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Domaine Zédé, Margaux 2003

Un de mes meilleurs vins à vie!

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Achat: SAQ

Prix: un 27,30$ largement mérité.

Pays: France

Région: Bordeaux

Apogée: 2012, on a été patient car nous avons reçu cette bouteille en cadeau il y a de cela environ 6 ans.

Mise en contexte: Nous savons que la maison noble de Labégorce existe depuis au moins 1332. Les Gorsse, qui était une famille imposante dans la région de Margaux y ont résidé pendant des siècles. Il y a probablement un abbé qui a laissé son nom et avec le temps, l’épellation du nom s’est modifiée. Après la Révolution française, le domaine sera divisé en trois, le domaine Zédé devenant une des trois parties.  La propriété était, et est toujours, entourée de crus et on y fait du vin depuis le Moyen-Âge. C’est en 1905 que la propriété gagnera son premier prix, la médaille d’or, lors de l’exposition de Liège.

Depuis sa construction, le domaine Labégorce a toujours été traité aux petits oignons par les nombreuses familles qui en ont été propriétaires. En 1865, c,est un monsieur Fortuné Beaucourt (avec un nom comme ça, il ne pouvait qu’être riche!) qui en fit l’acquisition. Suivront ensuite la famille Rooryck en 1918, puis les Condom (et oui!) en 1965 et finalement en 1989, Hubert Perrodo. En 2005, M. Perrodo rachète le domaine Zédé qui rejoint ainsi le domaine Labégorce, mais un an plus tard, il mourra subitement et c’est sa fille qui prendra les commandes. Depuis, elle s’est entourée d’une solide équipe afin de conserver la bonne réputation et la qualité des vins qu’elle produit.

Dégustation: Je vous entends déjà protester: un Bordeaux! Autant m’exfolier la gorge avec du papier sablé (j’exagère à peine!). Hé bien, il n’en est rien. Les Bordeaux peuvent être délicieux s’ils sont bien servis, à la bonne température, au bon moment, avec le bon repas. Bref, ils demandent les même soins que n’importe quel vin, la seule chose est qu’on ne peut être négligent avec ses vins car ils ont du caractère, ils doivent être flattés dans le sens du poil afin de révéler toute leur magnificence. On vous demande aussi d’être patient. Patient avant d’ouvrir la bouteille et patient avant de la verser dans les verres. Quelques années dans votre sous-sol, couchée, à la noirceur et ensuite, hop dans la carafe pour une petite heure et vous serez au paradis.

La robe est d’un rouge très foncé avec des reflets presque brunâtres. Au nez, on sent les framboises, le thé des bois, les pruneaux et le sucre caramélisé. On aime ça et on ne se lasse pas de sentir et d’humer ces parfums si alléchants.  Nos papilles frétillent, nous avons assez attendu!

On goute, en espérant qu’on ne sera pas déçu. Et on ne l’est pas. C’est du velours en bouche, aucune acidité, ça descend doucement le long de notre gorge en laissant la place à un soupir de satisfaction. Évidemment, on en redemande.

Nous avons dégusté cette merveille avec un osso bucco et sa gremolata après une journée d’automne à fendre du bois de chauffage. Petit feu dans la cheminée, bonne compagnie, pouvez-vous imaginer une plus belle finale à ce moment? Le goût est fidèle au nez. Aucune acidité, légère amertume rappelant les noix, tout de suite attendrie avec les fruits rouges mûrs, le petit côté mentholé du thé des bois qui rafraichi à la toute fin, c’est un délice.  Accompagné par une viande braisée, assez gouteuse pour soutenir le vin, que demander de plus? Vous verserez peut-être une larme lorsque vous aurez bu votre dernière gorgée. 🙂

Je ne sais pas si on trouve encore ce millésime en SAQ, je vais faire mes recherches et si c’est le cas, dépêchez-vous à aller en chercher avant que je passe faire ma commande 🙂