Archives mensuelles : avril 2011

Trattoria Casa Mia, Montréal, coin Dante et St-Dominique

La place pour la pizza 

Veille de notre départ pour la Floride, le frigo est vide, pas le choix, le restaurant s’impose. Nous avons à aller à Montréal, on a le goût d’une pizza, direction: petite Italie.

J’avais déjà été dîner à ce resto avec mes parents adorés et mon père et moi avions tout simplement été conquis par la pizza.  C’est un tout petit resto, une quarantaine de places. Dans des tons de terre cuite, les photos de personnalités qui y ont mis les pieds côtoient des photos d’attraits touristiques italiens. Nappes carottées sur les tables, évidemment. 🙂 C’est kitsch italien je dirais, mais on s’en fout, on veut manger, pas admirer le décor. La seule chose qui est un peu poche, à part la déco, c’est la « coutellerie » en plastique! Come on, c’est pas beau ni écologique du tout.

C’est le premier match des séries, les Italiens sont réunis pour l’écouter sur la télé dans le fond du resto. On est clairement les seuls pas Italiens (serveurs compris), ce qui est selon moi, bon signe quand on veut manger italien.

Beaucoup de choix sur la carte (pizza, pâte, viandes, etc.) et table d’hôte très abordable.

En entrée, du pain à l’ail. Bon, c’est pas le top de la gastronomie, mais c’est tellement bon. Un peu déçue de la portion (4 mini tranches) mais je vais manger de la pizza, donc c’est aussi bien que je me bourre pas dans le pain. Fred a pris une salade du chef vraiment bien. Concombre, mandarine, mesclun avec une vinaigrette style balsamique.

Comme plat de résistance, j’ai pris la pizza tre-colori (pesto, tomate séchées, bococcini avec de la vraie mozzarella). Trop bonne, quand je l’ai terminée, j’étais vraiment triste et vraiment plein aussi. Fred a pris une lasagne qu’il a qualifiée de bonne, sans plus. C’est pas une place à lasagne, c’est une place à pizza 🙂

Je ne me souviens pas de combien ça a coûté exactement, mais c’est très abordable et franchement bon si vous restez dans les pizzas. Ma mère avait pris du poulet et n’avait pas été plus enchantée qu’il faut. Donc si on y va, c’est pour la pizza, l’ai-je assez dit 😉

Nous y retournerons très certainement, lorsqu’on aura envie d’une pizza!

Buen appetito!

Cabernet sauvignon, shiraz, merlot Church Block wirra wirra McLaren Vale 2008

Achat: SAQ

Prix: 23, 10$

Apogée: prêt à boire, pas besoin d’être caraffé, sinon le laisser respirer un peu dans le verre. Peut se garder jusqu’en 2016.

Pays: Australie

Région: Australie méridionale

Mise en contexte: Le vignoble Wirra Wirra a vu le jour en 1895 sous l’oeil attentif de Robert Strangways Wigley. Tout de suite, ils ont connu la prospérité et ont exporté leurs vins à travers l’empire britannique. À la mort du monsieur en 1925, le vignoble est tombé à l’abandon.

En 1969, Greg and Roger Trott décidèrent de reprendre le flambeau après avoir étudié le vin pendant 7 ans. Avant ce projet, ils ne connaissaient pratiquement rien là-dessus et ce ne fût pas une tâche facile parce que le vignoble était dans un état lamentable. Ils ont tout reconstruit. Aujourd’hui, Greg a 76 ans et vient de vaincre le cancer, mais il est toujours enchanté de rencontrer les gens qui désirent visiter son vignoble, donc si vous passez par là… 😉

Le Church Block est le premier vin produit par Greg Trott, en 1972.

Dégustation: Tout de suite on remarque la couleur intense du vin. Rouge, presque violacé, il laisse une bonne trace de gras sur le verre. Ça part bien.

Au nez, on sent les mûres, très présentes, mais aussi un peu de bois (dû au passage du vin dans des barriques de chêne). En finale olfactive, on reconnaît une petite odeur vanillée, très subtile qui vient ajouter une touche agréable au tout.

Puis, c’est la dégustation. Pas besoin de caraffer, il est prêt. On retrouve les fruits rouges et le bois, fidèle à ce qu’on avait senti. En arrière goût, on retrouve un petit peu de cacao. Les tanins sont bien là, pas trop agressifs pour les papilles même s’il assèche tout de même un peu la bouche. Pour éviter cela, il suffit de bien choisir ce qu’on mange pour accompagner la vin. Je suggère une bonne pièce de viande avec une sauce onctueuse, ou encore un plat mijoté comme un osso bucco. Sur le site internet, on propose avec du poisson frit, hummm, pas sûre la friture ni le poisson avec du rouge, mais bon, je vais quand même pas les obstiner! 🙂 Mais selon moi, le meilleur serait avec quelque chose de très goûteux et d’assez « gras » pour palier le côté tannique et un peu acide du vin. Avec un fromage fort, style cheddar, ça pourrait être bien aussi.

Finalement, c’est un bon vin. Ceux qui aiment les Californiens devraient aimer ce vin. Le site Internet est aussi très bien fait, beaucoup d’informations, des notes de dégustations, etc.

Santé 🙂

Cabernet-Sauvignon Cupcake central coast Californie 2009

Un petit Californien différent


Achat: reçu en cadeau, mais disponible en SAQ dans la section nouveauté

Prix: 16,10$ (hé maudit, avec la SAQ pas moyen d’offrir une bouteille sans cacher le prix 😉 )

Apogée: Prêt à boire, mais peut se conserver jusqu’en 2014, le 31 décembre à 11h59 parce qu’après ça, la bouteille explose…. ;-p

Pays: États-Unis

Région: Californie

J’aime bien les vins californiens bien que souvent je trouve qu’on retrouve toujours le même goût de vanille plus ou moins présent qui fait que malgré qu’ils soient tous différents, on les reconnaît facilement. Ce vin fait exception car, même s’il goûte beaucoup et envahit la bouche de façon assez éclatante, je ne m’attendais pas à ce qu’il vienne de la west coast comme on dit. Peut-être est-ce le fait qu’il ne vienne pas de Napa ou Sonoma Valley qui influence le goût. Je dis ça de même. Qu’un vrai sommelier se prononce s’il connaît la réponse 🙂

Mise en contexte: Le producteur de vin en charge est Adam Richardson, australien d’origine, qui fait son petit bout de chemin dans le vin depuis 12 ans. Les vins Cupcake n’ont pas une longue histoire. M. Richardson a commencé à s’en charger depuis seulement 2008. Il est sûr que les vins du Nouveau-Monde ne peuvent pas détenir la même histoire que certains vins européens, mais ça n’affecte en rien la qualité du produit. Un bon côté à la mondialisation il faut croire, puisque le savoir et les différents cépages se partagent au-delà des frontières. Bref, les vins Cupcake sont faits de façon artisanale et il faut le dire, même si le site Internet n’apprend pas grand chose à part qu’on peut gagner un Ipad 2 en votant pour je-ne-sais-quoi, il est tout de même aussi charmant que le nom de son vin.

Dégustation: Sur la bouteille, on conseillait de le boire avec du Brie fondu, quel hasard, c’est justement ce qu’on mangeait. Anne avait vu juste en apportant cette bouteille (en fait, elle le savait, mais bon….)! Premier coup d’oeil: wow, il est vraiment foncé. Nous avons statué pour la couleur cerise noire. Très gras, il laisse une trace tenace sur le verre, on dit que c’est un gage de qualité. Ensuite, vient le moment de découvrir ce qu’il sent, hum pas facile. Arômes complexes (c’est une belle façon de dire qu’on sait pas trop ce que ça sent, ça demande de la concentration 😉 ), mais la première odeur qui m’est venue en tête est celle de lorsque l’on pénètre dans un Rona… après j’ai lu sur la bouteille que ça pouvait sentir le bois, pas pire quand même! Il est sûr que ce qu’on reconnaît dans l’odeur d’un vin est toujours associé avec un souvenir olfactif quelconque. Ensuite, on sent un peu de fruits noirs, pas rouge, noirs! Donc, mûres plus que cerises.

Au goût, très bon. On reconnaît que c’est un vin nouveau-mondien (????), mais j’aurais plus misé Chili et je me serais trompée! En arrière-goût, il y a un petit côté chocolat noir un peu amer dû au tanins qui, ne sont pas aggressifs il faut dire, ils sont donc souples, des adeptes de yoga peut-être…. Ce qui est bien car parfois le Cabernet-Sauvignon, ça peut être raide :-)! Bref, un vin particulier, mais très bon. C’était bien avec le fromage, je crois que ce serait encore mieux avec une lasagne ou des pâtes avec une sauce très gouteuse. Essayer-le avec une lasagne et donnez-m’en des nouvelles.

Pour le prix aussi, c’est bien car souvent les Californiens tournent autours de 20$ parfois bien plus, donc c’est très honnête. Un bon vin à découvrir.