Archives mensuelles : mars 2011

Le Continental bistro, Montréal

Vous allez dire: elle passe sa vie au resto?!?!?!?! Et bien oui! Non, sans blague, hier c’était pas prévu, mais vu que je suis prévoyante et que j’ai toujours mon petit kit de survie du blogueur en herbe, j’étais prête à faire face à l’imprévu! 🙂

Laissez-moi vous parler de ma soirée haute en couleur. Premièrement, j’ai eu la chance d’assister à un 5 à 7 (qui a vraiment duré de 5h00 pile à 7h00 pile! Jamais vu ça 🙂  ) en l’honneur de la Fondation Jasmin Roy.

Parenthèse sur la fondation, même si elle n’a rien avoir avec la gastronomie je vous en parle quand même car ça me tient à coeur parce qu’elle contre un problème auquel nous avons peut-être fait face ou connaissons quelqu’un qui en a subit: l’intimidation dans les écoles. Ça peut prendre plusieurs formes; violence verbale, mais aussi physique, harcèlement et même agressions sexuelles.

Nous (papa, maman, petite soeur et moi-même) entrons donc dans ce bar-lounge-restaurant qu’est le NÜVÜ, situé sur la rue Ste-Catherine Est, à Montréal. Le vin coule à flot (moi qui ne veut pas boire la semaine, mais c’est gratuit!!!!!) ainsi que les hors d’oeuvres tous plus délicieux les un que les autres: crevettes grillés sur mousse à l’avocat, crab cake divin et crostini aux artichauts marinés. Jasmin vient à notre rencontre, toujours aussi gentil (et beau et grand, disons -le!), nous remerciant d’avoir accepté son invitation. Il présente à l’assemblée les gens qui ont fondé la fondation avec lui et  nous invite à regarder quelques capsules qu’ils ont enregistré avec des victimes qui ont eu le courage de parler pour dénoncer. 4-5 minutes par capsule, d’une intensité et d’une tristesse (j’ai pleuré tout le long, j’avais honte de mes semblables qui peuvent agir de façon aussi dégueulasse envers d’autres êtres humains qui, souvent, ont eu moins de chance). Les applaudissements fusent et le bel animateur nous présente ses protégés. Elles sont là, les victimes, tous des jeunes, fin ados, début adulte. Je suis impressionnée, mal-à-l’aise, j’ai le goût de leur donner tellement d’amour, de m’excuser pour ce qu’elles ont subi, de les encourager à ne pas lâcher car ils dégagent une force impressionnante de ceux qui ont vécu et qui ont su se relever. Mais je suis trop lâche pour aller les voir, je suis gênée, je ne sais pas quoi dire. On dirait que les mots ne suffisent pas, alors je bois du vin en parlant avec ma mère et ma soeur, les larmes toujours accrochées aux yeux. Et il y a mon papa, fier, pas gêné pantoute, qui va voir tout le monde, leur parle, il semble savoir quoi dire et sous l’effet de l’alcool, je me lève et vais le rejoindre et je commence à jaser avec une jeune demoiselle qui s’est fait violé par des jeunes, qui faisaient une initiation pour un gang de rue, directement dans les toilettes de sa polyvalente montréalaise où personne n’est intervenue pour l’aider. Sa maman est là, on parle, elle sont touchantes, inspirantes, elles vont se battre même si le monde entier semble être contre elles, même si ce sont elles les victimes. Je les serre dans mes bras, leur dit qu’on a besoin de voix qui s’élèvent pour changer la situation, je me sens vraiment petite, j’avais peur de venir leur parler dû à mon malaise, alors qu’elles se battent pour quelque chose de beaucoup plus grand. Et Jasmin qui est encore là, je le remercie, prend une photo et part avec ma famille qui tout compte fait, ne se porte pas si mal. Quand on se compare, on se console…

Bon assez les larmes, même si en écrivant, je retiens encore les miennes. C’est pas de ma faute, si vous saviez à quel point je suis braillarde! Et j’ai faim! Alors d’un commun accord nous nous dirigeons vers le Continental, sur St-Denis, où le tartare est délicieux. C’est la 2e fois que j’y vais, la première était le soir du spectacle de Paul McCartney. On y avait vu Denise Filiatrault, semblerait qu’il y a toujours des personnalités à ce resto 😉

On arrive, il y a quand même plusieurs personnes pour un lundi soir donc Sylvie Moreau, Stefie Shock et Serge Chapleau. Et ben, semblerait que c’est vrai! Le décor est style bistro, dans le fond on peut voir les cuisiniers qui s’affairent. Il y a des familles, des couples, des amis, c’est très décontracte, à la limite un peu bruyant. Le menu est simple, mais tentant. De toute façon, je sais déjà ce que je vais prendre 😉 Le tartare de boeuf, pas trop relevé svp, avec ses frites et sa petite salade. 17,50$.

Papa commande un Chianti superior 2008 Poggiontondo. Il aurait avantage à être carafé et peut-être à vieillir un peu, mais il est typique Chianti. Il sent les cerises, la pâte d’amande et les épices. Au goût, un peu raide, trop acide, d’ou la nécessité d’un petit tour de carafe. 41$ au resto, ne se trouve pas en SAQ, semblerait que ce soit une importation privée…

Et là, je fais une sortie (une autre!). Lorsque vous allez au resto et que vous prenez du vin, vous dépensez rarement moins de 30$ (souvent plus) la bouteille, pour des trucs qui se vendent la moitié du prix en SAQ. Pourquoi ne pas vous faire un bon petit souper à votre goût et ne pas vous payer une bouteille du même prix en SAQ? Pas à tout les jours, mais une fois de temps, question d’évaluer vos goûts et de se payer la traite. Si vous le faîtes au resto, pourquoi pas dans le confort de chez soi? Bref, revenons à nos tartares si vous le voulez bien.

Le service est un peu lent et quand finalement arrive mon assiette, je suis un peu déçue. Premièrement, parce qu’elle croule sous les frites et que je vais être obligée de les manger, ensuite parce que je trouve que la portion viande ne prend pas assez de place. Mais la déception s’arrête là, parce que mon tartare, il est délicieux. Les frites aussi (eh merde…) et la salade est correcte. Disons qu’elle a la fonction de nous faire sentir moins cheap en nous disant; si tu me manges, tu auras au moins le sentiment de manger un peu santé…. Ouin…. Finalement, après avoir mangé la tonne de frites, car on garde le meilleur pour la fin, la portion tartare est ok parce qu’on a pratiquement plus faim. Tellement plus faim que j’ai commandé une crème brûlée (6,50) en dessert, que nous nous sommes partagées quand même. Elle était bonne, faite avec de la vraie vanille, mais trop chaude. L’intérieur n’est pas sensé être chaud même si on a fait grillé la croute.

Donc, je vous recommande tout de même ce petit resto charmant où le gratin québécois se rencontre. La nourriture y est bonne. Les toilettes sont propres. Seule chose, un lundi soir, nous n’avons pas eu trop de mal à trouver un stationnement, sur St-Denis, pour la modique somme de 3$ de l’heure, 2 heures maximum (merci Montréal). Par contre, j’ai l’impression qu’un vendredi ou un samedi, ça peut devenir du sport. D’un autre côté, marcher après avoir mangé comme cela, ce n’est pas une si mauvaise idée 🙂

Fondation Jasmin Roy : http://www.fondationjasminroy.com/

Un des témoignages: http://www.youtube.com/watch?v=qeOSof-A9BU

Marc Brédif Riche Vouvray 2008

Parfait avec de la fondue au fromage!


Achat: SAQ

Prix: 19,40$

Apogée: prêt à boire, mais peut se bonifier avec quelques années de plus

Pays: France

Région: Vallée de la Loire (Touraine)

Cépage: Chenin blanc

Mise en contexte: Fondée en 1893, la maison Brédif est depuis, très réputée en France comme dans plusieurs autres pays. Les caves du domaine ont commencé à être creusées au Xe siècle et font partie des plus belles caves de la Vallée de la Loire. On y retrouve des bouteilles datant de 1874! On peut d’ailleurs la visiter et y faire des dégustations. Le baron Patrick de Ladoucette (on ne rie plus avec un nom comme cela!) a repris le domaine en 1980. Brédif produit donc d’excellents Vouvray qui sont très réputés, ainsi que deux autres sortes de vins (un vendange tardive et un Vigne Blanche qui provient d’une sorte de vigne portant le même nom et qui appartient exclusivement à ce vignoble).

Dégustation: Lorsqu’on le sent, on est loin de mes vins blancs fruités présentés dans les autres articles. Il sent très minéral (la terre noire lorsque l’on jardine, les cailloux) et même la craie qu’on utilise pour écrire au tableau. Ayoye, vous direz-vous, a-t-on vraiment le goût de boire cela? Et oui! Premièrement, parce que ça sent particulier, oui, mais c’est tout de même une odeur agréable. Ensuite, parce que ça ne goûte pas ce que ça sent. On distingue des saveurs de fleurs et de melon de miel. Il a une texture grasse (on le voit à la trace qu’il laisse sur le verre, mais on le sent en bouche aussi car tout comme sur le verre, il colle à la bouche). C’est un vin complexe car ce n’est pas facile de déterminer toutes les saveurs qu’il nous présente, idem pour les arômes.

Mais où il devient vraiment formidable, c’est lorsqu’il accompagne une délicieuse fondue au fromage maison, pas l’espèce de pâte commerciale (que j’aime aussi, mais qui n’a rien de comparable avec un mélange acheté dans un fromagerie digne de ce nom). L’accord est tout simplement extraordinaire! L’acidité et la fraîcheur du vin viennent couper le gras du fromage pour nous rafraîchir agréablement. Le fromage vient relever les notes de miel du vin. Bref, ils se complètent à merveille.

Et c’est cela, la beauté du vin. La capacité caméléon à s’épanouir s’il est accompagné d’un plat qui le met en valeur. Et l’inverse est vrai aussi. Bien accompagné, le plat aussi sera relevé. Voilà pourquoi il est important de bien choisir son vin en fonction de ce que l’on mange.

Ce vin nous a été offert par Claudie et Maxime qui ne sont pas nécessairement amoureux des vins blancs, mais ils ont été surpris de voir à quel point l’accord se faisait bien. Je dois dire que j’ai aussi été très agréablement surprise car je n’avais jamais bu de vin de ce genre et franchement, c’était à se rouler par terre!

Je vous le recommande!

Cidrérable des Vergers Lafrance

Un produit bien de chez nous


Achat: SAQ ou aux Vergers Lafrance

Prix: 13,35$ pour 500 ml

Apogée: prêt à boire

Pays: Québec (soyons patriotes 🙂 )

Régions: Laurentides, Saint-Joseph-du-lac

Si j’aime le vin en général, je suis une fan des vins de dessert, des liquoreux.  Si les Sauternes sont souvent délicieux, quoi que hors de prix, nous produisons au Québec de très bons produits qui peuvent remplacer ces vins dispendieux. Je parle évidemment des vins et cidres de glace. Notez que les vins de glace sont beaucoup plus chers que les cidres vu les difficultés dans la conception.

Première info: les vins de glace sont conçus avec des raisins qui ont pourris et gelés sur la vigne et qui sont donc très concentrés en sucre. Les cidres de glace fonctionnent sur le même principe à l’exception qu’on utilise des pommes qui sont ramassées en janvier alors qu’elles sont bien gelées. Il faut environ 60 pommes pour faire une bouteille de cidre!

Mise en contexte: Le cidréable est un cidre de glace auquel on a ajouté du sirop d’érable. Que des produits d’ici, élaborés de façon artisanale, on aime ça 🙂 Les Vergers Lafrance existent depuis trois générations et si vous avez eu la chance d’aller y faire un tour, vous avez sûrement constaté que c’est énorme. On peut y cueillir ses pommes en automne, acheter leurs nombreux produits (cidre, pâtisseries, etc.) sur place. La dégustation de leurs produits alcoolisés est gratuite et permet de découvrir tout l’éventail de cidres qu’ils ont créé. Du cidre mousseux au cidre de glace habituel, tout y est et c’est difficile de repartir les mains vides! L’entreprise a tellement été développée que leurs produits se retrouvent en SAQ, mais aussi en France, en Chine et dans plusieurs autres pays. On peut en être fiers 🙂

Dégustation: Juste à sentir, on sait que ça va être bon. Ça sent les pommes sucrées, on peut déjà imaginer l’onctuosité du produit. En s’y attardant un peu, on devine le côté érable, très subtile. Si vous voulez quelque chose qui donne l’impression de boire du sirop d’érable, ce n’est pas le produit pour vous.  Et là on goûte. Premièrement, on doit le boire très frais. Ensuite, ça coule doucement, enveloppant tout sur son passage, enrobe l’intérieur de la bouche pour un maximum de saveur et ça goûte le ciel. Les pommes explosent dans la bouche et un coup la gorgée avalée, l’érable (un goût de tire d’érable plus précisément) se révèle, timide, mais bien présent.

Il faut dire que nous avons bu le Cidrérable avec un dessert aux fruits. Ce n’était sans doute pas l’idéal pour révéler la saveur de notre arbre national. Je conseillerais plutôt de le boire avec un dessert où on retrouve un petit goût de cabane à sucre, ou encore, en entrée, avec un bon foie gras (si vous voulez vous en procurer du bon, voir la Galerie champêtre dans l’espace chouchou) ou encore avec des fromages goûteux (fromage de chèvre, cheddar fort, gruyère, fromage bleu).

Finalement, pour un prix très abordable, je vous encourage à acheter des cidres de glace que ce soit des vergers Lafrance ou non. Les vergers Lacroix en font aussi de très bon, mon préféré se trouve d’ailleurs chez eux, mais ils ne font pas de trucs avec de l’érable. Acheter local devient de plus en plus important. On s’assure d’encourager nos producteurs et je peux vous dire que dans le domaine de la boisson particulièrement, c’est loin d’être évident pour eux de percer ce marché. Ensuite, on s’assure d’une qualité optimale et finalement, on encourage notre économie.

Si vous aimez les liquoreux, vous aimerez ce produit. Si vous en avez jamais goûté, c’est une bonne façon d’introduire ces délicieux produits dans le confort de votre demeure 🙂

Salute!

École hôtelière des Laurentides : encore!

Encore?!?!?!? Et oui, pour la deuxième fois en moins de 10 jours, nous avons été soupé à Ste-Adèle. On nous a sauvagement attiré avec une promotion de 5 dollars de réduction sur la table d’hôte. Vous auriez résisté à une table d’hôte de 4 services avec comme plat principal du carré d’agneau pour la modique somme de 19,95? Non, n’essayez pas, vous n’auriez pas pu résister, pas plus que moi 🙂

Toujours armée de mon bric-à-brac de pseudo critique culinaire et cette fois accompagnée de mes deux adorables amis, Anne et Julien et de on toujours aussi merveilleux Fredo, c’est assez enthousiastes je dois l’avouer, que nous nous sommes attablés.

Tout d’abord, apéro time! Si le muscat de la dernière fois m’avait complètement charmé, je dois dire que j’ai été un peu déçue par le kir à 4,50$. Le vin blanc utilisé, le Chardonnay Trapiche (il y en a deux de disponibles à la SAQ et malheureusement, je n’ai pas bien fait ma job car je n’ai pas demandé lequel était-ce. Bref, il y en a un à 10,50$ et l’autre à 14,10$, de toute façon, je ne le vous recommande pas, alors c’est réglé!), m’a laissé perplexe. J’avoue que je devrais y goûter sans liqueur de cassis pour avoir une opinion plus honnête, mais sérieusement, ça ne me tente pas. Si quelqu’un a déjà goûter ce vin, ce serait gentil de nous faire part de vos commentaires, surtout s’ils sont positifs. C’est parfait lorsque je me trompe, ça me donne l’occasion de prouver à tous que je ne suis pas parfaite 😉 Bref, apéro ordinaire, Fredo a pris une bière donc rien d’extraordinaire là-dedans non plus, mais nous ne nous sommes pas laissés impressionner par cela, mais plutôt par le menu qui était tout simplement formidable.

J’ai donc commencé mon voyage au paradis des saveurs avec la soupe en cachette: crème de champignons avec un couvercle de pâte feuilletée, légère à souhait. Température parfaite ce qui a eu pour résultat que je ne me suis pas brûlée malgré mon empressement. Et là à commencé la symphonie des mmmmmmm. Ça s’est poursuivit tout le long du repas. Morceaux de champignons, crèmes bien assaisonnée, franchement délicieux. Anne était tout aussi enchantée que moi.

Arrive ensuite l’entrée. Si je pouvais me nourrir que d’entrées dans la vie, c’est ce que je ferais. C’est ma partie du repas favorite et je n’ai pas été déçue! Millefeuille au saumon fumé et fromage de chèvre! Délicieux! Une tonne de fromage de chèvre à la texture du Philadelphia (même un peu trop selon Anne, mais à mon sens, il n’y aura jamais trop de fromage!!!!), surmonté de caviar orange, accompagné d’un émincé de concombre et tomate cerise et d’un granité au citron (une slush à la limonade divine aurait très bien pu servir de nom au plat, mais ça aurait été moins beau sur le menu  😉  ). Wow, la présentation était parfaite, le goût du chèvre très doux, bref, j’étais très triste lorsque j’ai fini mon assiette.

Suivait ensuite le carré d’agneau. Encore une fois, cuisson impeccable, viande extra tendre, sauce au jus de viande très bonne (moi qui tripe pas sauce avec viande), accompagné d’asperges qui, comme l’a mentionné Julien, semble avoir grandit dans le beurre (menoum), d’une ratatouille que je n’ai pas mangé because les poivrons mais qui selon l’avis de tous était très bonne et d’un gratin dauphinois juste parfait (pas trop gras, pas trop salé avec un soupçon de muscade). L’orchestre bouddhiste est reparti de plus belle avec ses mmmmmmmmm 🙂 Anne a opté pour le tournedos de boeuf à l’Ermite de St-Benoît (fromage bleu) qui était accompagné des mêmes légumes. Cuisson médium-saignant, d’une tendreté impressionnante, servi sur pain brioché, avec le fromage bleu, je la cite: wow! Julien a opté pour une darne de saumon et mon Fredo, le carré d’agneau itou. Tout le monde a été ravi et comblé.

Finalement, le dessert. Cappuccino au chocolat. La serveuse m’assure qu’il n’y a de cappuccino que la présentation qui est en fait une mousse au chocolat avec un top blanc non-identifié qui fait comme la crème sur le café et une anse en chocolat pour faire la poignée de la « tasse » qui est la mousse elle-même. Franchement très beau. Mais elle m’a menti! Moi qui ne consomme pas de café, j’ai repéré le goût subtile et ai préféré ne pas terminer. De toute façon, je crois qu’il n’y avait plus de place et c’était trop riche pour mon goût salé 😉

Évidemment qu’on a pris du vin! Et une valeur sûre en plus. Pas question de se faire avoir comme l’autre fois (voir blog précédent sur l’écôle hôtelière). Avons opté pour un Secco-Bertani Ripasso qui est un Valpolicella Valpatena 2008. Très bon. 30$ la bouteille à l’École, 17,25$ en SAQ. Il sent les grillottes (cerises qui macèrent dans de l’alcool) ainsi que la mélasse (j’avoue que sur le coup j’ai dit les pattes d’ours, mais bon, on se comprend!). Au goût, très fruité, rond en bouche, tanins (vous savez, ce qui vous donne l’impression de vous râper la langue, les joues et la gorge, ben ce sont les tanins!) assez délicats. Le goût ne reste pas longtemps en bouche, je dirais donc qu’il n’a pas une longue finale si je voulais faire ma petite jo-connaissant 😉 . À découvrir si vous aimez les vins italiens. Je crois aussi qu’il aurait avantage à être décanté, de toute façon, au pire, ça ne changerait rien. Promis 🙂

Après tout cela, total de la facture pour 2 apéros, une demi-bouteille de vin, les deux tables d’hôte 4 services, taxes et pourboire (2$, on est pas cheap, vous référer au premier blog si vous ne vous rappelez plus comment ça marche à l’École hotelière!): 83$ pour les deux. C’est vraiment, vraiment pas cher. Juste acheter un carré d’agneau à l’épicerie pour deux, c’est 20$! Bref, je ne ferai pas d’autre article sur cet établissement, non mais c’est assez  la publicité, mais je vous recommande encore une fois d’y aller. En plus, ça encourage la relève!

Bref, très très belle soirée en bonne compagnie. Bonne bouffe, bon vin, bons amis. N’est-ce pas ça la recette du bonheur? Du moins, ça semble être ma recette à moi 🙂

Kim Crawford Sauvignon blanc 2010

Un petit goût des îles


Achat: SAQ, St-Sauveur

Prix: 19,95$

Apogée: prêt à boire

Pays: Nouvelle-Zélande

Région: Malborough

Mise en contexte: L’aventure des vins Kim Crawford a débuté en 1996, en Nouvelle-Zélande. Kim est le premier néo-zélandais à recevoir le titre de meilleur producteur de vin au monde, la même année. À partir de ce moment, Kim et sa femme Erika, recevront plusieurs prix pour leurs vins. Leur renommée ira en grandissant et c’est avec bonheur que nous retrouvons leur produit ici, au Québec.

Dégustation: Je me rends compte que je suis une fan de vin blanc lorsqu’ils sont bons. Ne me parlez pas d’un truc qui sent le pipi de chat (il y a un plus beau mot pour qualifier cette odeur, mais je ne m’en souviens pas!) ou d’un truc qui vous envoie une grimace dans la figure parce que c’est trop acide. J’aime les vins qui sont ronds, frais et qui explosent de goût dans la bouche. Le sauvignon blanc de Kim Crawford répond à tous ces critères. Au nez, on sent le fruit du dragon, la papaye, le fruit de la passion avec un petit côté poivré. Lorsqu’on le goûte, c’est la symphonie des saveurs où s’ajoute le pamplemousse. Ça goûte le soleil, les vacances, les fruits frais qu’on nous sert dans les tout-inclus.

Nous l’avons dégusté avec un steak de thon à l’asiatique et des nouilles aux légumes épicés. Je crois qu’on aurait pu difficilement faire un meilleur accord. Premièrement, ce vin est très bien avec les fruits de mer et poissons. Ensuite, il convient aussi aux plats asiatiques, alors si on combine les deux…. wow!

Je vous invite fortement à découvrir ce vin qui encore une fois, peut très bien aller en apéro pendant un bel après-midi d’été. Les vins blancs et les rosés, ça marche avec la piscine, mais pas seulement cela.

Et là, je fais une sortie. Ne sous-estimez pas les vins blancs. On remarque que dans nos SAQ, ils sont en minorité. On entend rarement parler de vins de garde blancs ou encore s’ils méritent le soin d’un décanteur. Je n’ai malheureusement pas de réponse à ces questions (pour l’instant, mais je vous jure que je m’informe 😉 ), mais je peux vous dire que si vous vous limitez aux vins rouges, vous passez à côté de quelque chose.

Même avec des fromages, alors que traditionnellement on favorise le rouge, les vins blancs sont délicieux. Plus le fromage est goûteux, plus le vin blanc est souvent approprié. Un vin blanc doux avec un cheddar fort ou un fromage bleu, c’est tout simplement divin. Avec une raclette, je préfère de loin un vin blanc, la fraîcheur du goût et la température froide du liquide viennent couper le gras du repas et cela est tout à fait le bienvenu. On ne sera pas moins saouls ni moins pleins dans le bedon, mais on aura l’impression de l’être! 🙂

En attendant, je vous suggère fortement de dépenser un petit vert (les 20 dollars sont verts si vous vous en souvenez… 😉 ) pour goûter ce vin qui peut être un bon début si vous désirez élargir vos horizons blancs.

Tchin tchin 🙂

Hanns Cristof Liebfrauenmilch 2009

Vin blanc très bon et surtout très abordable.

Achat: SAQ St-Jérôme                     

Prix: 11,95$ (vous voyez ben que je ne bois pas que des vins hors de prix 😉  ) et en toute honnêteté, habituellement je préfère dépenser un peu plus pour m’assurer d’une certaine qualité, mais vraiment ce vin se démarque des autres du même prix.

Apogée: prêt à boire, ça ne se garde pas vraiment plus de 4 ans.

Pays: Allemagne

Région: Hesse Rénhane

Mise en contexte: 3 cépages composent ce vin : riesling, rivaner et silvaner. Ne vous en faîtes pas, moi non plus je ne connaissais absolument pas les 2 dernières sortes de raisin mentionnées! Avec des noms comme cela, vous vous doutez bien que ce produit est d’Allemagne (ce qui est assez rare en SAQ, nous avons très peu de produit de ce pays), plus précisément de la région Hesse Rénhane qui se démarque par sa grande production de vins. Ça semble magnifique et moi qui a envie d’aller en Allemagne, je mets cette région sur ma liste!

Deinhard, qui est le producteur, possède une histoire tout à fait intéressante. Je découvre tout ça grâce à vous! Le premier vin a été produit en 1795 et malgré l’envahissement des troupes Françaises, la compagnie a réussit à exporter ses produits jusqu’en Inde ( alors colonie anglaise). Les artisans de ce vin ont aussi entretenus des liens étroits avec des compositeurs de l’époque tels Beethoven  et Brahms! Après la Seconde Guerre mondiale, ils connaîtront un nouveau départ, en 1947, qui leur permettra de continuer leurs exportations mondiales. En 2004, ils refont peau-neuve et ouvre un musée du vin ainsi qu’un restaurant haut de gamme sur la propriété. Tu peux être sûr que si je vais dans ce coin là, j’irai!

Bon, assez le cours d’histoire Madame la professeur, passons aux choses sérieuses 🙂

Dégustation: Au nez, on sent les fruits exotiques que j’ai baptisés PAP (pomme-ananas-papaye), difficile de dire lequel en particulier donc j’instaure une nouvelle appellation : le PAP! Le 2009 est tout de même légèrement différent du 2007 que j’avais l’habitude de boire. Selon les experts de  la SAQ, ce dernier sentirait plutôt les poires et le miel.

Quoi qu’il en soit, ce sont toutes des odeurs qui vous mettent l’eau à la bouche! Si vous trouvez du 2007, selon moi, il est un peu meilleur que le 2009, donc sautez sur l’occasion, mais je doute qu’il en reste dans nos chères régies des alcools.

Ensuite, le Hanns Christof démontre une légère effervescence, mais très subtile, on est loin d’un vin mousseux. Juste un agréable pétillement sur la langue 🙂

C’est un vin très doux (sucré j’aurais tendance à dire, mais faut pas dire ça, ça l’air, alors je le mets entre parenthèse en toute hypocrisie pour le dire quand même!) et doit se boire très froid. Sur une terrasse l’été, c’est le paradis! Mais c’est aussi très bon avec des fruits de mer, comme les fameuses moules qu’Amé nous a faites hier (absolument délicieuses) et les mets un peu épicés comme les plats asiatiques.

Ce vin fait honneur à ce qu’il sent, il goûte les fruits exotiques, avec une légère acidité qui vient mettre une touche de fraîcheur dans ce bouquet sucré (my god, je l’ai dit encore!).

Bref, un petit vin blanc très abordable et accessible qui saura convaincre même les plus ardents partisans de vins rouges qui ne boivent habituellement pas ou peu de blanc!

Santé!

École hôtelières des Laurentides: Inspiration de la Montérégie

Bon. Là vous direz pas que je ne fais pas ma job. Je nous ai réservé une petite soirée dans un restaurant, juste pour vous, question que j’ai de quoi à écrire et vous, quelque chose à lire 😉 Je prends tellement ma tâche au sérieux, que c’est armée d’un crayon, d’un petit calepin et de mon amoureux que j’ai abordé l’école hôtelière des Laurentides, située à Ste-Adèle.

Premièrement, comme le dit son nom, c’est une école donc tout est assuré par les élèves, du service à la confection des plats. Ne vous méprenez pas, c’est toujours bon et cela, pour une fraction du prix. Ce que je me suis rendue compte, c’est qu’avec ma nouvelle face de critique culinaire, on dirait que mes sens ont été décuplés. Je suis maintenant la femme bionique du goût 🙂 Je ne veux pas devenir bitch, donc je vais essayer de modérer mes commentaires car je me suis rendue compte que je détectais la moindre petite anicroche. Notez que tous mes commentaires demeurent toujours selon mon goût à moi (et parfois celui de Fredo) et que vous devez donc les considérer avec un grain de sel, parce que si c’était vous, vous ne seriez pas nécessairement d’accord, mais vu que vous n’étiez pas là, de toute façon vous ne pouvez pas savoir. On se comprend? 🙂

Menu

Hors d’oeuvre : Tornade de mangue et concombre, mousse de foie gras et bonbon de cerf au miel. Verdict: la tornade, quoi que très belle, ne goutait malheureusement rien. Concombre + mangue = ça s’annule! La mousse de foie gras était d’une légerté tant dans la texture que dans le goût qui était masqué par la marmalade non identifiée sucrée. Le bonbon, qui est en fait un cube de rillette était tout simplement délicieux.

Velours d’oignon au cidre de pomme et son biscuit de vieux cheddar: très bon quoi que très gouteux au niveau de la pomme. J’aurais aimé que ça goûte plus l’oignon, mais il faut dire que la pomme se mariait parfaitement avec le biscuit au cheddar qui était à se rouler par terre. Donc, bravo pour la soupe et non pour la championne qui a pas été capable d’attendre et s’est brûlée la langue dessus, mais ça c’est une autre histoire 🙂

Ruban de pâte fraîche farcie à la pintade, sauce orpailleur: espèce de pâte à dumpling farcie à la pintade confite. Très tendre, mais avec la sauce, un peu salée. Ceux qui me connaissent savent que j’adore le sel donc pour que je dise ça, c’est que c’était très salé. Fredo a adoré, moi plus ou moins.

Duo granité lavande et sortilège: granité au sortilège était à l’érable. C’était bon, ça goutait la neige qui cole sur un bâton de tire d’érable. Le 2e à la lavande, pas capable. Je n’aime pas la lavande, ni l’anis et là, ça goutait les 2, donc on m’oublie pour ça. Continuons.

Spirale de canard en choux de Savoie, réduction de pomme et endive braisée à la cannelle: Bien que l’assiette soit arrivée tiède, limite froide, c’était bon dans l’ensemble. Le canard était cuit à la perfection, mais pas très tendre. Rien avoir avec le canard de mon père, voir la section chouchou si vous voulez en commandez! Enrobée de la feuille de choux et croulant sous les pleurottes grillées, c’était très bon. Où le plat se gâche, c’est avec l’endive. Je suis désolée, mais dans ma tête, la cannelle, c’est pour les dessert. On comprend le mix pomme-cannelle, mais c’est de la viande qu’on mange, pas une brioche, alors on repassera. Et déjà qu’à la base, les endives, ça me fait pas triper….

Salade chaude asperges, poire et brie fondant: DÉ-LI-CIEUX. C’est sûr qu’avec du fromage fondu, on joue dans mes cordes, mais vraiment, c’était très bon. Servi avec une petite sauce à la moutarde à l’ancienne, mon plat préféré.

Crémeux de chocolat et pistache: Super présentation. Je ne suis pas amateur de chocolat, mais je sais tout de même que c’était très bon. Fondant de chocolat mi-amer sur croute choco-pistache, vraiment très bien, même si c’est trop sucré pour moi.

Prix: 33$ par personnes pour les 7 services + taxes et 2 dollars de service (les étudiants n’ont pas le droit d’accepter de pourboires)

Apéro: Muscat des Papes, Beaumes de Venise : très très bon. Sent vraiment les fuzzy peach, incroyable! 4,50$ le verre, 18,70$ la bouteille en SAQ. Je le recommande fortement si vous aimez les vins doux.

Vin rouge: Château du Taillan, Haut-Médoc cru bourgeois 2006. Merlot et Cabernet Sauvignon. Selon moi, insignifiant. Tanins aggressifs qui donnent l’impression de s’être râpé la bouche avec de la craie. Manque de corps et n’allait pas du tout avec notre repas, bien qu’il aie été « conseillé » par un enseignant de l’école qui était sur place. Peut-être aurait-il avantage à être carafé? 36$ à l’École, 23,90$ en SAQ.

Prix total de la facture: 132,63$, 7 services pour deux, vins, taxes et service inclus

Somme toute, ce n’est vraiment pas cher pour le repas que nous avons eu. Je vous recommande fortement les écoles hôtelières, il y en a plusieurs au Québec. Ce soir, c’était un menu fixe, mais habituellement, il y a une carte de style table d’hôtes où vous pouvez choisir ce qu’il vous plait et c’est toujours très bon. Vous pouvez aussi aller acheter les plats que préparent les étudiants à la boutique pour des prix dérisoires. Le service est aussi très bon, souvent mieux que dans certains restaurants vu que les élèves sont évalués.

Cote toilette: très propre

Cote stationnement: disponible gratuitement dans la rue juste en face de l’établissement

Nous y retournerons certainement.

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