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Auberge La tour du lac

À la hauteur du chef Cantin

Nous avons connu Pierre-André Cantin lorsqu’il était chef au Club St-James. Nous avions été séduits par ce sympathique monsieur et sa cuisine gastronomique. À cause de certaines circonstances, il a quitté le club pour se retrouver à Ste-Agathe à l’auberge de la tour du lac. Quand on a su ça, on a tout de suite voulu y aller. On a été agréablement surpris par les prix: pour 80$ par personne on nous offrait le souper 6 services, la nuitée avec bain tourbillon et foyer dans la chambre. Go Go Go on y va 🙂

Évidemment, on a pris l’apéro avec le chef (apéro qu’on nous a gracieusement offert, c’est ça qui arrive quand on a des contacts 😉 ) et nous nous sommes ensuite choisi une place dans une des 3 salles. On y était seul, parfait. Le service a été impeccable, chaleureux et sympathique. La soirée s’annonçait bien. On nous apporte comme mise en bouche une verrine de figue, miel et estragon. Wow, j’ai adoré ça car c’est en plein le genre de truc qu’on ne se ferait pas à la maison. Je déteste payer pour quelque chose que je fais habituellement moi-même pour le quart du prix. Le goût de l’estragon subtile, venait rehausser le goût fin de la figue. Super belle présentation, tellement que je vous en mets une photo 🙂

il faut dire que si vous désirez seulement manger sans coucher, c’est possible et ça coûte 35$ pour le 6 services! Mais continuons sur le chemin de la gastronomie 🙂 Ensuite, j’ai opté pour la salade au fromage de chèvre et sa vinaigrette à l’érable. Encore une fois, très bon, la vinaigrette goutait la tire d’érable, petite salade mesclun accompagnée de noix de grenoble et de bacon. Il s’avère que le fromage de chèvre se marie très bien avec l’érable, la portion était aussi très généreuse, ça aurait très bien pu être une salade repas. Une chance que je suis gourmande 😉 Fred a opté pour une terrine de gibier bison et lapin servie avec des oignons confits, portion plus raisonnable, très bien présentée et délicieuce.

Évidemment, on a commandé du vin. Encore une fois, la carte des vins est complète et les prix sont raisonnables, à partir de 19$! Nous avons donc opté pour une importation privée toscane, que voulez-vous, j’aime ça me faire souffrir en buvant des vins que je ne pourrai plus retrouver après 🙂 Un bon petit vin, fidèle à sa région que nous aimons tant, qui aurait pu faire un petit tour de carafe. Seul bémol, leur verre à vin sont vraiment moches, mais bon, personne n’est mort et le vin était quand même bon.

Suivait ensuite les potages; crème de petits pois et laitue pour Fred (on aime ça, c’est assez inhabituel comme saveur) et soupe à l’oignon gratiné au fromage suisse québécois (5$ d’extra). Le potage de Fred, rappelant légèrement la crème d’asperge (!!!) était frais, parfait pour l’été. Ma soupe, comme toute soupe à l’oignon était riche et dense, pas parfait pour l’été, mais vu qu’il faisait une température de mer…. c’était ok 🙂 Après cela, inutile de dire qu’on était rassasiés, mais ça ne faisait que commencer! Heureusement, le charmant serveur nous a apporté un granité pour faire passer tout cela à l’orange sanguine. J’ai trouvé cela parfait pour aider à faire de la place, même si il aurait pu être un peu plus gouteux. D’un autre côté, c’est pas une slosch, mais bon, ça fait la job, j’avais presque faim après!

Comme plat de résistance, j’ai commandé les côtelettes d’agneau à la fleur d’ail   (je cherche encore la fleur d’ail!). Cuisson saignante parfaite, sauce onctueuse, la viande était tendre, pas trop gouteuse (on sait que l’agneau des fois, ça goûte fort!) accompagné de légumes grillés à point et d’un délicieux gratin dauphinois assaisonné à la muscade. Hummmmmm, c’est bon. Là, j’ai reconnu la signature du chef! Il y avait un petit extra de 10$ qui vaut la peine d’être dépensé. Fred a opté pour de la volaille farcie aux champignons et au fromage d’Oka accompagné aussi d’une sauce      

onctueuse. Parlons sauce: on reconnaît une bonne sauce à son goût évidemment et à sa texture. Ici, pas de fécule de mais et un bon fond pour soutenir tout ça, ça fait toute la différence.

Ensuite, on a pu résister au plateau de fromages québécois (ben quoi!). 2 bons morceaux de chaque fromage: Oka, Sir Laurier et un fromage bleu dont personne ne se souvenait du nom. Il faut dire qu’on en a posé des questions! Avec raisins et noix, parle-moi de ça un beau plateau de fromages où on a des vrais morceaux 🙂

Pour le dessert, on était vraiment pu capable alors le gentil serveur nous a tout emballé ça et on a apporté le tout à la chambre. C’est-y pas magnifique! J’ai opté pour un brownie et Fred pour des fraises à l’anis, menthe et vin rouge. Perso, je n’aime pas l’anis, mais Fred a dit que c’était frais, différent et bon. Contentez-vous de cela 🙂 Le brownie était aussi bon avec une espèce de croûte, glaçage à la noix de coco et aux amandes je crois. Il faut dire que la bouteille de vin était finie à ce moment là, donc la meilleure façon d’en savoir plus, c’est d’y aller vous-même.

Un petit mot sur la chambre. Champêtre avec un énorme bain tourbillon dans le chambre et un foyer. On a pas pu résister à faire un feu donc on a parti l’air climatisé au bout, mais c’était si romantique! Par contre, le lit n’était malheureusement pas confortable et les oreillers étaient trop mince et pas assez moelleux. Le petit déjeuner du lendemain était composé de croissant, muffins, fruits et jus, ça c’était ok. C’était dans un panier dans la chambre, donc pas besoin de sortir, ce qui était parfait car notre chambre était dans un pavillon séparé de la salle à manger et il pleuvait des cordes. 

Nous ne retournerons pas coucher, mais nous retournerons très certainement manger. Je ne connais pas d’autre endroit où on mange une nourriture de cette qualité pour le prix qu’on nous demande. J’ai commandé des plats avec extra, mais c’est absolument possible de très bien manger pour 35$, c’est ce qu’a fait Fred. Ils peuvent aussi recevoir des groupes. Finalement, chef Cantin, vous nous avez juste fait réaliser à quel point on s’ennuyait de vous et de votre cuisine, heureusement, vous n’êtes pas loin, on se voit donc bientôt. Et vous, cher lecteur, plutôt que de vous taper 40 minutes pour aller sacrer dans le trafic et le manque de stationnement de Montréal, faites donc 40 minutes, mais vers le Nord pour allez vous aussi, tomber en amour avec la cuisine de la Tour du lac.