toujours peur de le déranger, jamais Morency nous a fait sentir que nous le dérangions. Nous sommes allés le voir pour faire signer le livre et il nous a reconnu. Il prenait le temps de regarder chaque personne et d’échanger quelques mots, bref c’est un chic type, très simple et pas vedette du tout.

Sur place, il y avait quelques humoristes qui sont venus saluer l’événement tels que Sugar Sammy, Claude Meunier, Laurent Paquin (qui est lui aussi franchement sympathique), Jean-Michel Anctil, Billy Tellier et un gars des Chic’n Swell.

Je vous conseille vivement d’acheter le livre, pour vous ou pour donner en cadeau (et non je ne recevrai pas de sous pour la merveilleuse publicité que je suis entrain de faire!). Il me reste encore quelques pages à lire et j’avoue ne pas avoir hâte d’avoir terminé. Et en passant M. Morency, si jamais vous tomber sur ce texte, on s’ennuie vraiment de midi Morency!


Le Requiem de Mozart, Orchestre symphonique de Montréal

Et vlan, une nouvelle catégorie pour les épicuriens que nous sommes. Les arts font partis de nos vies: musique, cinéma, humour, nous aimons tous nous offrir une petite sortie de temps en temps. Cette catégorie regroupera les sorties que je fais, autre que gastronomiques, et qui sont dignes de mention, soit par leur médiocrité ou leur qualité exceptionnelle.

Comme premier article, on commence en grand avec le premier concert de musique classique auquel j’ai assisté. Serais-je donc rendue si vielle et mature? Rien de sûr là-dedans, n’empêche que j’ai beaucoup apprécié mon expérience.

Tout d’abord, je suis loin d’être une fin connaisseur de musique classique, loin de là. Mes connaissances se limitent surtout à la musique qu’on entendait dans les films de Walt Disney. Hé oui, Disney a beaucoup utilisé la musique de Tchaikovski, surtout pour La belle au bois dormant. Et qui ne connaît pas Casse-Noisette? La musique classique fait partie de nos vie, elle est souvent présente lorsqu’on nous fait attendre au téléphone et dans les films évidemment. Les auteurs classiques ne sont pas tous aussi accessibles, ainsi, si vous décidez d’assister à un concert, choisissez bien la pièce et le compositeur pour vous donner la chance d’apprécier au maximum. C’est donc pourquoi j’ai choisi Mozart.

J’ai donné comme cadeau de Noel à mon père un billet pour le Requiem de Mozart (cadeau égoïste peut-être…). J’étais curieuse d’assister à un tel spectacle et en plus, il avait lieu dans la nouvelle salle de l’OSM ou l’accoustique est soi-disant merveilleuse. La salle est immense, en bois clair, avec un orgue impressionant au fond. Nous étions dans la 2e rangée, donc très près des musiciens, mais si près qu’on ne pouvait avoir une vue d’ensemble de l’orchestre qui doit compter environ une centaine de musiciens. Et il y avait du beau monde là-dedans. Certains musiciens n’avaient pas 30 ans, on imagine quel genre de petits génies ils sont! Aucun micro et croyez-moi, ç’aurait été inutile.

On s’installe pendant que chacun s’accorde. Entrent ensuite les solistes (sopranos, tenors et barytons) et finalement, le tellement sympathique chef d’orchestre Kent Nagano. Avec ses beaux cheveux dans le vent, il a tout du surfer californier qu’il est, c’est juste qu’habillé en queue de pie, ça parait moins. Il prend la peine de saluer et de sourire à ses musiciens et à la foule et c’est parti.

La première pièce jouée était la Complainte du lézard amoureux. Oui je sais, absurde comme titre, la pièce l’était autant (du moins, pour mes oreilles vierges de concert classique). Interprété par une soprano à la voix absolument magnifique, sans mélodie apparente, avec des interventions de l’orchestre ressemblant plus à des bruits pour accompagner un cascadeur dans un film qu’une pièce musicale, j’avais un peu hâte que ça finisse. Coup d’oeil en coin avec papa, il approuvait mon incrédulité.

Deuxième pièce; la symphonie no 25 de Mozart. Aux premiers abords, ça ne vous dit peut-être rien, mais je suis convaincue que vous l’avez déjà entendue. C’était magnifique, grandiose de voir tous ses musiciens à l’unisson avec le son qui vous traverse les tympans et le coeur. Cette symphonie a été composée au cours des années 1770, suite à un voyage à Vienne.

Un petit entracte pour se vider la vessie et la remplir et nous revoilà assis, attendant l’oeuvre maîtresse; le requiem. Accompagné d’un choeur d’une trentaine de personnes au moins, on sait que ce sera émouvant.

On sait que Mozart a reçu cette commande d’un riche comte autrichien annonyme et qu’il est mort avant de l’avoir terminée. Sa veuve trouvera finalement Fanz Xaver Sussmayr, musicien médiocre vaguement lié à Mozart, pour terminer l’oeuvre. Malgré les erreurs, on la joue comme tel encore aujourd’hui. Bon, pour ma part, je n’ai pas relevé d’erreurs et vu la réaction de la salle à la fin ( standing ovation, 3 rappels et des gens qui pleurent d’émotion), je crois que je ne suis pas la seule! Sans avoir fondu en larmes, j’avoue qu’elle me sont montées aux yeux surtout lors de l’ouverture.

Somme toute, je retournerai sûrement à l’OSM. Par contre, j’essaierai d’avoir des places dans la première rangée du premier balcon. Nous pouvons être fier de nos musiciens montréalais.