Archives mensuelles : juillet 2011

Gentil Pfaff 2009

Bon rapport qualité-prix

Achat: SAQ

Prix: 15,90$, mais je crois qu’on peut le trouver en SAQ dépôt donc enlever 15% si vous achetez plus de 12 bouteilles.

Apogée: Prêt à boire

Pays: France

Région: Alsace

Mise en contexte: J’ai eu la chance de goûter du vin de Pfaffenheim lors de mon trop bref séjour à Strasbourg l’hiver dernier. Et j’avais adoré ça. Un vin blanc doux et rond comme je les aime et dont je n’avais jamais entendu parler. Pfaffenheim est une communauté située en Alsace à deux pas de la frontière allemande (avec le nom, on est pas étonné!) 🙂 Quelle ne fût pas ma surprise de retrouver ce nom en SAQ et de m’emparer de la bouteille sur le champ. Parlons maintenant un peu des gens qui produisent ce vin et qui se sont réunis sous le nom de Cave des vignerons de Pfaffenheim.

En 1957, afin d’augmenter leur efficacité au niveau de la production de vin, plusieurs vignerons se sont réunis et ont fondé la Cave vinicole. 2 ans plus tard, les 50 adhérents de la coop récoltaient leurs premiers raisins. 9 ans après, ils fusionnèrent avec la coop d’un village voisin et devinrent donc plus de 100 personnes à produire du vin. Aujourd’hui, ils sont plus de 230 et la Cave de Pfaffenheim est celle qui est la plus récompensée au Concours général agricole de Paris (nous, ça ne nous dit pas grand chose, mais c’est prestigieux).

Nous pouvons évidemment visiter la cave, y suivre des ateliers et déguster du vin. Il y a aussi une boutique où on peut s’approvisionner en vin, eau-de-vie et liqueur. Pour votre information, le vin dont nous parlons en ce moment se vend 6 euros la bouteille (ce qui fait 8,23$…..).

Dégustation: En le versant dans notre verre, on est vite attiré par la couleur doré du liquide. On hume le parfum et on se questionne. Oui, ça sent bon, mais ça sent quoi? Pas facile. Je me risquerai donc à vous dire que j’y ai décelé des odeurs d’abricots et d’agrumes avec un petit côté épicé  très très léger.

Au goût, on est pas déçu non plus. C’est un vin qui est très doux (assez sucré) et très frais. Il est très rond en bouche avec une légère pointe d’acidité et d’effervescence qui sont en partie responsables de la fraîcheur du vin. Loin de nous faire grimacer, au contraire, on a plus tendance à sourire après chaque gorgée. Servez-le très froid, il accompagnera à merveille des fruits de mer au beurre à l’ail (nous avons mangé des scampis et c’était très bien) ou encore des mets asiatiques un peu épicés (genre poulet général Tao).

Pour qu’un accord soit réussi, chercher un vin qui viendra compléter la palette de goût de votre plat. Si vous manger un truc acide (avec du citron par exemple), ne prenez surtout pas un vin avec une trop forte acidité. Ce sera too much et votre plat comme votre vin ne sera pas mis en valeur. C’est pourquoi les vins plus doux se marient très bien avec les plats épicés car ils viennent équilibrer l’ensemble des saveurs qui pénétreront dans votre bouche 🙂

Bref, pour le prix, c’est un bon vin blanc, bien équilibré qui abrite le savoir de plus de 200 producteurs alsaciens. Si vous l’accompagnez bien, vous ne serez pas déçu.

Les marchés d’été de Val-David et de Tremblant

Un must pour ceux et celles qui veulent découvrir des produits de chez-nous.

Depuis plusieurs années déjà se tiennent, de façon hebdomadaire, les marchés d’été de Tremblant et de Val-David.  Sous l’oeil avisé de Diane Séguin, chef et épicurienne, et de son équipe de bénévoles, les dizaines de kiosques s’animent tous les samedi matin de 9h à 13h, face à l’église dans le village de Val-David et près du lac Mercier à Tremblant. Producteurs et transformateurs des Laurentides, de l’Estrie et de la Montérégie se rencontrent et vous font découvrir leurs merveilleux produits dans une ambiance sympathique et chaleureuse.

Il y en a pour tous les goûts; du carnivore assumé au végétariens aguerri, chacun y trouve son compte. Légumes, viandes de toutes sortes (du canard à l’agneau en passant par le veau de lait et les diverses volailles), poissons fumés, produits de boulangerie, fromages, vins et cidres de glace, fruits et herbes aromatiques et j’en passe, s’entassent pour offrir au consommateur un choix de produits québécois « pure laine » de première qualité.

Ici, vous avez accès aux producteurs et pouvez donc vous informer sur ce qu’on vous propose. Vous savez donc comment, où et dans quelles conditions ce que vous achetez à été produit, élevé, préparé. Vous apportez vos sacs et votre argent comptant, vous choisissez, vous cuisinez (parfois, on l’a fait pour vous!) et vous savourez la beauté de notre culture gastronomique.  Arrivez tôt car les produits les plus populaires partent vite.  Pas plus cher qu’à l’épicerie et souvent de bien meilleure qualité (tout en encourageant directement le producteur), les produits des marchés sont une bonne façon de découvrir des aliments locaux et de soutenir une agriculture durable et soucieuse de l’environnement.

Chapeau à Diane pour son initiative et qui, à l’aide des marchés et de son excellent livre de cuisine, nous permet de mieux manger et d’apprécier la qualité de notre terroir.

Venez me dire bonjour à Val-David, j’y serai jusqu’au 1 octobre 🙂

Restaurant Juni, rue Laurier, Montréal

Qualité et fraîcheur exceptionnelle!

Ça faisait longtemps que j’entendais parler de Juni, restaurant japonais sur la rue Laurier. Un ami y travaillait et c’est grâce à lui que mon père est devenu un de leur fournisseur. Je me suis donc enfin décidée à y aller avec un couple d’ami et j’ai été abasourdie par la qualité de ce qu’on nous a servi. C’était tellement bon, les poissons, les plus frais que j’ai jamais mangés, étaient délicieux. La présentation soignée, le service, sympathique et efficace. La facture, salée, mais justifiée 🙂 Bon j’arrête de m’égarer en compliment et je vous fais un rapport complet.

Premièrement, l’endroit est tout petit et sympathique. Un comptoir où les chefs s’affairent à la confection de sushis, sashimis et autres trucs japonais nous permet de voir les cuistos à l’oeuvre. Notre serveuse était très gentille et nous a été d’excellents conseils pour le choix de nos bouchées. C’est d’ailleurs elle qui nous a suggéré de partager nos entrées et sushis entre nous ce qui nous permettait de goûter à tout et de faire de ce repas un 7 services. On nous a aussi gracieusement offert un Yuzu martini (vodka, sake, yuzu, sirop) et c’était franchement bon et différent. C’est une des choses que j’ai apprécié chez Juni, nous étions dans un vrai restaurant japonais avec de vrais ingrédients japonais, pas un truc québécois qui essaie d’être japonais.

Ensuite, pour débuter le repas, on nous apporte une serviette très chaude pour nous laver les mains, c’est le genre de détail que j’adore 🙂 En ce qui concerne les vins, ils ont une bonne carte diversifiée avec des importations privées, par contre, les prix sont assez élevés.

Nous avons débuté notre trip gastronomique avec un tartare de saumon dans une soupe aux moules et basilic. Honnêtement, personne n’était convaincu de ce plat, nous étions surtout curieux. Nous avons tous été confondu-du-du 🙂 Il y avait un concassé de tomate mélangé au saumon et la soupe était vraiment bonne, goûtant plus le basilic que les moules qui elles, étaient fraîches et fermes. Suivait ensuite le tartare de thon à la truffe et champignon: DÉBILE. Un de mes deux coups de coeur. J’aurais jamais pensé mélanger tartare de thon et huile de truffe, mais le résultat est réussi. C’est clair que j’en recommande lorsque j’y retournerai. Est ensuite venu le foie gras à la truffe en pâte feuilletée frite et réduction de porto et sirop d’érable. Encore une fois, nous l’avons commandé sous le conseil de la serveuse, j’hésitais vu que le foie gras, j’en mange quelque fois 😉 mais franchement, j’ai capoté! Trop trop trop bon. J’ai presque pleuré lorsque j’ai eu terminé 😉 Nous avons terminé la ronde des entrées avec un flanc de pétoncle délicat à souhait accompagné d’une sauce à l’estragon. Encore une fois , très bon.

Puis, nous nous sommes lancés dans les suhis, sashimis et hosomakis. Plusieurs choix dont certains très originaux, toujours faits avec soin et des aliments de première qualité. La présentation est aussi très soignée, on nous change les couverts à chaque service, bref, c’est impeccable. En ce qui concerne les prix, ils sont évidemment plus élevés qu’un sushi taxi-shop-truc mais la qualité n’est même pas comparable. Le sashimi de thon à queue jaune m’a montré ce qu’était du poisson frais. J’ai eu l’impression de croquer dans du beurre, ça fondait dans la bouche, ne goûtait pas le poisson et avait un goût d&d (délicat et délicieux) 🙂

Donc, c’est à vous de faire votre choix. Manger mieux, mais vraiment mieux pour un peu plus cher, encourager un petit restaurant qui ne lésine pas sur la qualité ou payer des sushis bon marché où la qualité et le service ne sont pas nécessairement la priorité. Attention, je ne dénigre pas sushi-shop-taxi-truc, leurs produits sont bons au goût et pour le porte-feuille, mais Juni est une classe à part et si vous voulez vous payer un souper de roi, rendez-vous rue Laurier 🙂

Informations pratiques et pertinentes sur le monde du vin

À titre d’information seulement, ne pas prendre pour du cash, mais plutôt comme une introduction au domaine vinicole, voici quelques informations qui, je l’espère, vous seront utiles 🙂

Un cépage, c’est quoi? En gros, c’est la sorte de raisin utilisée pour faire le vin. À la Préhistoire, l’Homme mangeait une sorte de raisin en particulier; le vitis vinifera qui sera domestiqué en Asie. Dû aux manipulations des Hommes et des changements multiples (terroir, climat, etc.), il y a désormais plusieurs milliers de variétés de cépages à travers le monde, mais en général, ils ont tous la même origine. Il y a même une science spécifique à l’étude des cépages; l’ampélographie.  Au 19e siècle, il y a eu une crise de phylloxéra (puceron mangeur de vigne) et bien des vignobles en ont payé le gros prix à cause des nombreuses pertes. La crise fut si intense qu’on a passé proche de perdre cette sorte de vigne.  Pour les sauver, les spécialistes ont greffé la partie aérienne (qu’on voit) a un porte-greffe qui est une sorte de vigne sauvage américaine résistante aux pucerons. Encore aujourd’hui, toutes les vignes, à l’exception des vigne chilienne et de celles qui poussent dans le sable, utilisent ce processus. Évidemment, chaque cépage a ses propres caractéristiques aromatiques et gustatives.

Et un millésime?  C’est l’année de vendange (ramassage du raisin) d’un vin. Ainsi, un même vin d’une année à l’autre ne goûtera pas la même chose selon le climat, les intempéries et les différents facteurs qui influence la production du vin. D’une région à l’autre, la qualité d’un millésime peut changer et même à l’intérieur même d’une région selon la sorte de cépage. Les sortes de raisin n’ont pas tous besoin des mêmes conditions de culture. Aussi, les vins du Nouveau-monde ont tendance à être plus stable car il y a moins de variations de température qu’en Europe.  Voici quelques millésimes se démarquant de façon générale pou les vins français et italiens: 1996, 2000 (Bordeaux et Toscane), 2003 (Bourgogne blanc), 2005 (bien partout sauf pour la région italienne du Piedmont) et il semblerait, si la tendance se maintient que 2011 sera une très bonne année.

Carafe ou pas carafe? La carafe donne de l’âge a un vin qui est jeune.  Cela ne veut pas dire qu’il faut automatiquement carafer tous les vins jeunes.  Tout d’abord, sachez que vous ne pouvez pas nuire au vin en le carafant, au pire, vous l’aurez fait pour rien, au mieux, vous l’aurez bonifié. Il est toujours nécessaire de goûter à votre vin avant de le carafer pour juger de l’utilité. Au nez, si ça sent l’alcool, carafez. Au goût, c’est amer, les tanins sont agressifs et ça vous râpe la gorge au passage, carafez. Pour les vins « solides » comme les Bordeaux, quelques heures de carafe peuvent être nécessaire. Comment faire pour arriver dans le temps et s’assurer que le vin ne sera pas trop chaud? Mettre la carafe au frigo pour qu’elle refroidisse et y verser le vin au début de la préparation du repas, vu qu’on termine par les vins les plus goûteux, le vin sera prêt. Le principe de la carafe permet une aération du vin qui rend les tanins plus moelleux, moins agressifs.  Habituellement, on réserve ce traitement au vin rouge, mais à l’occasion, certains vins blancs peuvent en avoir besoin.

Conservation du vin: les bouteilles que vous désirez garder doivent être couchée. Ainsi, le bouchon reste mouillé et vous évitez de bouchonner votre bouteille. Ce n’est pas infaillible, mais ça aide. Ensuite, vous devez éviter les variations de température et d’humidité et préférer des endroits frais.  Tous les vins ne sont pas bons à garder, si pour certain le temps les embelliront, pour d’autres, ce sera la décrépitude assurée. Il est important de demander conseil pour être sûr de son achat. Quoi de plus décevant d’attendre 20 ans avant de boire une bouteille spéciale pour laquelle on a déboursé et se rendre compte qu’elle n’est pas bonne? Pour bien faire votre choix, choisissez une bouteille d’un grand millésime, vous aurez déjà un gage de qualité. Ensuite, allez-y avec des appellations contrôlées connues et des grands crus de préférence. Plus dispendieux, ils survivront mieux au temps.  Les vins rouges de la rive gauche du Bordelais et certains vins italiens sont des classiques, mais les États-Unis et des régions comme la Bourgogne et la vallée du Rhône offrent aussi de belles opportunités. Les liquoreux et les vins blancs peuvent aussi être de bon vins de garde, encore une fois, il suffit de bien choisir sa bouteille selon ses goûts. Ce genre de bouteilles font aussi d’excellents cadeaux 🙂

Et les calorie là-dedans? Retenez cela: plus le taux d’alcool est haut, plus la boisson est riche en calorie. Donc, je vous laisse calculer le nombre pour un Pina Colada… En moyenne, on compte 120 calories pour un verre de 150 ml. Le vin rouge est plus calorique que le blanc car il y a plus de sucre (étonnamment!). Par contre, même si la bière est moins forte en alcool que le vin, elle est plus calorique (147 calories en moyenne par bouteille) car elle contient plus de glucide.

Voilà pour aujourd’hui, il y aura d’autres suites d’informations pratiques et pertinentes, mais je veux pas vous engorger le cerveau quand même! 🙂

Sources: Le petit Larousse des vins, La Presse et moi-même

Château Coufran 1999, cru bourgeois

Vieux et délicat

Achat: apporté par Tommy (il l’avait reçu en cadeau et on ne le trouve pas ici)

Prix: 15 euros à l’époque, se détaille maintenant plus cher vu la rareté ( entre 40 et 60 euros!)

Apogée: bon jusqu’en 2013

Mise en contexte: L’acquisition du château Coufran par la famille Miailhe remonte à 1924. Ce domaine de 76 hectares contient 85% de merlot et 15% de cabernet-sauvignon, ce qui est assez inhabituel pour la région du Haut-médoc. Chose assez rare aussi, ils ne produisent qu’une sorte de vin. Ils distribuent leur produit dans les grande surfaces (entre autres) telles que monoprix, champion, etc. Ces vins ont une bonne capacité de vieillissement et à la lumière de ce que nous avons bu, il serait même inutile de le boire trop jeune.

Dégustation: À première vue, la couleur du vin est intrigante. Tirant plus sur le orange-brûlé que le rouge, il dévoila aussi une couche transparente à la surface. J’avais déjà remarqué cette caractéristique chez un autre « vieux » vin que j’avais bu. Au nez, il sent le sirop aux cerises et l’amaretto. L’alcool est aussi très présente, de même que les tanins assez aggressifs, nous l’avons donc carafé une petite demi-heure pour bien l’aérer. Au goût, j’ai été surprise par la délicatesse de ce vin. Je m’attendais à quelque chose de plus explosif, mais c’était assez réservé. On y a reconnu le goût de cerise et celui d’amande en rétroaction.

Sans être exceptionnel, c’était un bon vin. Ce qui le rendait plus intéressant, c’est évidemment son âge car nous n’avons pas l’habitude de boire des vins de cet âge-là. Merci Tommy pour avoir partager cette bonne bouteille avec nous 🙂

Vigneto du lot Inama Soave classico 2008

Tout simplement merveilleux avec du veau

Achat:SAQ

Prix: 33,00$ (une petite traite) 🙂

Apogée: pas mal bon, dégustez-le maintenant

Pays: Italie

Région: Vénétie

Cépage:  100% Garganega (cépage typique blanc du Nord de l’Italie que je ne connaissais pas!)

Mise en contexte: Nous sommes allés au resto la semaine dernière et avons bu avec des amis une bouteille qui se détaillait 50$, à la SAQ, elle se vend 23$. Je me disais que c’était franchement ridicule de payer 50$ pour un vin qui en vaut la moitié alors qu’à la maison, on se sent fou lorsqu’on paie 20$. J’ai donc décidé de boire moins (bon ça reste à voir…), mais de boire mieux. Nous sommes capables de nous faire des repas dignes des plus grands restos, accompagnons cela de bouteilles qui en SAQ restent tout de même abordables une fois de temps en temps, mais qui au resto seraient totalement hors de prix. On en fera pas ça à chaque semaine, mais une fois de temps en temps, j’aime bien. Alors voilà pourquoi j’ai cédé pour cette bouteille qui selon la SAQ, accompagnait à merveille le veau et nous n’avons pas été déçus 🙂

Depuis 3 générations, la famille Inama tourne autours du vin dans le nord de l’Italie. Bien que leurs vins soient biologiques, cette appellation n’apparaît pas sur l’étiquette. Je les crois sur parole, ça peut être très compliqué et dispendieux de mettre ces 10 lettres sur un produit! En 1991, ils produisent leur première bouteille, presque pour le fun comme on dit ici. Un sauvignon qui s’avéra être une bonne surprise! Les nouveaux vignerons décidèrent de mettre le Soave (qui est une appellation) sur la carte et continuèrent de cultiver le raisin en intégrant d’autres cépages. Depuis 1996, le Vigneto du lot connaît un succès considérable dût à un mélange de méthodes ancestrales, de nouveaux savoirs et de raisins mûrs à point. Vous trouverez beaucoup d’informations sur la dizaine de vins qu’ils produisent sur leur magnifique site Internet.

Dégustation: J’adore et découvre de plus en plus les vins blancs. J’essaie de découvrir de nouvelles choses, il n’y a pas que le Sauvignon et le Chardonnay sur nos tablettes! 🙂 Il y a de petites merveilles, différentes, complexes et magnifiques qui se cachent dans des SAQ à majorité rouge. Dans le cas qui nous concerne, ce qui est assez étonnant avec ce Soave, c’est sa couleur dorée assez intense qui n’est pas sans rappeler les liquoreux. Wow, c’est pas mal beau ça! Ensuite, on sent avidement le liquide et on s’étonne encore. Rien à voir avec les vins blancs fruités que j’ai l’habitude de boire.  Des arômes d’amandes grillées et de miel côtoient un petit côté minéral rafraîchissant. Il faut humer beaucoup pour trouver, c’est magnifique. Et goûte la bouche déjà pleine de salive. Encore le côté minéral et mielleux qui revient, mais on goûte aussi le citron (légère acidité) et le beurre. C’est puissant, rond, spécial, différent. Il reste vraiment, mais vraiment longtemps en bouche. Avec le temps et le plat de veau qui l’accompagnait, le miel prend un peu le dessus sur le reste et l’accord est parfait. J’avais d’abord pensé à un rouge léger pour accompagner le veau, mais la SAQ conseillait d’abord du blanc et franchement, je n’aurais pas pu mieux tomber.  Il parait qu’en Italie il se vend 7 euros, si vous passez par là…. grrrr!

Pour un beau souper en amoureux, à la St-Valentin, pour un anniversaire, pour vous faire plaisir, prenez 33$ (à moins que vous ne soyez en Europe ou aux États-Unis) et émerveillez vos papilles 🙂

Santé!

White zinfandel Beringer rosé, collection 2010

Bon en apéro et pas cher!

Achat: SAQ

Prix: 11,95$, on aime ça 🙂

Apogée: prêt à boire, ne se conserve pas vraiment

Pays: États-Unis

Région: Californie, Napa Valley plus précisément

Mise en contexte: comme je l’écrivais dans le billet sur le champagne Dorgeval, la Californie offre de belles options moins chères de vin mousseux. Le Beringer en est un bon exemple.

Tout a commencé en 1868 lorsque Jacob Beringer embarque sur un navire pour traverser l’Atlantique vers l’Amérique. L’Allemand et son frère Frederick (qui étaient arrivé avant et ne cessait de vanter les mérites du Nouveau-Monde) ne sont point satisfaits de New York et de son dur climat, ils poursuivent donc leur route vers Napa et feront l’acquisition de leur premier vignoble en 1875. Ils y retrouvent un sol semblable à celui de la vallée du Rhin et un an plus tard, Beringer est fondée. Aujourd’hui, Beringer est le plus vieux vignobles de Napa qui a toujours été en opération. En 1986, Laurie Hook devient l’oenologue du vignoble et elle est accompagnée de l’Italien Ed Sbragia. Beringer est désormais un des plus gros vignobles de Californie, offrant plusieurs gammes de vin, du très abordables au dispendieux en passant du rosé, au blanc, au rouge et au vin mousseux. On peut visiter l’endroit, participer à des dégustations et à des événements gastronomiques.

Dégustation: Je vais être honnête avec vous, faire la différence entre un champagne est loin d’être évidente. Par contre, dans ce cas-ci, il n’y a aucun doute. Le produit, quoi que très bon, n’est pas raffiné, les bulles sont grosses, ce n’est pas fin en bouche. Moi qui ne suis pas calée pour les bulles, je l’ai remarqué tout de suite. Je n’essaie pas de rabaisser le produit, bien au contraire car je l’ai bien aimé. Seulement, c’est bon en apéro, l’été, entre amis pour démarrer la soirée. D’aucune façon je ne prendrais ce mousseux avec du foie gras ou des huîtres comme on pourrait le faire avec un champagne ou un vin mousseux de plus haute gamme. Bref, comme cocktail, c’est parfait, pas cher, bon, on l’aime pour ce qu’il est 🙂

La couleur, rose assez prononcée est très attrayante, une couleur d’été, de piscine et de terrasse 🙂 Au nez, on sent le gâteau au fromage avec fraise! Heuuu, oui oui, on reconnaît des arôme de beurre et de fraise donc ça nous rappelle vraiment ce dessert newyorkais. Évidemment, on le sert très très froid. Il n’est pas sec du tout, ça coule en bouche, emplissant nos papilles de sucre et de confiture de fraise. C’est du bonbon, un drink de fille comme diraient certains 🙂 Et c’est traître, on ne sent ni ne goûte l’alcool donc c’est idéal pour commencer une soirée qui on ne sait pas comment elle peut finir. Pour les party où il y a beaucoup de monde et que vous voulez offrir des bulles, c’est l’idéal premièrement, à cause du prix, ensuite, à cause de son côté accessible vu son goût de fraise et l’absence d’astringence.

Bref, idéal pour nos chaudes soirées d’été en bonne compagnie ou seulement pour se faire plaisir 🙂