Archives mensuelles : mai 2011

L’École no 41 2009, semillon, Columbia Valley

J’allais critiquer, mais je me suis ravisée!


Achat: SAQ à St-Sauveur

Prix: 20,45$

Pays: États-Unis

Région: Columbia Valley, État de Washigton (proche de Seattle, ne pas confondre avec Washington D.C!)

Apogée: Pourrait sûrement vieillir de 5 ans

Mise en contexte: Tout d’abord, laissez-moi vous expliquer comment nous en sommes venus à choisir ce vin. J’ai acheté à Fred pour son anniversaire le livre « Les 1001 vins qu’il faut avoir bu dans sa vie ». Ce qui est décevant de ce livre, c’est que la plupart des vins qu’on nous propose sont soit hors de prix ou introuvables. Mais voilà-ti pas qu’on tombe sur l’École no 41 qui fait parti du lot. On le trouve en SAQ pour environ 30$. Alors, d’un commun accord , on se dirige à St-Sauveur où ils tiennent ce vin. Ce n’est pas la même année que dans le livre, mais on va prendre ce qui passe. À côté, le même nom, mais dans le blanc. Celui-là même qui est l’objet de ce blog. Alors voilà pourquoi ce vin a été l’objet de notre choix. C’est intéressant de goûter un vin qui vient des États-Unis sans être Californien.

L’école no 41 a été fondé par Jean and Baker Furgeson en 2004. C’est maintenant sa fille et le chum de celle-ci qui s’occupe de l’entreprise. La ville, Frenchtown a été fondée par des Français dans les années 1800. Le nom français provient donc de l’école de cette ville qui était située dans le district 41 et rend hommage aux colons qui ont amené la culture du vin dans le région. On peut d’ailleurs visiter le vignoble et le site Internet, je dois l’avouer, est extrêmement complet.

Dégustation: Il faut dire que mes attentes étaient élevées vu les propos du livre. J’oubliais presque que ce qui compte, ce sont nos goûts et non la réputation. Donc, convaincue que j’allais être en extase, j’ai d’abord été déçue. Très déçue. Au nez, on ne sent pas grand chose. On se force, on fait tourner le vin dans le verre pour l’oxygéner et révéler les odeurs et on y découvre un timide melon de miel et un côté floral. En allant sur le site, on indique aussi des arômes de litchis (que je n’ai pas trouvés) et de Key lime, qu’en se forçant, on reconnaît un peu. Au goût, fidèle à son nez, on n’est pas super impressionné. Le vin révèle peu de saveur, mais une acidité trop présente. Ça nous fait presque grimacer. Bon, j’écris mes notes, déçue,  pour le blog car s’il est important de savoir quels vins choisir, c’est aussi intéressant de savoir quel vin ne pas acheter.

Prenant une gorgée en écrivant, je me rends soudainement compte que le vin n’a plus rien à voir avec ce que je buvais 20 minutes plus tôt. L’acidité s’est arrondie, les saveurs se sont révélées. Le melon et le miel sont soudainement très présents. Fred propose de le carafer. Pourquoi pas? L’expérience nous a convaincu. Le semillon de l’École no 41 a besoin d’air 🙂 C’est la beauté du vin. Aux premiers abords, le vin est à la limite de l’insignifiant, un coup bien aéré, c’est un très bon vin. On a pas besoin de le carafer, seulement de le servir pas trop froid, un peu d’avance pour le laisser respirer et vous serez séduits.

Nous l’avons bu avec du thon grillé aux graines de sésame, ça faisait bien la job. Je le conseille aussi avec des sushis et des mets asiatiques. En conclusions, malgré le fait que j’allais écrire le contraire il y a 30 minutes, je rachèterai ce vin, le laisserai vieillir 4-5 ans et le ferai prendre l’air avant de le servir et la madame sera contente 🙂

Restaurant La Trattoria, Key West

Vous allez dire : hey la grande, ça fait plus d’un mois que tu es revenue de Key West, yétait temps! Je sais, mais j’avais perdu ma feuille de note set vu la belle température, en faisant du ménage, je l’ai retrouvée. Si je me donne la peine de vous écrire sur ce resto situé à plus de 3000 km d’ici, c’est pour vous inciter à y aller si jamais vous mettez les pieds à Key West, la ville la plus au Sud des États-Unis (80 miles de Cuba seulement!).

Lorsque nous sommes allés à Key West l’an dernier avec Claudie et Maxime, nous avions voulu y manger mais la file d’attente nous avait découragé. Pour l’anniversaire de mon Fredo, nous nous sommes donc repris et n’avons pas été déçus. Le restaurant est chic, accueillant sans être trop guindé. Vous pouvez y aller si vous êtes en jeans et en gougounes 🙂 Le service est impeccable, le petit monsieur préposé à l’eau n’a jamais paru dérangé par ma soif inépuisable et me remplissait mon verre sitôt la dernière gorgée disparue. Le serveur, très sympathique aussi, assurait très bien son rôle. C’est très important car même si vous mangez super bien, si le serveur à l’air bête, ça gâche la soirée.

Donc, je me prends un apéro: un petit verre de vin blanc (sauvignon) qui sent la papaye et le pamplemousse. Je trouve que les sauvignons sont une bonne façon de découvrir les vins blancs grâce à leurs arômes et leur goût de fruits exotiques. Ensuite, en entrée, un carpaccio à l’huile de truffes blanches. OH-MY-GOD! Trop bon, j’en pleurais presque quand j’ai eu fini! Fred a pris les antipasti del la casa et c’était aussi délicieux. L’assiette généreuse comprenait de la mozzarella fraîche, 3 sortes de viandes froides, piments et ail rôtis, etc. On pourrait prendre cette assiette pour 2 personnes tant les portions étaient copieuses. Avec cela, on nous sert du pain frais, tout juste sorti du four avec un mélange d’huile d’olive, de vinaigre balsamique et de parmesan.

Avec tout ça, nous avions choisi un vin rouge italien (ben quin!) que nous avons beaucoup aimé malgré le fait qu’il soit un peu jeune et qu’un petit tour de carafe aurait révélé encore plus. Pèppoli chianti classico d’Antinori 2008. Une cinquantaine de dollar au resto (c’est pas tous les jours qu’on a 25 ans), ici en SAQ il se détaille 23,95$ et aux États-Unis, peut-être quelques dollars de moins.

Comme plats principaux nous avons choisi: une salade tomate, mozzarella et basilic frais pour moi et pour Fred, des pâtes norma (tomates fraîches, aubergines, oignon dans une sauce demi-glace) et c’était très bon. Ça s’accordait bien avec le vin. Ma salade était aussi à la hauteur de mes exigences et finalement, même si c’était une entrée, j’étais rassasiée.

Pour dessert, ils ont « offert » (en fait ils nous l’ont mis sur la facture sans qu’on aie choisi, point négatif de la soirée) un tiramisu à Fred avec un « volcan de Bangale »! Une chance que Fred aime ça parce que sinon, j’aurais chialé. Habituellement, quand c’est ta fête, on t’offre le dessert, mais bon, ça ne valait pas la peine de faire un plat avec ça. Ils se sont peut-être trompés aussi, anyway, c’est pas vraiment grave.  J’ai pris des cannoli au fromage riccotta et la présentation était aussi bien que le goût. Seul détail négatif, à part l’histoire du dessert, ce sont les fourchettes. Vraiment pas agréables, c’est ridicule, mais ça m’a frappé!

Finalement, le verdict est que si nous retournons dans ce coin de pays, nous repasserons surement pour une bonne bouffe italienne  La Trattoria 🙂 En attendant, rien ne vous empêche d’y aller aussi!

Apothic red, 2009

Courrez en acheter à la SAQ!


Achat: SAQ

Prix: 15,95$, vraiment pas cher pour la qualité de ce vin!

Pays: États-Unis

Région: Californie

Mise en contexte: Des amis nous ont apporté ce vin pour accompagner un steak sur le BBQ. Je suis littéralement tombée en amour avec l’Apothic red. Mais tout d’abord, quelques mots sur le vignoble. C’est en 2005 que Boyd Morrisson décida de créer un vin qui allierait les façons de faire du vieux continent avec un style du Nouveau-monde. Il agença donc 3 cépages; Zinfandel, Syrah et Merlot ce qui donna un vin complexe aux arômes multiples. On reconnaît tout de suite le style californien avec ce même goût vanillé qui revient trop souvent à mon goût, mais combiné avec les autres arômes, ce vin se distingue des autres, surtout au niveau du coût!

Dégustation: Une robe rouge, tirant sur le violet, vient titiller l’oeil en premier lieu. On se dit que ça va être puissant. Au nez, fidèle à son apparence, c’est une explosion d’odeurs. On reconnaît la vanille fraîche, celle qu’on vend un prix de fou en gousse (en passant, vous saviez que la gousse de vanille provient d’une orchidée!) ou celle que j’ai acheté à Bali pour un prix dérisoire. Mais on ne s’arrête pas là et le vin alimente la discussion autour de la table, j’adore ça :-). On cherche, on cherche et là, c’est la déclic: ça sent le pain doré! On a mis le doigt dessus donc si on analyse, on retrouve aussi un côté cannelle et même à la limite chocolaté. En gros, ça sent bon. Il faut par contre le laisser un peu aérer, sans le carafer, le servir dans les verres et patienter un peu avant de le boire car il sent l’alcool. Finir son vin blanc est un bon moyen de patienter 🙂 Puis, on décide de goûter, on espère qu’on ne sera pas déçu, le nez annonçant toutes sortes de promesses. Et c’est un vin honnête, il tient ses promesses.

Dans la bouche, c’est rond, enveloppant, puissant. La vanille revient, le chocolat aussi, tout cela de façon bien dosée, ça ne tombe pas sur le coeur. Avec le steak, ça va, mais ce n’est pas l’accord parfait. Je boirais cela avec des fromages ou encore du filet de porc, quelque chose d’un peu plus doux que du gros steak sur le BBQ. Mais si vous voulez le boire avec du steak, go go go, c’était très bon quand même 🙂 Le lendemain, nous étions à la SAQ pour en acheter 2 bouteilles car j’ai l’impression que ce secret ne restera pas sous silence trop longtemps et s’il devient difficile d’en acheter, peut-être les prix augmenteront-ils aussi.

Bref, un coup de coeur. Merci Evelyn et Yves de nous avoir fait découvrir ce vin délicieux.

Riesling, Hospices de Strasbourg, 2008

L’importance de bien accompagner son vin.

Achat: Strasbourg, 15 décembre 2010. N’est malheureusement pas disponible en SAQ  😦

Prix: Environ 10 euros.

Apogée: aurait survécu à quelques années de plus, mais je ne crois pas qu’il se serait bonifié.

Pays: France

Région: Alsace, plus précisément, la jolie ville de Strasbourg.

Mise en contexte: En cherchant des endroits à visiter à Strasbourg lorsque j’y suis allée avec la familia, je suis tombée sur les Hospices de Strasbourg qui produit du vin à Strasbourg même. On peut visiter l’endroit et une grande histoire entoure ce lieu. Finalement, faute de temps, nous n’avons pu y aller, mais j’ai quand même trouvé ce riesling dans une autre boutique et ai décidé que ce serait une des bouteilles que je rapporterais. Voici l’histoire de l’Hospice de Strasbourg.

Fondé en 1395 par des religieux (ça date pas d’hier!), l’Hospice accueuillait, nourrissait et soignait les malades, les pauvres et les pèlerins qui venaient demander de l’aide. L’endroit servait aussi à entreposer des vivres, dont du vin. Les gens, soucieux de se réserver une place au paradis, faisaient des dons à la communauté, non seulement en argent, mais aussi en nature (non non non, pas de mauvais pensées 🙂  ), c’est-à-dire avec des récoltes ou carrément des bouts de terre. Si bien qu’à la fin du Moyen-Âge, l’Hospice possédait plusieurs productions viticoles. La Révolution française passa outre les Hospices et les religieux purent garder la majorité de leur bien, mais cessèrent de faire du vin. Au 17e siècle, l’hôpital se tourne plus vers la médecine (c’est pas à ça que ça sert ???) qu’avant et les rations de vin aux malades diminues (à voir la bouffe qu’on a dans les hôpitaux, c’est aussi bien qu’on ne nous serve pas de vin!)!!! La cave tombe alors en décrépitude. C’est en 1996 seulement qu’on décide de restaurer les installations et qu’on reprend la production.  J’aurais bien aimé y aller.

Dégustation: Au nez, ça sent bon 🙂 On retrouve la pomme, mais surtout une odeur de fruits confits comme on en retrouve dans les gâteaux du temps des fêtes. Avec le passage en verre, on découvre d’autres arômes d’agrumes, de craie, mais aussi une petite touche de bois. Ça donne l’eau à la bouche. On y goûte et on est déçu…. Le goût est très léger, rien à voir avec les multiples arômes qu’on sentait et l’acidité trop présente. Merde, c’est toujours plus décevant quand on a traversé l’Atlantique avec la bouteille. Résignée, j’attaque mon homard bouilli, une saucette dans le beurre au citron, une gorgée de vin malgré tout et là, oups, ça n’a plus rien de comparable. L’acidité s’est résorbée pour faire place à plus de rondeur et de douceur et je me dis: ma vieille, tu as vraiment choisi le plat idéal pour ton vin! Comment je le sais? Mon vin semble vraiment meilleur avec le homard et mon homard est tout aussi délicieux. Pour qu’un accord soit réussi, le plat et le vin doivent ressortir de façon optimale comme dirait Claudie.

Donc, pour l’histoire de l’endroit où il est produit et pour le résultat d’un accompagnement homardesque, oui, je récidiverai dans l’achat d’une bouteille si je retourne en Alsace.  Et si vous y allez, avec ou sans moi :-), allez donc à l’Hospice faire une visite et essayez donc le gewurztraminer et les autres vins tant qu’à y être 🙂

Tchin tchin!

Restaurant le Raphaël, Prévost

Nous nous sommes donnés rendez-vous au Raphaël, après 13 ans de séparation. C’était l’endroit tout indiqué, bonne bouffe, pas trop de monde de sorte qu’on puisse parler, pas trop loin ni  pour une ni pour l’autre.  J’avais réservé, heureusement, car le samedi soir, toutes les tables sont prises, c’est bon signe.

L’extérieur, une petite maison très jolie, avec lumières et vignes s’accrochant aux fenêtres, est invitant. À l’intérieur, fidèle à l’extérieur, l’ambiance est chaleureuse, le décor zen sans toutefois être froid. On se sent presque chez soi, à l’exception que j’aurais baissé le chauffage un brin 🙂

Après 13 ans, on en a des choses à se dire. Jamais nous n’avons senti de la pression de la part de la serveuse parce que, juste ouvrir notre menu, ça a pris du temps! Nos choix faits, moi une aumonière de fromage de chèvre en entrée et le carpaccio de boeuf en repas, Jade, un feuilleté aux escargots et le saumon. Choix du vin; Ravens wood zinfandel (un Californien) 2008, 40$. Délicieux, j’irai l’acheter à la SAQ pour faire un blog à son honneur.

Les entrées arrivent; présentées de façon raisonnable. Bonne portion, présentation correcte, ça l’air très bon. Et cà l’est! Sauce onctueuse pour les escargots, pâte feuilletée bien remplie de fromage avec la petite salade verte à côté qui vient alléger le plat, la soirée continue comme elle avait commencé, sur des bonnes notes. On rie, on réfléchie, on se redécouvre, on se confie, comme si on s’était toujours parlé, ou presque 🙂 Le repas principal est là. Le saumon est délicieux, frais, pas trop cuit. Mon carpaccio est bon, un peu trop de câpres et de salade qui sont restés de côté dans l’assiette. Les portions sont bonnes, juste correctes pour nous laisser un peu de place pour le dessert. Je choisis une verrine de fraises et basilic au fromage mascarpone, pour ma dent peu sucrée, c’est parfait. Jade opte pour un fondant au chocolat, accompagné de fruits frais. Ma verrine est vraiment bonne, décidément fraises et basilic font bon ménage. L’addition, un peu salée pour mon portefeuille, mais  correcte par rapport à la qualité du repas, arrive. Le vin est fini, la table est débarassée, mais on nous laisse jaser sans nous faire sentir mal de rester malgré le repas terminé. On aurait pu nous resservir de l’eau, mais c’est un détail.

Bref, le Raphaël, comme d’habitude, ne m’a pas déçu. Au contraire, l’ambiance et la qualité des plats ont contribué à garantir à notre soirée de retrouvailles, une atmosphère des plus conviviale. Pour un souper en amoureux, en famille ou entre amis, si vous désirez débourser un peu plus que chez Paccini, mais manger de la vraie bonne bouffe, c’est l’endroit tout indiqué. J’y retournerai et j’espère Jade, te revoir bientôt. Merci pour la belle soirée 🙂

Castellare di Castellina, Chianti classico 2008

Un de mes vins préférés!


Achat: Eataly market, New York, mars 2011

Prix: environ 24$US

Apogée: bon à boire si carafé, mais peut se bonifier selon moi d’ici quelques années.

Pays: Italie

Région: Toscane (ha la Toscane (soupir mélancolique)

Mise en contexte: Nous avions acheté le même vin mais de l’année 2004 lors d’un précédent voyage à New York et nous étions littéralement tombés sur le dos. C’était tout simplement délicieux. Lorsque nous y sommes retournés, je cherchais désespérément ce vin, mais il n’y avait que du 2008. Nous n’avons pas été déçus! L’étiquette est facile à reconnaître car on y retrouve un oiseau avec son nom latin et l’oiseau change selon les années. Maintenant, un petit peu d’histoire 🙂

Le Castellare est le résultat d’une fusion de 5 fermes toscanes qui eut lieu en 1968. C’est une production assez modeste; environ 250 000 bouteilles par année dont 130 000 de Chianti classico. À l’échelle mondiale, ce n’est pas tant que ça et c’est peut-être pour ça qu’on ne le retrouve pas ici 😦 Pour qu’un vin détienne l’appellation Chianti classico, il doit répondra à plusieurs exigences et peut perdre cette appellation d’une année à l’autre si le niveau de qualité baisse. Quelles sont ces conditions? Premièrement, il doit provenir de la région du Chianti et le vin doit contenir au moins 75% de sangiovese (sorte de raisin) et ce pourcentage peut aller jusqu’à 100%. Cette exigence s’applique aussi à l’appellation Chianti, mais pour avoir le classico il faut respecter d’autres normes au niveau de la production de raisin. Les vignes doivent avoir un minimum d’espace entre elle et le volume qu’on en retire est beaucoup moindre. Tout cela pour le respect de la vigne.

Ce vignoble a été longtemps le seul château de Castellina et ils ont développé 2 autres vignobles; un à Frassinello et un autre à Pisciotto. Si vous allez en Toscane, vous pouvez visiter le domaine et même coucher là, vous pouvez être sûrs que si j’y retourne (et j’y retournerai!), j’arrête par là 🙂 Il y a un site Internet, exclusivement en italien, mais avec la traduction google, quoi qu’imparfaite, on peut tout de même comprendre l’essentiel.

Dégustation: Juste à l’apparence du vin, on sait qu’on a affaire à quelque chose de spécial. Robe rouge vraiment intense, laisse une généreuse trace de gras sur le verre. Au nez, ce qui saute aux yeux (plutôt au nez, mais bon, vous avez compris) ce sont les cerises. Elles sont si présentes, impossible de ne pas les reconnaître. Mais pour ceux qui ont eu la chance de mettre les pieds en Toscane, ce vin la représente tout simplement. Réaction de moi et Fredo: ça sent la Toscane! Qu’est-ce que ça sent la Toscane? Bon! Mais plus précisément, le soleil, la terre des vignobles, les champignons, les oliviers (bois), le bonheur quoi 🙂 Et ce qui est bien avec ce vin et m’indique qu’il pourrait prendre de l’âge en beauté, c’est qu’avec le temps, les arômes changent. Vers la fin, on découvrait un petit côté mentholé et même une légère amertume qui rappelle le cacao. Et là, on est tout excités et on trempe nos lèvres en espérant que le goût sera à la hauteur du nez et on est pas déçu! Il est soyeux tout en étant explosif au niveau des saveurs. On ne se sent pas agressé, on est comblé. Un fini qui prouve le travail derrière le vin, pas agressif, mais puissant. Ça goûte ce que ça sent; les fruits rouges mûrs, l’humidité de la terre et avec un tartare de canard, c’est tout simplement parfait. Je vous le dis, si vous allez aux États-Unis ou encore mieux, en Italie, VOUS DEVEZ ACHETER UNE OU DEUX BOUTEILLES! Et si vous êtes vraiment fins, m’en donner une 🙂 J’ai presque menti tout à l’heure en disant qu’on en trouvait pas en SAQ, il existe, selon le site Internet, 3 bouteilles de 2005 à la SAQ Beaubien. 3 bouteilles dans le Québec, erreur d’inventaire ou sont-elle vraiment là et si vous voulez dépenser 79$…. Donc, les États-Unis ou l’Italie, faites-vous plaisir (et à moi en même temps pour venir m’en parler) et acheter. À m’entendre, on dirait que j’ai des actions, mais non 🙂

Encore une fois, n’hésitez pas à dépenser un peu plus qu’à l’ordinaire pour une bouteille de vin. Le vin, lorsqu’il est bien fait et de façon artisanale, est tout simplement une oeuvre d’art. Des années de travail et un savoir important se cache derrière ces bouteilles. On ne réalise pas toujours ça et je vous encourage donc à aller visiter des vignobles (ou des vergers) et à rencontrer les producteurs. Peut-être alors, trouverez-vous que 20$ valent souvent la peine d’être investis pour goûter au travail d’une vie.

Santé 🙂

Laguna de la Nava, gran reserva 2004

Ordinaire….

Achat: SAQ

Prix: 14,95, mais n’est plus disponible.

Apogée: on est pas mal rendu là.

Pays: Espagne

Région: Valdepenas

Mise en contexte: L’entreprise familiale fut fondée en 1904 par Don Juan Megia Sanchez. En 1989, Dorreto Navarro Lopez pour rendre le vignoble tel qu’on le connaît. Habituellement, ces vins sont reconnus pour offrir un très bon rapport qualité-prix. Le site Internet est malheureusement avare d’information, il m’est difficile de vous en dire plus. Par contre, si vous payer le voyage, j’irai volontiers me renseigner pour vous 😉

Dégustation:  Fred avait reçu en cadeau une bouteille de Laguna 2001 que nous avions adorée. Nous en avions d’ailleurs acheté plusieurs bouteilles tant le rapport-qualité prix était bon. Le 2004 n’est pas mauvais, il est seulement l’ombre du 2001.  Manque de corps et de finesse, c’est un vin du mardi comme j’appelle. Au nez, on retrouve des effluves de pruneaux et de caoutchouc (…), en le laissant prendre l’air un peu, l’arôme de la cassonade se révèle et prend le dessus, ce qui est plus agréable. Conclusion: un petit tour de caraffe s’impose et même après, on sent encore l’alcool. En bouche, il a un très léger goût de fruits rouges, avec un petit côté boisé. Honnêtement, contrairement au 2001, c’est un vin très léger. Nous l’avons bu avec du tartare, c’était une erreur. Je vous conseille plutôt avec des pâte avec une sauce rosée ou tomatée pas trop épicée. De plus, une sauce onctueuse viendra adoucir le côté sec du vin.

Ce que vous devez savoir par contre, c’est qu’on ne trouve plus le 2004 en SAQ, ne pleurez pas! On retrouve désormais le 2005 et si on se base sur le 2001, je crois qu’on devrait lui accorder une chance. 2005 a été une bonne année dans plusieurs régions, le vin sera donc peut-être à cette image.

Si jamais vous l’essayez, n’oubliez pas de nous en faire part 🙂 Autrement, je le ferai pour vous!