Archives mensuelles : juin 2011

Riesling McWilliam’s Hanwood estate 2009

Un petit vin de semaine à bon prix ou un bon candidat au kir

Achat: SAQ

Prix: 14,95$ mais en ce moment il y a 1,50$ de rabais

Pays : Australie

Région: Australie méridionale (Sud-Est)

Apogée: prêt à boire, mais mérite de prendre l’air un peu.

Mise en contexte: Fondée en 1877 par Samuel McWilliam, cette entreprise vinicole est une des plus vieilles d’Australie et aussi une des plus connues. 6 générations plus tard, c’est maintenant Scott qui en est à la tête et qui cultive maintenant la vigne dans 45 régions australiennes. C’est une énorme maison qui exporte ses 6 sortes de vins (riesling, chardonnay, carbenet sauvignon, merlot, pinot noir et shiraz) à travers le monde.

Dégustation: À première vue, ce n’est pas impressionnant. Les arômes, timides, ne se laissent pas deviner facilement. On reconnaît les agrumes et un peu de fleurs, mais rien de facilement reconnaissable. Quand je ne reconnais pas l’odeur, ça m’énerve bon 🙂 J’imagine que ça viendra avec l’expérience… Il faut le servir très frais, comme la plupart des vins blancs et avec un petit tour dans le verre, il se laisse découvrir. Ça vaut la peine d’ouvrir la bouteille d’avance, de la mettre dans un seau à glace pour qu’il soit très froid et de le servir ensuite dans les verres un peu d’avance. Le temps de le boire, il aura révélé ses capacités et n’aura pas trop réchauffé. Il est aussi légèrement effervescent, ce qui ajoute une touche de fraîcheur. Par contre, tout nu, il est, à mon goût, trop acide. D’ou la nécessité de le laisser respirer; il s’arrondit avec le temps. Par contre, avec le homard trempé dans le beurre au citron, l’acidité se tolère beaucoup mieux et est même la bienvenue pour alléger l’accord. Encore une fois, l’importance de bien accorder met et vin.

Au goût, il est fidèle à ce qu’on sent. Il est fruité, pas trop exubérant, pas vraiment gras non plus. Sur le site Internet du producteur, on suggère de le boire avec des mets asiatiques. Effectivement, je crois qu’avec du poulet général Tao ou un truc du genre (sauce onctueuse, un peu épicée) ça pourrait aussi être très bien. L’important, c’est de ne pas le servir avec un truc trop acide parce que là, vous allez grimacer. Il faut compenser l’acidité du vin avec quelque chose de rond, sans être trop sucré.

J’ai acheté ce vin parce qu’il était en vente à la SAQ et mis en évidence. À 13$, c’est un bon rapport qualité prix et ça fera l’affaire pour un repas de semaine ou encore, en apéro avec de la liqueur de cassis pour un petit kir qui débutera une belle soirée entre amis ou en amoureux.

Kam Shing, Montréal

Courrez-y!

À première vue on se dit: hummmm, je pense qu’on va aller ailleurs! Hé bien, résistez! C’est sûr que le décor est des plus moches, on dirait une cafeteria avec ses tables coiffées de nappes en plastiques blanches, son absence de décoration et ses plantes en plastiques. Vous entrez quand même car vous savez que derrière cette absence de charme se cache une cuisine des plus fabuleuses. Bon, vous êtes en minorité, on vous sert en anglais, pilez sur vos élans nationalistes, les serveurs, tous chinois, sont tellement gentils qu’on peut bien pratiquer notre anglais avec eux, ou le mandarin, c’est pour vous 😉 On s’assoit et tout de suite apparaissent pichet d’eau, théière de thé au jasmin (avec des feuilles, pas des poches, offert par la maison) et un menu de 14 pages avec environ 10 choix par page! En veux-tu du choix, en voilà! Autre bémol, qui me touche particulièrement, est le premier plat qu’on présente: soupe aux ailerons de requin…. Je grince des dents, mais je suis tellement vendue à leur bouffe que je ne dis rien. Par contre, que je ne vous vois pas en commander!

Nous débutons avec une soupe won ton, un classique. Celle-ci est aux fruits de mer (crevette peut-être?), mais ne goûte pas fort. Les portions sont énormes parce que lorsque vous commandez, on ne vous apporte pas une assiette, mais un plat qu’on partagera tous ensemble, alors il faut se concerter si on est plusieurs car il y a environ 4 portions par plat. Donc, grosse soupe pour environ 4 bols, mais on est gourmand et capable donc pas de problème. Ensuite, il faut faire son choix parmi la panoplie de plats proposés. Il y a des classiques auxquels vous ne pouvez pas échapper sous faute de sacrilège. Citons le poulet Général Tao et les nouilles frites aux légumes. Mon amie Ariane m’a parlé des crevettes sel et poivre que nous n’avions jamais goûtées, alors on a essayé ça aussi. 3 plats pour deux, il va en rester c’est sûr, mais ça fait d’excellents lunchs donc on se prive pas, on goûte à tout ça.

Les crevettes arrivent en premier, il doit avoir 50 petites crevettes (plus grosses que des crevettes de Matane quand même) légèrement, très légèrement panées et roulées dans un mélange de sel, poivre, ail, piment, bref, ça fait vraiment penser aux petites patates à l’ail de chez Amir. C’est juste trop fou, trop bon, un peu piquant. Encore une fois, j’étais triste quand on a eu fini 🙂

Suivent ensuite le poulet et les nouilles. Comme d’habitude, c’est excellent. Le poulet est croustillant, sous une sauce onctueuse à souhait et légèrement sucrée et piquante. On s’était ennuyé de vous, général! Les nouilles croulent sous les légumes ( brocolis, pois mange-tout, maïs, bok choys, poivrons, carottes, champignons, oignons et châtaigne d’eau), c’est croustillant, quand même santé, bref, on aime ça. On est bourré, rassasié, on aura des lunchs le lendemain, tout est merveilleux.

On nous apporte un biscuit chinois de chance (qui est fait à Montréal!) avec la facture. Nous aurions pu être 4 sur le repas, on aurait juste pas eu de lunch. Total de la facture: 43$. Pour tout ce qu’on a bouffé et la qualité des plats, c’est ridicule. Je me souviens qu’on y soit allés et qu’on était 7 et ça avait coûté autour de 70$, ça vaut vraiment la peine.

Ne vous laissez pas rebuter par les apparences, on y va pour manger, pas pour regarder le décor et c’est pas si pire, c’est pas sale, c’est juste pas beau.

Kam Shing est situé sur la rue Van Horne dans Côte-des-neiges, pas de problème de stationnement et c’est à côté de la station de métro Plamondon. Avec ça, aucune raison de sans passer 🙂

Champagne Dorgeval demi sec

Champagne!

Achat: Monoprix, Paris

Prix: 16,79 euros

Pays: France

Région: Champagne

Apogée: prêt à boire maintenant

Mise en contexte: Le champagne est associé au luxe, à la célébration. D’autant plus qu’ici, grâce à la SAQ et son merveilleux monopole, on paie assez cher pour cette boisson. On ne trouve rien en bas de 45$. En France, même si le champagne est aussi associé aux célébrations, il est beaucoup plus abordable. On peut trouver de très bonnes bouteilles en épicerie (hé oui, en épicerie) pour 13-14 euros. Mais le champagne a une histoire des plus particulière qui contribue à sa renommée.

Tout cela commence donc au Moyen-Âge où les religieux s’occupent des vignes et où leur vin est but lors des messes. Saint-Rémi, évêque de Reims (capitale de la Champagne) y baptisa le premier roi de France Clovis (après que celui-ci se soit converti au catholicisme). Jusqu’en 1825 les rois de France y seront baptisés et évidemment, suite à l’événement, on célébrait en grand avec des vins fins de la région. Bien vite, on se rendit compte de la qualité des vins champenois et cela, bien en dehors des frontières françaises de l’époque. Durant la Révolution française, c’est le seul breuvage digne qu’on servira aux révolutionnaires pour leur donner du courage! Durant le Congrès de Vienne (1815), le champagne coulait à flot aussi. C’est aussi le champagne qu’on utilise pour baptiser les navires avant leur premier départ. Bref, on associe champagne à la fête 🙂

Suite à cette renommée, on décida de fournir une appellation contrôlée au produit. Ainsi, seuls les vins mousseux produits en Champagne peuvent prétendre au titre. C’est grâce,entre autre, à leur terroir particulier que ces vins se démarquent. Il faut aussi mentionner le travail des artisans champenois.

Il y a aussi 5 types de champagne (sec, demi sec, brut, extra dry, extra brut). Ce qui définit ce type, c’est la concentration de sucre de canne et de vin vieux qui entre dans la composition du vin. Demi sec étant le plus sucré et extra brut, celui qui en contient le moins.

Depuis quelques années, les grandes maisons champenoises traversent l’Atlantique et l’Amérique pour aller créer du vin mousseux en Californie. On retrouve ainsi de très bons produits pour moins cher. La méthode reste sensiblement la même, mais les vins ne peuvent jouir de l’appellation champagne, ils demeurent donc vin mousseux.

Dégustation: le champagne, gracieuseté de mes parents, est un demi sec, ce qui veut dire qu’il était assez sucré. Différent, avec un goût floral et sucré, il accompagnerait à merveille du foie gras (tant qu’à être dans la haute gastronomie!) et se boit aisément. Parenthèse: on reconnaît aussi la qualité d’un champagne à la quantité de bulles présentes dans un verre et à leur finesse. Dans le cas du Dorgeval, les bulles étaient assez fines, mais sans être en nombre astronomique. Fidèle à plusieurs autres champagnes, il dégageait des notes de céréales et de pain grillé. Et ce que j’ai le plus apprécié, c’est l’absence d’effet astringent en bouche, dû probablement au haut taux de sucre.

Désormais, le champagne n’a plus de secret pour vous 🙂 Il ajoute aussi une touche romantique et festive à n’importe quel événement. Évidemment, si vous allez en France, vous pouvez vous en procurer pour quelques euros, mais ce qui est intéressant à savoir, c’est qu’aux États-Unis, il est parfois encore moins cher selon l’endroit où on l’achète. La Champagne offre aussi plusieurs endroits qui semblent merveilleux à visiter. Châteaux, vignobles, cathédrales se succèdent pour offrir une multitude de chose à découvrir. Vous pouvez être sûrs que j’y ferai un trip de bouffe et de vin 🙂

En attendant, santé! 🙂

Auberge La tour du lac

À la hauteur du chef Cantin

Nous avons connu Pierre-André Cantin lorsqu’il était chef au Club St-James. Nous avions été séduits par ce sympathique monsieur et sa cuisine gastronomique. À cause de certaines circonstances, il a quitté le club pour se retrouver à Ste-Agathe à l’auberge de la tour du lac. Quand on a su ça, on a tout de suite voulu y aller. On a été agréablement surpris par les prix: pour 80$ par personne on nous offrait le souper 6 services, la nuitée avec bain tourbillon et foyer dans la chambre. Go Go Go on y va 🙂

Évidemment, on a pris l’apéro avec le chef (apéro qu’on nous a gracieusement offert, c’est ça qui arrive quand on a des contacts 😉 ) et nous nous sommes ensuite choisi une place dans une des 3 salles. On y était seul, parfait. Le service a été impeccable, chaleureux et sympathique. La soirée s’annonçait bien. On nous apporte comme mise en bouche une verrine de figue, miel et estragon. Wow, j’ai adoré ça car c’est en plein le genre de truc qu’on ne se ferait pas à la maison. Je déteste payer pour quelque chose que je fais habituellement moi-même pour le quart du prix. Le goût de l’estragon subtile, venait rehausser le goût fin de la figue. Super belle présentation, tellement que je vous en mets une photo 🙂

il faut dire que si vous désirez seulement manger sans coucher, c’est possible et ça coûte 35$ pour le 6 services! Mais continuons sur le chemin de la gastronomie 🙂 Ensuite, j’ai opté pour la salade au fromage de chèvre et sa vinaigrette à l’érable. Encore une fois, très bon, la vinaigrette goutait la tire d’érable, petite salade mesclun accompagnée de noix de grenoble et de bacon. Il s’avère que le fromage de chèvre se marie très bien avec l’érable, la portion était aussi très généreuse, ça aurait très bien pu être une salade repas. Une chance que je suis gourmande 😉 Fred a opté pour une terrine de gibier bison et lapin servie avec des oignons confits, portion plus raisonnable, très bien présentée et délicieuce.

Évidemment, on a commandé du vin. Encore une fois, la carte des vins est complète et les prix sont raisonnables, à partir de 19$! Nous avons donc opté pour une importation privée toscane, que voulez-vous, j’aime ça me faire souffrir en buvant des vins que je ne pourrai plus retrouver après 🙂 Un bon petit vin, fidèle à sa région que nous aimons tant, qui aurait pu faire un petit tour de carafe. Seul bémol, leur verre à vin sont vraiment moches, mais bon, personne n’est mort et le vin était quand même bon.

Suivait ensuite les potages; crème de petits pois et laitue pour Fred (on aime ça, c’est assez inhabituel comme saveur) et soupe à l’oignon gratiné au fromage suisse québécois (5$ d’extra). Le potage de Fred, rappelant légèrement la crème d’asperge (!!!) était frais, parfait pour l’été. Ma soupe, comme toute soupe à l’oignon était riche et dense, pas parfait pour l’été, mais vu qu’il faisait une température de mer…. c’était ok 🙂 Après cela, inutile de dire qu’on était rassasiés, mais ça ne faisait que commencer! Heureusement, le charmant serveur nous a apporté un granité pour faire passer tout cela à l’orange sanguine. J’ai trouvé cela parfait pour aider à faire de la place, même si il aurait pu être un peu plus gouteux. D’un autre côté, c’est pas une slosch, mais bon, ça fait la job, j’avais presque faim après!

Comme plat de résistance, j’ai commandé les côtelettes d’agneau à la fleur d’ail   (je cherche encore la fleur d’ail!). Cuisson saignante parfaite, sauce onctueuse, la viande était tendre, pas trop gouteuse (on sait que l’agneau des fois, ça goûte fort!) accompagné de légumes grillés à point et d’un délicieux gratin dauphinois assaisonné à la muscade. Hummmmmm, c’est bon. Là, j’ai reconnu la signature du chef! Il y avait un petit extra de 10$ qui vaut la peine d’être dépensé. Fred a opté pour de la volaille farcie aux champignons et au fromage d’Oka accompagné aussi d’une sauce      

onctueuse. Parlons sauce: on reconnaît une bonne sauce à son goût évidemment et à sa texture. Ici, pas de fécule de mais et un bon fond pour soutenir tout ça, ça fait toute la différence.

Ensuite, on a pu résister au plateau de fromages québécois (ben quoi!). 2 bons morceaux de chaque fromage: Oka, Sir Laurier et un fromage bleu dont personne ne se souvenait du nom. Il faut dire qu’on en a posé des questions! Avec raisins et noix, parle-moi de ça un beau plateau de fromages où on a des vrais morceaux 🙂

Pour le dessert, on était vraiment pu capable alors le gentil serveur nous a tout emballé ça et on a apporté le tout à la chambre. C’est-y pas magnifique! J’ai opté pour un brownie et Fred pour des fraises à l’anis, menthe et vin rouge. Perso, je n’aime pas l’anis, mais Fred a dit que c’était frais, différent et bon. Contentez-vous de cela 🙂 Le brownie était aussi bon avec une espèce de croûte, glaçage à la noix de coco et aux amandes je crois. Il faut dire que la bouteille de vin était finie à ce moment là, donc la meilleure façon d’en savoir plus, c’est d’y aller vous-même.

Un petit mot sur la chambre. Champêtre avec un énorme bain tourbillon dans le chambre et un foyer. On a pas pu résister à faire un feu donc on a parti l’air climatisé au bout, mais c’était si romantique! Par contre, le lit n’était malheureusement pas confortable et les oreillers étaient trop mince et pas assez moelleux. Le petit déjeuner du lendemain était composé de croissant, muffins, fruits et jus, ça c’était ok. C’était dans un panier dans la chambre, donc pas besoin de sortir, ce qui était parfait car notre chambre était dans un pavillon séparé de la salle à manger et il pleuvait des cordes. 

Nous ne retournerons pas coucher, mais nous retournerons très certainement manger. Je ne connais pas d’autre endroit où on mange une nourriture de cette qualité pour le prix qu’on nous demande. J’ai commandé des plats avec extra, mais c’est absolument possible de très bien manger pour 35$, c’est ce qu’a fait Fred. Ils peuvent aussi recevoir des groupes. Finalement, chef Cantin, vous nous avez juste fait réaliser à quel point on s’ennuyait de vous et de votre cuisine, heureusement, vous n’êtes pas loin, on se voit donc bientôt. Et vous, cher lecteur, plutôt que de vous taper 40 minutes pour aller sacrer dans le trafic et le manque de stationnement de Montréal, faites donc 40 minutes, mais vers le Nord pour allez vous aussi, tomber en amour avec la cuisine de la Tour du lac.

Restaurant Tapeo, coin Villeray-St-Denis

Pour une soirée branchée entre amis.

Jeudi soir, examen de français à l’UdeM pour mon admission en journalisme (hé oui….), on a un petit creux. Je me souviens alors d’un petit resto de tapas dont m’avaient parlé mes parents. Ni un, ni deux, nous voilà sur Villeray, coin St-Denis. Pas de problème pour le stationnement, incroyable! L’endroit est bondé, habituellement, on doit réserver, mais il semble que c’est notre jour de chance 🙂

Tapeo est un restaurant de tapas ouvert depuis plus de 7 ans. J’adore les tapas, ce sont comme des portions hors d’oeuvre et on peut donc commander plusieurs plats. Si je le pouvais, je me nourrirais que de hors d’oeuvre, mais bon, ça c’est aussi une autre histoire 🙂 Évidemment, vu la diversité des trucs qu’on mange, le prix de chaque tapas est souvent élevé. Dans le cas qui nous concerne, les prix varient entre 4 et 15$ le tapas. 4$ étant une assiette d’olive. C’est l’endroit idéal, selon moi, pour aller prendre l’apéro et quelques bouchées, mais pour un souper, ça peut revenir assez cher. Entre filles, c’est bien aussi car vu que c’est bruyant on peut rire aux éclats sans déranger personne, pas que vous ne soyez pas drôles les garçons, mais bon on se comprend 😉

La déco est vraiment belle, moderne, originale. Les tables sont un peu trop collées, le couple à côté de nous (un blind date de toute évidence) ne semblait pas se rendre compte qu’il nous faisait l’honneur de partager leur conversation avec nous, et elle en plus, elle me tapait sur les nerfs mais ça aussi c’est une autre histoire 😉

On nous apporte des frites style julienne avec de l’huile d’olive (?!?!?!?!), mais malheureusement, elles étaient hyper grasses (plus que d’habitude on s’entend). On nous apporte ensuite deux petites bouchées de fromage frais accompagné d’une compote à la rhubarbe. Ça, j’adore ça quand on nous apporte un petit starter gratuitement pour nous mettre en appétit. Une petite bouteille de vin, un Borsao crianza 2007 qu’on retrouve à la SAQ et qui est assez bon je dois dire. Mon premier choix arrive et quelle surprise, un tartare de boeuf. Je suis surprise car c’est totalement différent des tartares conventionnels. Très assaisonné avec de l’ail et des oignons confits, un petit côté piquant et du croquant sous la dent. On y prend goût même si on perd un peu le goût de la viande sous cette explosion de saveur.Fred reçoit son carpaccio de porc (?!?!?!) qui est tout de même saisi, présenté avec du cresson, des copeaux de parmesan et une compote style ketchup maison. Hummmm, différent, très frais, original 🙂 La présentation des plats est aussi recherchée et réussie, n’oubliez pas, on mange aussi avec les yeux. Par la suite, un petit luxe: pétoncle au bacon (15$ pour deux très gros pétoncles, c’est cher mais oh, combien délicieux!). La cuisson était parfaite, c’était magnifique. Fred a opté pour le boudin (pas de grimace, quand c’est bien fait, c’est délicieux! Avez-vous déjà gouté? Hein, hein, hein???), mais malheureusement, il était un peu trop cuit (ça me faisait penser à une saucisse très grillée) , assaisonné au cumin avec des pois chiches, du parmesan et de la bettacarde. Ceux qui aime la bouffe mexicaine adorerait et il faut dire que l’accord entre les divers ingrédients était vraiment bien. Nous avons fini le tout avec une crème catalane, dessert typiquement espagnol qui ressemble à de la crème brûlée, mais assaisonnée au citron et avec une crème un peu plus liquide.

Finalement, c’est le genre d’endroit où on pour prendre une bouchée et un verre entre amis pour célébrer, parler fort et rire. Les portions sont toujours suffisante pour partager à deux, on peut donc vraiment goûter à tout. Je vous le conseille si vous ne regardez pas trop la dépense et que vous avez envie de prendre de bonnes petites bouchées en bonne compagnie 🙂

Syrah l’école #41 2007

Fait parti du livre « Les 1001 vins qu’il faut avoir goûtés dans sa vie »

Achat: SAQ

Prix: 32,00$

Pays: États-Unis

Région: Columbia valley, État de Washington

Apogée: Prêt à boire si carafé, mais peut, selon moi, prendre de l’âge en beauté (4-5 ans)

Mise en contexte: je vous ai déjà parlé de l’école #41, mais dans le blanc. Le rouge fait parti du livre « Les 1001 vins qu’il faut avoir goûtés dans sa vie » et est beaucoup plus abordable que les autres vins qui y sont présentés. De plus, on le retrouve ici, en SAQ, donc on a investi par curiosité. Il faut spécifier par contre, que ce n’est pas la même année qui est présentée dans le livre (2005), ce qui peut changer beaucoup de chose. Qu’importe, on l’a essayé! Pour des détails sur le vignoble, vous pouvez aller consulter le billet sur l’école #41 blanc.

Dégustation: Ce vin a une robe très foncée, couleur prune. Une seule gorgée dans un verre nous persuade de lui faire prendre de l’air dans une carafe. Disons qu’il sent l’alcool notre vin et écorche les papilles 🙂 Claudie et Maxime, qui se révèlent de plus en plus en tant qu’amateurs de vin, nous accompagne dans cette aventure gustative. Pendant que les hommes s’affairent sur nos burgers de fous (champignons, fromage de chèvre, oignons caramélisés, etc), les femmes bavardent, il fait beau, on est dehors, la vie est belle. Un vin de ce prix là avec un hamburger? Yes madame 🙂 Un accord presque parfait parce que ça prend quelque chose qui goûte pour soutenir le vin et les burgers qu’on nous sert sont plusieurs coches gastronomiques au-dessus du big mac! De plus, pourquoi faudrait-il avoir le petit doigt levé dans une salle remplie de lustres où il faut chuchoter pour boire un bon vin? N’est-ce pas plus agréable entre amis dans un contexte chaleureux? Bref, on se met à table, on sert le vin et là, c’est la révélation. Le médecin de me dire: My god, ça change tout! Yes mon amie, pas pour rien que je t’ai acheté un « truc de snob » en cadeau, ça marche vraiment. Au nez, on sent les prunes, le chocolat, la vanille (de façon modérée, comme je l’aime) et surtout le sucre brûlé. Ça va être bon 🙂 Et ça l’est. Fidèle à ses arômes, les fruits rouges et le chocolat reviennent en puissance. Les tanins sont présents, pas trop agressifs car on sent tout de même un petit effet astringent qui, avec la viande juteuse et goûteuse du burger équilibre bien le tout. On sent que le vin est jeune, on a caché ses principaux défauts grâce à la carafe, mais il pourrait vieillir un peu. Ça tombe bien, on en avait acheté 2 bouteilles 🙂 Je vous en reparlerai dans 4-5 ans.

Si vous trouvez que c’est cher pour une bouteille de vin (et vous avez raison, tout dépend de votre niveau de passion pour ce liquide et de vos moyens), ça peut toujours faire un beau cadeau pour les amateurs. Sinon, je vous conseille de vous en procurer une bouteille ou deux et de la garder dans un endroit adéquat car avec le temps, elle prendra de la valeur et du goût 🙂

Bonne dégustation! 🙂

Portovino Laval

Très déçue…..

Célèbre apportez votre vin annexé au Carrefour Laval, le Portovino est toujours plein. Mardi soir ne fait pas exception à la règle. Premièrement, vous devez savoir que ce n’était pas la première fois que j’y allais et habituellement, j’étais toujours satisfaite.  Ce qui m’a d’abord frappé, ce sont les prix assez élevés. Souvent ce genre de resto affiche des prix plus hauts pour compenser le fait qu’ils ne vendent pas de vin, mais là, ça me semblait un peu excessif. Aucune entrée en bas de 10$ et la plupart tournant autour de 15$….

Ensuite, c’est extrêmement bruyant, entre amis ça va, mais ce n’est pas l’endroit pour un souper en amoureux.  On s’assoit et tout de suite arrive l’eau et le pain accompagné de son excellente huile d’olive et balsamique. On a faim alors malgré les prix, on commande chacun une entrée: aubergines frites (12$) et sa sauce au pecorino pour Fred et pour moi, fromage de chèvre fondue avec tomates séchées et son pain aux olives (15$). Les portions sont énormes, bien présentées et surtout, c’est très bon. Ok pour le prix dans ce cas.

Finies les entrées et notre faim aussi, j’attends tout de même impatiemment mes escalopes de veau au fromage bleu (28$) (je prends toujours ça) avec mes légumes. Fred a joué safe et pris des pâtes romanoff. Mon assiette arrive, première déception, pas de légumes, mais des pâtes… Haaaa de la marde, je ne relève pas, mais ça me fait suer pareil. Et la je prends une bouchées en me disant que c’est pas grave vu que mes escalopes seront délicieuses et c’est la totale déception. Ils ont mis beaucoup trop de farine sur le veau, ce qui fait comme une espèce de colle avec la sauce. La sauce ne goûte pas et a clairement été épaissi avec trop de fécule de maïs. Pour 28$, c’est assez ordinaire…. Les pâtes de mon chum sont correctes (malgré des énormes grains de poivre qui n’avantagent pas le plat), mais là, manquer des pâtes comme ça aurait été le bout! Alors je finis mon assiette et refusant le dessert (j’étais pas contente et j’avais plus faim anyway) nous payons l’addition qui est assez salé pour ce qu’on a eu et retournons vers la maison, amers…. Dire que les entrées étaient pleines de promesses 😦

C’est la première fois que je suis déçue chez Portovino, mais ça ne me donne pas le goût d’y retourner. Si l’occasion se présente, on verra, sinon il y a trop de restaurants dans le coin du Centropolis pour encourager un établissement cher et qui ne livre pas la marchandise. Des apportez cotre vin, il y en a des tonnes dans le coin alors la prochaine fois, j’essaierai un autre resto qui saura peut-être me satisfaire d’avantages.