Archives mensuelles : avril 2013

Le Saint-Amour, rue Ste-Ursule, Québec

J’avais tellement hâter d’y aller! Mes parents m’avaient offert un certificat cadeau de 300$ et déjà, je salivais juste à penser à ce que j’allais manger. Et je ne fus pas déçue, loin de là. Mais avant de plonger dans le vif du sujet, une petite description de l’endroit s’impose.

Situé dans le vieux Québec, sur la rue Ste-Ursule, le Saint-Amour fait danser les papilles de ses clients depuis 1978. Jean-Luc Boulay, chef propriétaire que vous avez sûrement vu dans le cadre de l’émission Les Chefs à Radio-Canada, s’applique à nous faire découvrir des plats originaux et délicieux tout en mettant les produits locaux en première ligne.  Désormais un passage obligé pour les fins palets, le Saint-Amour a accueilli des vedettes internationales comme Paul McCartney et Johnny Hallyday.

On entre dans l’établissement et on se sent chez soi, c’est chaleureux, la salle principale est comme une immense cour intérieure avec son toit vitré et ses nombreuses plantes. Les miroirs, le mobilier framboise et les nappes blanches rappellent les bistros parisien. C’est raffiné mais ce n’est pas guindé.

Tout de suite, nous sommes accueillis chaleureusement. On nous installe confortablement et nous dévorons le menu. Incapable de me retenir, je décide d’opter pour le grand menu dégustation tandis que mon Fredo prendra quelques plats à la carte. Ce qui est bien, c’est qu’on nous offre une grande latitude par rapport aux vins. Nous décidons de prendre un vin différent pour chaque plat et on nous amène des suggestions selon notre budget. On peut même goûter le vin pour être sûrs qu’il nous plaît. Ça c’est du service!

Nous débutons ce festin par un apéritif. Le kir St-Amour pour moi (vin blanc et liqueur de framboise locale) et kir Communar (vin rouge et liqueur de cassis) pour Fred. Bon et rafraîchissant, ça nous met tout de suite en appétit.

IMG_0369On m’apporte alors la mise en bouche de thon rouge et d’huître avec un bon verre de sancerre. On y trouve un crostini de sarrasin , un morceau de thon rouge délicat et ultra frais qui fond dans la bouche, une huître fraîche charnue, le tout accompagné d’une crème sûre, d’agrumes et d’un concassé de concombre. La présentation, comme celle de tous les plats que nous avons reçus, est impeccable, c’est frais, léger, on aime ça. L’accord avec le vin est aussi parfait.

IMG_0370Suit ensuite l’assiette de foie gras de canard en trois façons artisanales. Encore une fois, l’assiette est à couper le souffle et franchement délicieuse. Nous avons donc ici une pyramide de lentilles, foie gras et abricots. Légèrement salé avec une texture ou le moelleux du foie gras rencontre le croustillant des lentilles, on aime ça! Il y a aussi le maki d’abricot  farci au foie gras, c’est sucré, c’est doux, c’est bon. Et il y a le morceau de foie gras au torchon et ses purées.  Évidemment, ce plat est un must!

On continue cette orgie culinaire avec une bisque de homard, surmontée de crabe des neiges, de pétoncles et de caviar de hareng. Crémeuse, délicate et un peu relevée, ce plat fait honneur aux autres et demeure au rang des réussites.

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Mais la palme d’or des soupe revient à la crémeuse de chou-fleur servie avec un gésier de canard confit. Assaisonnée à l’huile de truffe montée en nuage, elle est tout simplement merveilleuse. J’en ai même regretté mon choix de bisque malgré que cette dernière était très bonne!

Nous continuons avec une 3e entrées, l’assiette de tartare et de carpaccio de saumon. Ouf! Le carpaccio était délicat, parfaitement poivré avec une tranche de radis si fine que quasi transparente et une purée d’avocat. Il y avait aussi une mousse de saumon fumé, divine, onctueuse, riche avec un petit goût fumé et finalement un tartare frais, croquant, parfait. Autre mention spéciale pour ce plat, tant au niveau du gout que de la présentation.

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Arrive enfin le plat principal. J’ai opté pour le mythique pigeonneau. Si vous avez écouté Les Chefs, ils ont fait un reportage chez le producteur, on est loin du pigeon qui se promène à Montréal! C’est une viande rouge, tendre et juteuse, mais surtout délicieuse. On nous sert une poitrine et une cuisse qui est farcie de foie gras. Le tout est accompagné d’un risotto à la truffe et d’une purée de champignons: trop trop bon! Ce plat, qui se détaille 50$ à la carte, vaut vraiment la peine d’être gouté! Évidemment, la viande était cuite à la perfection et d’une tendreté incomparable, je me suis franchement délectée.

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Suivait ensuite une assiette de 3 fromages québécois servis avec des noix. Petite portion, de toute façon, on est sur le bord d’exploser, mais c’est tout de même toujours un plaisir de déguster nos fameux fromages d’ici.

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L’avant-dernier plat était un dessert sous le thème du marron. Le marron, qui, mangé seul est à mon goût assez insignifiant, légèrement amer avec une consistance douteuse, peut tout de même donné quelque chose d’intéressant lorsque cuisiné.  Le plus frappant est évidemment la beauté de l’assiette. La présentation était élaborée et recherchée, c’était magnifique.  Il y avait d’abord l’étagé de marrons et son caramel, accompagné d’une crème glacée au marron. C’était délicat, mais en toute honnêteté, c’était plus beau que bon. Par contre, la glace et son petit crumble  dans le fond de l’assiette était absolument délicieuse.

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Finalement, question d’être certain qu’il n’y aie plus de place du tout pour quoi que ce soit, on nous apporte 2 petites mignardises. La première, un saucisson de chocolat et praline qui rappelle le Ferrero Rocher et un macaron au cari qui, au début, nous laisse perplexe parce que personnellement, je ne mets jamais de cari dans mes desserts, mais qui, sous la dent, comme tout le souper d’ailleurs, offre quelque chose de délicieux et d’original.

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On ne va pas souper au Saint-Amour à toutes les semaines, c’est certain. Le repas que nous avons mangé, avec taxes et service à couter près de 450$. Nous avions 300$ de certificat cadeau, autrement, on se serait calmer les nerfs. Mais si vous calculez les 6 ou 7 verres de vin différents, la complexité et la qualité des 7 plats qu’on nous a présentés, plus les taxes et le services, pour 2 personnes, je ne crois pas que la facture soit exagérées.  Il est aussi possible de s’en sortir pour bien moins que cela aussi, mais d’un autre côté, tant qu’à y aller, allons-y pour vrai, si on peut se le permettre.

J’espère grandement avoir la chance de retourner déguster dans cet établissement qui fait honneur à nos produits locaux et qui nous présente la cuisine sous son plus beau jour. Chef Boulay, vous êtes un grand chef.