Archives mensuelles : février 2012

Le Requiem de Mozart, Orchestre symphonique de Montréal

Et vlan, une nouvelle catégorie pour les épicuriens que nous sommes. Les arts font partis de nos vies: musique, cinéma, humour, nous aimons tous nous offrir une petite sortie de temps en temps. Cette catégorie regroupera les sorties que je fais, autre que gastronomiques, et qui sont dignes de mention, soit par leur médiocrité ou leur qualité exceptionnelle.

Comme premier article, on commence en grand avec le premier concert de musique classique auquel j’ai assisté. Serais-je donc rendue si vielle et mature? Rien de sûr là-dedans, n’empêche que j’ai beaucoup apprécié mon expérience.

Tout d’abord, je suis loin d’être une fin connaisseur de musique classique, loin de là. Mes connaissances se limitent surtout à la musique qu’on entendait dans les films de Walt Disney. Hé oui, Disney a beaucoup utilisé la musique de Tchaikovski, surtout pour La belle au bois dormant. Et qui ne connaît pas Casse-Noisette? La musique classique fait partie de nos vie, elle est souvent présente lorsqu’on nous fait attendre au téléphone et dans les films évidemment. Les auteurs classiques ne sont pas tous aussi accessibles, ainsi, si vous décidez d’assister à un concert, choisissez bien la pièce et le compositeur pour vous donner la chance d’apprécier au maximum. C’est donc pourquoi j’ai choisi Mozart.

J’ai donné comme cadeau de Noel à mon père un billet pour le Requiem de Mozart (cadeau égoïste peut-être…). J’étais curieuse d’assister à un tel spectacle et en plus, il avait lieu dans la nouvelle salle de l’OSM ou l’accoustique est soi-disant merveilleuse. La salle est immense, en bois clair, avec un orgue impressionant au fond. Nous étions dans la 2e rangée, donc très près des musiciens, mais si près qu’on ne pouvait avoir une vue d’ensemble de l’orchestre qui doit compter environ une centaine de musiciens. Et il y avait du beau monde là-dedans. Certains musiciens n’avaient pas 30 ans, on imagine quel genre de petits génies ils sont! Aucun micro et croyez-moi, ç’aurait été inutile.

On s’installe pendant que chacun s’accorde. Entrent ensuite les solistes (sopranos, tenors et barytons) et finalement, le tellement sympathique chef d’orchestre Kent Nagano. Avec ses beaux cheveux dans le vent, il a tout du surfer californier qu’il est, c’est juste qu’habillé en queue de pie, ça parait moins. Il prend la peine de saluer et de sourire à ses musiciens et à la foule et c’est parti.

La première pièce jouée était la Complainte du lézard amoureux. Oui je sais, absurde comme titre, la pièce l’était autant (du moins, pour mes oreilles vierges de concert classique). Interprété par une soprano à la voix absolument magnifique, sans mélodie apparente, avec des interventions de l’orchestre ressemblant plus à des bruits pour accompagner un cascadeur dans un film qu’une pièce musicale, j’avais un peu hâte que ça finisse. Coup d’oeil en coin avec papa, il approuvait mon incrédulité.

Deuxième pièce; la symphonie no 25 de Mozart. Aux premiers abords, ça ne vous dit peut-être rien, mais je suis convaincue que vous l’avez déjà entendue. C’était magnifique, grandiose de voir tous ses musiciens à l’unisson avec le son qui vous traverse les tympans et le coeur. Cette symphonie a été composée au cours des années 1770, suite à un voyage à Vienne.

Un petit entracte pour se vider la vessie et la remplir et nous revoilà assis, attendant l’oeuvre maîtresse; le requiem. Accompagné d’un choeur d’une trentaine de personnes au moins, on sait que ce sera émouvant.

On sait que Mozart a reçu cette commande d’un riche comte autrichien annonyme et qu’il est mort avant de l’avoir terminée. Sa veuve trouvera finalement Fanz Xaver Sussmayr, musicien médiocre vaguement lié à Mozart, pour terminer l’oeuvre. Malgré les erreurs, on la joue comme tel encore aujourd’hui. Bon, pour ma part, je n’ai pas relevé d’erreurs et vu la réaction de la salle à la fin ( standing ovation, 3 rappels et des gens qui pleurent d’émotion), je crois que je ne suis pas la seule! Sans avoir fondu en larmes, j’avoue qu’elle me sont montées aux yeux surtout lors de l’ouverture.

Somme toute, je retournerai sûrement à l’OSM. Par contre, j’essaierai d’avoir des places dans la première rangée du premier balcon. Nous pouvons être fier de nos musiciens montréalais.

Bistro le Balmoral, rue Ste-Catherine, Montréal

Idéalement situé dans le quartier des spectacles, à 2 pas de la place des arts et de la nouvelle salle de l’OSM, le Balmoral attire les amateurs d’art de la scène qui iront voir un spectacle après avoir cassé la croûte. Il faut entrer dans l’édifice Astral pour ensuite pénétrer dans ce bistro d’une cinquantaine de places.

Moi et les deux hommes de ma vie (papa et mon amoureux) avons donc pris place sur une banquette avec une vue sur la nouvelle place.

Le menu propose plusieurs types de plats, chacun peut y trouver quelque chose à son goût. Papa opte pour le tataki de bœuf, Fred les calmars frits et moi, la salade de mâche avec chèvre grillé, poires au porto et coulis de fromage bleu. Le tataki est délicieux, les calmars frits sont tendres et croustillants accompagnés d’une mayonnaise miel et moutarde et mon fromage de chèvre est totalement satisfaisant. Les fromages viennent couper l’amertume de la salade, bref, c’est réussit pour les entrées.

Comme plat de résistance, j’opte pour la bavette aux épices, papa pour un burger de luxe et Fred pour la salade de tataki de bœuf, version repas. Je reçois ma bavette qui gît dans une sauce sentant l’anis à plein nez… Ça part mal. Une bouchée plus tard, ça me roule dans la bouche. On ne goute pas la viande, mais seulement un mélange d’épices style indien… Mon chum, en vaillant chevalier me propose sa salade qui contient exactement la même quantité de viande que l’entrée de mon père, ils ont seulement mis plus de salade! Seul mon père à été satisfait de son burger et même, je dois dire que les frites étaient molles et assez insignifiantes… Décidément, j’ai de la misère avec mes restos ces temps-ci!

Facture un peu salée pour la qualité des plats, la prochaine fois que j’irai voir un spectacle, je marcherai un peu plus pour manger un peu mieux!

Le Quartier général, rue Gilford, Montréal

À découvrir!

Caché dans une toute petite rue du Plateau, le Quartier général attire pourtant les amateurs de bonne bouffe. Petit restaurant apportez votre vin où s’entassent une trentaine de table, où les convives peuvent observer les chefs à l’oeuvre vu la cuisine ouverte, l’endroit est charmant et sympathique.  Attention, les réservations sont requises, même pour un lundi soir! On nous avait averti qu’il fallait laisser la table pour 21h00, finalement, nous sommes restés jusqu’à 22h00 sans sentire la moindre pression.

Premièrement, une mention spéciale pour le service. La jeune dame était vraiment sympathique, connaissait son menu et était attentive à nos besoins. Bref, elle faisait bien sa job 🙂 Vu que je suis à l’eau, nul besoin de quémander pour qu’on remplisse mon verre, ça se faisait tout seul.

Le menu, presqu’entirèrement carnivore (végétariens s’abstenir), est écrit sur une ardoise. Les plats principaux coutent environ une trentaine de dollars auxquels on peut ajouter 12$ pour avoir la table d’hôte qui comprend une salade ou un potage, une entrée et un dessert.  Ce soir on avait droit à une salade mesclun avec vinaigrette au miel et citron confit qui, sans être extraordinaire, était bonne et la soupe était au poisson. Trop gouteuse à mon gout, ceux qui l’ont pris l’ont toutefois appréciée. Pour les entrées, tout le monde a choisi le tartare du soir qui était au boeuf, sauf moi qui aie opté pour le foie gras poêlé sur pain brioché (ajouter un extra de 10$).  Le tartare était tout simplement divin, je ne pourrais vous énumérer les assaisonnements vu que je n’en ai pas mangé, mais si quelqu’un les connaît, qu’il se manifeste! 🙂  Mon foie gras était aussi à se rouler dans l’assiette. Une portion plus que généreuse, grillée à la perfection sur le dessus et tout moelleux à l’intérieur, c’était un pur délice et croyez-moi, ce n’est pas la première fois que je mange du foie gras.

Les plats principaux qui ont été sélectionnés sont le filet mignon avec Mamirolle fondu et sauce aux 3 poivres, côte de veau avec son beurre à la noisette et au foie gras et finalement, les souris d’agneau style marocain. Tout le monde a été enchanté. J’ai pris le filet mignon, cuisson parfaite et d’une tendreté digne de mention. Seul petit bémol, le fromage était peut-être un peu trop prononcé pour ce type de viande. Ce n’est pas la coupe de viande qui goute le plus, donc le fromage prenait trop de place et la sauce était à peu près absente. Le tout était accompagné d’une purée de pommes de terre aux échalottes. Portion géante, la madame n’a pas fini son assiette. Le clou de la soirée revient à la côte de boeuf. Encore une fois, cuisson rosée, viande juteuse et pleine de goût, on aurait eu envie de se baigner dans le beurre au foie gras. Accompagné d’un duo de panais (en purée et grillés), c’était magnifique et aussi très généreux comme portion. Finalement, l’agneau a su ravir les amateurs de viande braisée.  Se défaisant à la fourchette, assaissonné avec un mélange d’épices originales et savoureuses, le plat était franchement réussi. Bref, tout le monde était bien content!

Les conversations vont bon train, les bouteilles de vin se vident (moins vite que lorsque je participais m’a-t-on dit), la table est désservie tranquillement. Pas de pression, la digestion se fait aisément, le bonheur quoi. Reste ensuite les desserts, pleins de promesses eux aussi.

Le gateau au fromage au mascarpone avec coulis de bleuet était délicieux. Fait maison, moelleux et délicat, il a su se trouver une petite place grâce à la gourmandise. L’autre choix était un genre de crumble aux pommes avec glace à la vraie vanille et nappé d’un caramel à la fleur de sel. Encore une fois, un succès.

Total de la facture avec pourboire et service 115$ pour 2, ce qui est raisonnable pour la qualité de ce que nous avons mangé. Évidemment, le fait d’apporter son vin diminue aussi la charge financière. Nous y retournerons sans doute lorsqu’il y aura un nouveau menu, j’ai hâte 🙂

Dans la bouche, Laval, boul. St-Martin

Ce restaurant n’existe plus.

On entend beaucoup parler de ce resto qui a su aller chercher une importante clientèle avec ses multiples promotions. Premièrement, les femmes mangent « gratuitement » tous les soirs, à condition de boire pour 25$. La même promo s’applique aux hommes les lundi et jeudi. Pour ma part, j’avais acheté des coupons sur Restoboom de 20$ pour 40$. Évidemment, on ne peut jumeler ces promos ( on le pouvait il y a quelques mois, mais ce temps est révolu).

Premièrement, l’ambiance est désagréable pas à peu près. Musique disco club à tue-tête, on se hurle après. Les tables sont assez collées donc on hurle encore plus pour enterrer les voisins. Bref, on y va en gang, pas pour une soirée relaxe.

Le menu est simple, mais alléchant. Les prix sont assez élevés, mais si on profite d’une promo, on s’en sort assez bien. Les portions sont gigantesques donc si vous tenez à une entrée, aussi bien la partager. C’est ce que nous avons fait. Un plat de calmars frits et un brie aux noix et fruits caramélisé. Si la portion du brie était un peu décevante pour la partager, les calmars abondaient, servis avec de la tzatziki (???), ils étaient bons même si j’aurais apprécié du citron pour les accompagner.

Les plats principaux sont tous accompagné d’une petite salade césar qui n’a rien d’exceptionnel et de frites avec mayo maison qui sont tout à fait délicieuses! Julien et moi avons opté pour un burger avec oignons, champignons, bacon et fromage de chèvre que je n’ai évidemment pas fini. Fred a opté pour un énorme steak à la cuisson parfaite qui manquait cependant d’accompagnements ( à 34$, quelques légumes auraient été les bienvenus). Finalement, Anne a pris le tartare de filet mignon qui était cuisiné de façon classique, mais qui manquait un peu de saveur. Mais règle générale, c’était un bon repas.

Les oreilles bourdonnantes et la voix éraillée, nous avons reçu nos factures. Avec taxes, service, 4 consommations, une entrée et deux plats principaux, on s’en est sortis pour 115$. À cela, on déduit 80$ qui n’ont coûté que 40$ donc une facture raisonnable. Il me reste 2 coupons, nous devrons donc y retourner et ce ne sera pas une torture, sauf pour nos oreilles 🙂

Zante, rue Saint-Laurent, Montréal

Sortez les sous et laissez vos attentes chez vous!

Tout avait pourtant si bien commencé. Un petit resto sympathique sur la Main, parking gratuit à 2 minutes, des amis qu’on avait hâte de voir, bref une belle soirée en perspective.  S’en fût une, mais nous avons été déçu.

L’accueil était chaleureux, le service un peu lent au début, franchement amorphe en fin de soirée.  Coup d’oeil sur la carte des vins; ouf, c’est cher! 3 fois le prix de la SAQ! Bon, on ferme les yeux, on commande un bon Prunée à 50$ (on exclue la personne qui écrit 😦  ) et on regarde le menu. Quoi?!?! Une salage grecque à 19,95$? Ha mais les entrées sont bonnes à partager…. Ha ok, mais quand même. Alors on opte pour 3 entrées pour 4: le spécial mezze (aubergines, courgettes et 4 petits morceaux de fromage de chèvre très doux frits légèrement), de la pieuvre grillée avec oignons, câpres et endives et finalement la fameuse salade grecque.

Le spécial mezze est tout simplement divin. Les légumes et le fromage sont frits de façon si légère que ça ne tombe aucunement sur le coeur, on a un peu l’impression de manger des chips, assaisonnées avec du sel et un mélange d’herbes délicieux. Pour ma part, j’ai été déçue de la pieuvre. Je trouvais qu’elle était trop grillée et pas assez assaisonnée, ça goutait beaucoup le vinaigre, les autres ont apprécié, sans plus.  La salade grecque était bonne, quoi que remplie de poivrons (en Grèce, il n’y avait jamais de poivrons, que des olives noires, tomates et concombres avec parfois les petits piments grecs si bons) avec 4 petits morceaux de feta qui je dois l’avouer étaient très bons. Nous avions déjà 60$ d’entrées et pourtant, nous avions encore très faim. Souvent, dans les autres restaurants, après l’entrée, on tombe déjà dans la gourmandise!

Pour les plats principaux, on commande un plat par personne et les accompagnements, tous les mêmes pour tout le monde, sont déposés au centre de la table et chacun se sert. J’ai opté pour l’assiette de crevettes et pétoncles, Fred pour les côtelettes d’agneau accompagnées d’un morceau d’espadon, Yves a choisi l’assiette de crevettes et Evelyn, la côte de veau.

Yves a reçu son assiette en premier et nous en sommes tous restés sans voix. Une assiette blanche, ronde avec 4 crevettes de 3 bouchées chaque et c’est tout. Coût de l’assiette: 33$ donc plus de 8$ la crevette! C’est une blague? J’ai une question pour le chef: lorsque vous avez eu fini de mettre les crevettes dans l’assiette, vous n’étiez pas gêné d’envoyer ça à vos clients en sachant qu’ils paient 33$ pour ça? Pour ma part, j’avais 2 crevettes de la même grosseur et 4 pétoncles de grosseur raisonnable pour le même prix… Ordinaire. Les assiettes de viande étaient plus satisfaisantes. Les côtelettes d’agneau étaient franchement bonnes et l’espadon aussi. Evelyn semblait bien satisfaite de son veau aussi même si je trouvais que la grosseur du morceau aurait pu être plus imposante. Comme accompagnement, une assiette de légumes vapeur (qui était clairement un mélange congelé genre Artic Garden…) et un plat de frites qui contenait maximum 2 portions.

À partir de ce moment, on a vraiment eu l’impression de se faire avoir. À mesure que le restaurant se vidait (on ne se battait pas pour y entrer, même si on était un samedi soir), le volume de la musique augmentait, si bien qu’on était peut-être 10 clients, mais il fallait se hurler après.  Ha j’ai failli oublier. On nous a quand même  « gracieusement » offert une assiette de fruit ou nous avons eu droit à une fraise, un morceau d’ananas et un morceau de melon d’eau, quand même!

Total de la facture avec le vin, les taxes et le service? Près de 200$ pour 2! Je capote encore juste à y penser. Et là, ne pensez pas que je suis cheap.  Ça ne me dérange pas de payer un tel prix pour un repas, mais donne m’en pour mon argent, livre la marchandise comme on dit. Bref, chez Zante, j’ai vraiment eu l’impression de me faire avoir et ils ne me reverront pas.  C’est dommage parce que je garderai tout de même un bon souvenir du spécial mezze et de leurs côtelettes d’agneau.