Archives mensuelles : octobre 2011

La Chaumière, rue principale, Ste-Agathe-des-monts

Je n’étais pas du tout partie pour écrire un blog sur ce restaurant. Nous allions prendre une bouchée près du bureau de mon chum, avions une heure devant nous et désirions manger quelque chose de bon. Aussitôt entrée dans ce petit resto tout mignon, j’ai succombé à son charme. Foyer de pierre, boiseries, accueil chaleureux, je ne pouvais taire ma découverte tout de même 🙂

Table d’hôte de 3 services à partir de 15$, menu alléchant et service impeccable, idéal pour couper la journée de travail en deux. Le serveur était vraiment attentionné et faisait son travail dans les règles de l’art.

Pour commencer, j’ai opté pour la cassolette d’escargots à la crème d’ail. Absolument délicieux et soigneusement présentée dans une véritable cassolette en cuivre. Le seul hic, j’ai eu l’impression de sentir l’ail toute la journée, vive la gomme! En plus, il nous amenait un morceau de pain à la fois, ce qui est excellent, on ne tombe pas dans le panier pour se rendre compte au dessert qu’on a plus faim!

J’ai poursuivi mon repas avec de la bavette style oriental. Très bon aussi même si la présentation n’était pas orthodoxe. Je m’attendais à un steak, j’ai plutôt eu quelques tranches très tendres, mais qui m’ont un peu laissé sur ma faim. Le tout était accompagné de légumes et d’un petit riz. Fred a opté pour des pâtes crémeuses aux champignons sauvages qui étaient merveilleusement bonnes.

Finalement, un gâteau mousse au chocolat à complété ce repas satisfaisant. Le serveur nous a « démietté » et nous sommes répartis, satisfaits et n’ayant pas du tout envie de retourner au travail.

La Chaumière est évidemment ouverte le soir ou plusieurs formules vous sont proposées. Le menu dégustation semble des plus attrayants et nous retournerons certainement dans ce charmant restaurant champêtre 🙂

Je vous en donne des nouvelles, promis, lorsque j’aurai essayé la table d’hôte du soir.

Moscato Bartenura Provincia di Pavia 2010

Achat: SAQ

Prix: 16,55$ en SAQ ou 12,95$ dans les LCBO

Pays: Italie

Région: Lombardie, plus précisément dans la province de Pavia

Apogée: à boire maintenant, ne se garde pas vraiment

Mise en contexte:

J’adore les vins doux en apéro et un de mes préférés est le Nivole ( un blog viendra sûrement d’ici peu). Le seul petit hic, c’est qu’il se vend près de 12$ le 375ml. Résultat: un peu dispendieux et la bouteille se vide vite si vous êtes plus de 2.  La conseillère à la SAQ nous a donc conseillé ce Moscato en nous disant qu’il ressemblait beaucoup au Nivole. Moins cher, plus grosse bouteille, semblable, elle avait raison. D’ailleurs, c’est le même cépage, le muscat, qui entre dans la composition de plusieurs vins de dessert (qui comme vous le voyez, se boivent aussi très bien en apéro). Autre aspect intéressant; malgré leur goût sucré, ces vins sont moins caloriques dû à un taux d’alcool plus bas (5%). On aime ça et nos fesses aussi 🙂

Bartenura semble être un gros producteur de vin. Je dis semble, parce qu’on ne récupère pas beaucoup d’information sur leur site Internet. Ils produisent donc 17 sortes de vin, leur produit vedette est le Moscato, facilement reconnaissable à sa bouteille bleu ciel. Fait amusant et assez inutile, on retrouve sur le site un bar virtuel qui vous donne des recettes pour concocter des cocktails à base de leurs produits.

Dégustation:

C’est définitivement le cousin du Nivole. Un peu moins effervescent, juste pour dire qu’on sent quelques bulles sur la langue, c’est pourquoi je l’ai classé dans les bulles même s’il en contient moins que les vins mousseux. Au nez, on reconnaît les pêches, un parfum floral se rapprochant du lys et finalement, roulement de tambour, du chocolat blanc, parfaitement reconnaissable 🙂

Il faut le boire très frais parce qu’il est très sucré, ça évite de tomber sur le cœur. 1 seul verre suffit, autre avantage pour les foufounes 😉  Au goût, c’est fidèle à ce qu’on sent: fruité (les pêches), sucré avec un petit goût floral. Je trouve qu’il est moins bien fait que le Nivole, moins raffiné, plus direct, mais c’est tout de même très bon. La prochaine fois, je comparerai les deux, j’aurai peut-être une meilleure idée.

L’été sur la terrasse, ce sera excellent. Ça accompagnera aussi très bien des desserts de style verrine de fruits frais ou encore un bon gâteau au fromage. Mais ce qui serait vraiment très bien, c’est avec du fromage bleu ou un hors d’œuvre à base de fromage persillé.

Bref, gardez-en une bouteille au frigo, ce sera idéal pour des invités de dernière minute ou encore pour célébrer la fin de semaine, un vendredi soir, avec des petites bouchées.

Cielo, rue St-Laurent, coin Mcguire

Un petit resto branché bien agréable 🙂

Le restaurant Cielo est un petit bar à tapas d’inspiration lounge où les couleurs pastels côtoient les faux cristaux. L’endroit est sympathique, les banquettes confortables et le service chaleureux. Pour un samedi soir, l’endroit était relativement calme, mais il faut dire que nous sommes arrivés assez tôt (18h30). Il y a du stationnement disponible dans les petites rues avoisinantes et payant sur la rue St-Laurent.

La spécialité est évidemment les tapas, mais ils offrent aussi quelques plats principaux pour des prix raisonnables. La carte des vins est bien et pas trop dispendieuse; la bouteille la moins chère, un bon petit Borsao, se vend 30$. Les tapas se détaillent entre 5 et 15$, ce qui n’est pas très dispendieux si je compare à d’autres endroits qui offrent le même genre de plat. J’ai découvert cet endroit grâce à un certificat cadeau que j’ai acheté sur promo du jour (30$ pour 60$) et ce qui était intéressant, c’est que nous avions droit à deux certificats cadeaux par table, nous avons donc amené des amis 🙂

Il y avait environ une quizaine de tapas différents, difficile de choisir! Pour deux personnes, 7 tapas vous serviront de repas complet. Je vous énumère donc, commentaires inclus mes chanceux 😉 , ce que nous avons eu le plaisir de déguster. Commençons par les déceptions afin que vous sachiez quoi ne pas prendre lorsque vous irez, car malgré ces petits écarts de conduite, nous avons bien apprécié notre expérience. Nous finirons donc sur une note positive.

1- Carpaccio: décevant, la vinaigrette était-elle absente ou simplement trop insignifiante pour s’affirmer? La viande était fraîche, la petite salade de roquette était ok sans plus, mais globalement, le plat manquait de saveur.

2- Tartare de saumon: encore une fois, pas assez assaisonné et on y avait glissé des poivrons rouges, beurk! Par contre, la fraîcheur du produit n’était pas discutable seulement, ça manquait de goût.

3- Tartare de boeuf: sans être absolument décevant, disons seulement que c’était bon, sans plus. Je préfère mon tartare plus relevé, mais généralement c’était quand même correct.

Bon, fini le chialage, passons au choses sérieuses. Les portions aussi étaient très bien. Il m’est arrivé d’avoir des tapas ou le qualificatif de hors-d’oeuvre ne s’appliquait même pas tellement la portion était petite. Maintenant, en ordre de préférence, les succès de la soirée et je commente seulement ceux que j’ai goûté car nos amis ont commandé d’autres plats, qu’ils ont appréciés, mais que je n’ai pas goûté.

1- Bruschetta au fromage de chèvre: Pain grillé à l’extérieur, moelleux à l’intérieur, mélange de tomate frais et gouteux et surtout, un énorme morceux de chèvre triomphant sur le tout. Très bon.

1- escargot à l’ail gratiné: bonne portion (7-8 escargots), sans être aussi bon que les miens, ils étaient bien 😉

2- Calmars frits: croustillant, pas caoutchouteux, deux petites sauce et du citron pour accompagner le tout. Ce fut unanime, c’était délicieux.

3- Pieuvre grillée: une surprise pour tous. Je n’avais jamais mangé de pieuvre et, enlevez- moi vos face de dégoût, c’est absolument délicieux. Grillée, tendre, la chair rappelant un peu celle d’une poitrine de poulet, sautée à la provençale avec olive noire, tomate cerise et oignon, je vous conseille de passer sur vos préjugés et d’essayer, je ne crois pas que vous serez déçus. Même au niveau de l’apparence, on ne dirait pas de la pieuvre.

4- Proscuitto et sorbet au cantaloup (on dit un cantaloup, pas une!): Vraiment très très bon. Le sorbet était clairement maison avec des morceaux de cantaloup et vu que c’était froid, ça faisait l’effet d’un petit baume sur nos estomacs remplis. Le proscuitto, vraiment très bon lui aussi venait conclure ce plat de façon magistrale.

5- Le clou de la soirée, les gnoccis (maison) à la truffe: c’est le tapas le plus cher de la carte (15$) mais oh combien délicieux. La portion est énorme comparé le tapas moyen, les gnoccis sont tendres, enrobés d’une sauce crémeuse à la truffe. On se roulait pratiquement dans notre banquette. Les petits morceaux de truffes venaient ajouter un petit croustillant au plat tout à fait sublime.

Nous avons fini cette soirée par une petite gourmandise, une crème brûlée, très honnête accompagnée de fraise.

Si vous avez des goûts semblables au mien, essayez les bons coups de la soirée et vous serez comblés. Évidemment, il y a des plats que nous n’avons pas pu gouter, faute d’espace dans le bedon, mais je vous invite à essayer. Disons seulement que les plats crus ne sont pas leur fort, mais ils ont certainement d’autres atouts.

Pour une soirée branchée entre amis, c’est vraiment un bon endroit. À essayer 🙂

Le bleu raisin, St-Denis, coin Boucher

Très très bien 🙂

J’ai récemment découvert les multiples promos qui s’offrent à nous sur le net pour acheter des certificats cadeaux de toutes sortes à rabais: Tuango, Le renard, Promo extra, Promo du jour, etc. Le principe est simple; on nous propose une offre, souvent un certificat cadeau à 50% de rabais (exemple, on paie 25$, on a 50$), dans des restaurants, des boutiques, pour des activités, des hôtels, etc. Vu que ce sont des groupes de plusieurs personnes qui achètent, on est capable d’avoir des rabais. Merveilleux 🙂 Et si on est un peu intrépide, on peut faire de belles découvertes. Le bleu raisin en est une. J’ai donc payé 25$ pour avoir un certificat cadeau de 50$, maximum d’un certificat cadeau par table (cette condition change d’une promo à l’autre), réservation requise, applicable après taxes.

Le bleu raisin ne propose pas de menu à la carte. Vous êtes obligés (croyez-moi, ce n’est pas si grave :-p ) de prendre un menu dégustation 6 services dont vous choisissez le plat principal ou un menu 8 ou 10 services carte blanche ou chaque plat est une surprise. Le prix: 49$ pour 6 services plus taxes et service, vous apportez votre vin et vous vous régalez.

Premièrement, l’endroit est situé plus au nord que le coin « hot » de St-Denis, donc ce n’est pas trop compliqué pour le stationnement. Ensuite, notez l’adresse car le resto n’est pas si évident. On entre dans ce petit coin charmant, il y a peut-être 45 places, on sent la viande qui cuit, les légumes qui grillent, on se croirait presque chez maman et papa. Jeudi soir, l’endroit est bondé, réservez vos places. Le serveur, fort sympathique et tout nouveau (c’était son premier soir), nous explique le menu, carafe notre vin d’emblée et est d’une amabilité qui parfois fait défaut dans les établissements de restauration de Montréal. La spécialité de la maison: canard et foie gras. Vas-y mon homme, j’ai hâte de voir ça 🙂

On mange? On commence le tout avec une trilogie de hors d’oeuvre servie sur une mini planche de bambou: coeur fumé de canard (retenez votre haut-le-coeur, on aurait dit des tranches de saucisse et c’était délicieux), rillettes de canard, un peu grasse et salée mais tout de même bon et saucisse de wapiti sur moutarde de meaux et un trait de cidre de glace; inventif, original et bon.

Première entrée, obligatoire pour tous: foie gras sur tranche de pomme séchée et mousseline de cidre de glace. L’assiette, magnifique comme dans les concours culinaires, est généreuse et délicieuse. Leur foie gras au torchon, il torche sans mauvais jeu de mot 🙂 Une bonne portion, un peu salée encore, mais qui avec le sucré du cidre, s’en sort très bien.

Seconde entrée: quenelle de saumon fumé avec coulis de poivron. Heuu, excusez-moi monsieur, c’est que, je n’aime vraiment pas le poivron…. Haaaaa, mais ya pas de problème, on va vous faire autre chose. Alors, j’ai hérité d’un coulis à la citronnelle et au lait de coco. Ça goûtait un peu trop le poisson à mon goût, la texture était intéressante et le coulis, cent fois meilleur que celui au poivron ;-p

Comme plat principal, j’ai opté pour un médaillon de veau, pesto d’épinard, patate salardaise et légumes sautés. Mon veau était cuit parfaitement et tendre, mais tendre, à couper à la fourchette. Légumes cuits à point, croquants, patates sautées dans le gras de canard il me semble, bref, assiette merveilleuse. Fred a opté pour un râble de lapin farci aux pistaches et chorizo, excellent lui aussi.

Pour dessert, un gâteau au fromage maison a été l’élu, mais c’est peut-être le seul plat qui m’aie un peu déçu. La texture n’était pas assez ferme à mon goût et il était un peu amer, probablement dû à des zestes d’orange dans la croûte.

Finalement, je recommande chaudement ce restaurant qui fait partie de la même famille que La Tablée, Les infidèles et L’Atelier. Nous avons déjà été à ces deux derniers et c’était aussi très bon. Pour l’instant, il n’y a pas de site Internet, mais ce sera bientôt chose faite nous a-t-on promis.

J’attends vos commentaires sur Le bleu raisin 🙂

Le Carolus, rue Duluth, coin St-André

Boff….

Souper de filles, on se poupoune, petit arrêt à la SAQ parce que le resto est un apportez votre vin et on est partie. On rie comme des folles, ça fait tellement de bien. Le trafic étant présent, nous arrivons avec un peu de retard et nous nous stationnons dans un endroit pour le moins inquiétant au niveau d’une éventuelle contravention (et il s’est avéré que l’inquiétude était fondée….). Bah, pas grave, anyway, dans ce coin là, le vendredi soir, le stationnement est un problème, voir impossible. Effectivement que le métro pourrait être une bonne option. Bref, nous arrivons et là, le resto est vide! Un petit couple dans le fond et c’est tout! Ok…. on est vendredi soir sur Duluth. Ha oui mais on a un groupe de 40 personnes qui vient juste d’annuler! Ouin, je ne suis toujours pas convaincue de la validité de cette information mais bon, on s’assoit. L’endroit est tout de même agréable et le serveur essaie de l’être un peu trop. Le mot qui conviendrait serait mielleux et comme vous savez le miel, ça colle et en trop grande quantité, ça tombe sur le coeur 🙂 Il ouvre nos bouteilles de vin et nous laisse les servir. Sans vouloir être chiante, d’habitude, le serveur sert le vin, christie, on te paie pour ça.

Il y a un menu à la carte et la possibilité de prendre différente table d’hôte allant de 29 à 35$ par personne. On commence le tout avec un amuse-bouche de terrine de canard offert par la maison. Bon, un peu salé, mais on est affamée et comme on dit chez nous, ça fait la job 🙂 Les commandes sont passées, nous attendons. Le service était sans doute un peu lent, mais les conversations vont bon train et on s’en rend à peine compte. Je vous rappelle ici que nous sommes à peu près les seules clientes du resto.

On nous apporte le potage pour certaine, la salade mesclun pour les autres, ces deux plats viennent d’emblée avec la table d’hôte. J’ai opté pour le potage au chou-fleur, pommes et cari. Trop sucré à mon goût, les pommes enveloppent le goût fin du chou-fleur et donne au plat un taux de sucre trop élevé pour débuter un repas. Le cari, subtile, ne suffit pas à contenir la pomme et j’avoue que la texture, un peu granuleuse, ne me jette pas par terre. Un petit tour supplémentaire de chinois aurait sûrement changé la situation. Mais somme toute, c’est quand même correct.

Mon entrée attendue avec impatience (je n’arrête pas de me bourrer dans le pain, pour une fois qu’on nous sert du beurre demi-sel!), je ne peux cacher ma déception devant la grosseur de ma portion de tartare de thon. Je sais, il faudrait vraiment stopper notre consommation de thon dû à la pêche abusive, je sais…. Mes 3 bouchées étaient très bonne même si la mayonnaise, un peu épicée, cachait légèrement le goût du poisson. Mais c’était très bon. J’ai toujours faim par contre alors je replonge dans le pain en attendant mon tartare de filet mignon.

Même affaire pour le tartare de boeuf; une portion dérisoire. Les autres qui ont commandé de la viande cuite ont des portions plus satisfaisante, mais malgré 3 sorte de viandes différentes, elles ont toutes les mêmes accompagnements. Ordinaire un peu. Mon tartare, coupé au couteau, bien assaisonné, est bon mais tellement trop petit. Accompagné d’une seule salade, un peu amère, je suis déçue, encore. Je ne voulais pas de dessert, je me ravise, j’ai l’impression de n’avoir rien mangé ou à peu près. J’opte pour l’assiette de fromage qui elle, est satisfaisante même si je ne sais pas quels sont les fromages que j’ai mangés et qu’il y en avait un qui avait fait du chemin dans la vie parce qu’il goûtait la fin de parcours disons 🙂 Mais sinon, c’était bien. Les profiteroles et la mousse au chocolat ont reçu l’approbation tandis que les crèmes brûlées, pas assez cuites, ont poursuivi la tradition de la déception.

Tout cela m’a coûté 50$ avec taxes et service, ce qui est exorbitant pour ce que j’ai eu. Je ne retournerai pas à ce resto. Par contre, la soirée a tout de même été un succès, mais il est dû seulement aux gens qui étaient présents. Les filles, je vous aime 🙂

Le restaurant ne possède pas de site Internet, vous ne pouvez donc pas consulter le menu, de toute façon, ne perdez pas votre précieux temps.

Guerrante Renzo Marinai Panzano 2004

Achat: Caviste dont le nom a été oublié, Florence

Prix: 33 euros (outch!)

Pays: Italie

Région: Toscane

Apogée: 2011

Mise en contexte:

Le site Internet ne nous apprend pas grand chose sur leur histoire en tant que producteur de vin. Le vignoble est situé à Panzano et a une superfie de 30 hectares sur lesquels sont cultivés raisins, blé et oliviers. On peut y séjourner et y déguster leurs différents produits: chianti classico, chianti classico reserva, vin santo, guerrante, etc. Ce qui est intéressant c’est que les bouteilles sont numérotées, nous avions donc la bouteille # 0469 🙂

Maintenant, transportons-nous en Italie.

Fermez les yeux. Imaginez les rayons du soleil sur votre visage, l’odeur de la pizza, des pâtes fraîches, de la pierre, bref des vacances en Italie. Normalement, vous ne devriez pas avoir lu ces lignes vu que vous étiez censés avoir les yeux fermés… Tricheurs! 🙂  Mais bon, maintenant que nous sommes en Italie, vous errez dans une petite rue pavée où s’entassent les petites boutiques, les restos avec leurs serveurs exubérants. Derrière vous, l’imposant Dôme se dresse majestueusement, grimaçant aux nombreuses années qui n’ont pas su lui enlever toute sa splendeur. Et oui, Florence vous accueille les bras ouverts au coeur du Chianti et qui dit Chianti dit vino! Alors nous entrons chez ce caviste dont j’ai oublié le nom mais où les innombrables bouteilles s’entassent et où la belle Maria (bon j’ai encore là, aucune idée de son nom, mais je trouve que toutes les belles italiennes devraient s’appeler Maria) nous invite à consulter son inventaire de bouteilles. Nous lui expliquons que nous cherchons quelque chose de spécial, de typique de la région et de très bon évidemment. Le budget? Bon ce sera notre souvenir florentin donc disons entre 30 et 40 euros. Elle nous entraîne dans les profondeurs de sa cave où les bouteilles un peu plus dispendieuses nous attendent. « Ce vin là sera perfecto »! Pour 33 euros, on le souhaite, on l’achète et nous ressortons le coeur heureux et les poches un peu moins pleines.

Cette bouteille, nous l’avons chérie pendant plus de 2 ans, attendant la bonne occasion, mais aussi, selon les conseils de Maria, qu’elle vieillisse un peu. La bonne occasion se présente, de même que l’âge requis; go go go, on se lance et nous ouvrons. Très brève gorgée anxieuse; ouf, elle n’est pas bouchonnée. Envoye dans la carafe!

1 heure plus tard….

Le steak est prêt, petite musique jazz d’ambiance, les papilles et le nez alertes, je sens. Spécial, mais l’expérience m’a appris qu’un vin peut ne pas être inspirant du nez mais totalement satisfaisant dans la bouche. On sent le tabac, l’humidité, l’automne. C’est difficile à décrire, mais ce sont les deux arômes qui ressortent le plus. Au goût, malheureusement, il est fidèle à son nez. Très minéral, il goûte la roche mouillée, les feuille d’automne après la pluie. Bon vous allez dire; hey Beaudelaire, ça suffit, mais c’est vraiment ça que ça goûte! De plus, il est un peu astringent, à la fin du souper il le sera moins, peut-être aurions-nous dû le carafer 1 heure de plus? Certains vins nécessitent plusieurs heures d’aération… Bref, je suis déçue. Je m’attendais à une explosion de saveur comme peuvent le faire les Chianti, ce n’était pas ça. Je m’attendais à du gros fruit rouge et mûr, ce n’était pas ça non plus. Par contre, il accompagnait bien notre souper car il s’est bonifié lorsque dégusté avec la nourriture.

Mais il y a une chose qu’on ne peut enlever à ce vin, c’est le savoir faire qui se cacher derrière celui-ci. Les notes de dégustations ne répondaient pas à mes goûts certes, mais ça n’enlève rien à la qualité du produit. Il était très gras, bien équilibré et il évoluait avec le temps. À la fin, on distinguait un côté cacao amer, il était moins astringent, le côté boisé dominait plus. Peut-être avons-nous été trop pressés? C’est l’expérience qui rentre comme dirait l’autre, mais ça nous a coûté 33 euros…. Par contre, et c’était le but, lorsque nous avons bu ce vin, notre voyage en Toscane nous est revenu presque comme si nous y étions et ça, ça n’a pas de prix. Ça aurait été la même chose avec une gugusse à 5 euros dans une boutique de touriste? Je ne crois pas car lorsque tu parles vin avec des Italiens, que tu entres dans leurs boutiques, que tu parles de tes goûts, que tu sens, que tu goûtes et que tu vis avec eux, tu pénètres dans leur monde et il s’offre à toi mille possibilités. Ce vin valait 33 euros, mais il n’était pas à mon goût. Disons alors qu’il m’a offert l’occasion d’en apprendre un peu plus sur mes goûts d’alcoolique 🙂