Archives de Tag: restaurant Québec

Le Champlain, Château Frontenac, Québec 

Tout à fait par hasard, en allant vérifier mon solde de miles Airmiles, je suis tombée sur cet événement: un souper gastronomique au Champlain accord mets et vins.  Ça incluait une visite de leur cave à fromages avec le chef Stéphane Modat. En plus, ça tombait dans le coin de notre anniversaire 😀 

Nous avons donc échangé nos miles et avons pris la 40 vers l’Est. Pour le souper, on nous a installé dans une pièce circulaire, vitrée et donnant sur le fleuve. Trois tables de 10 personnes dans cette ancienne bibliothèque, c’était un peu gênant au début, mais les convives étant bien sympathiques, les conversations ont vite débuté. 

Le 5 services débuta avec un omble article cuit doucement, oignons doux conservés à l’aneth, œufs de truite, crème fraîche au lait de chèvre et poudre de cèpes. Frais, style gravlax, c’était goûteux et beau pour les yeux. Ça nous a mis en appétit!


Suivait ensuite un esturgeon confit, mousse de cèpes et explosion de champignons sauvages. Toujours aussi bon, j’étais quand même un peu triste pour la madame en face de moi qui ne mange pas de poisson. C’était tendre et soyeux et ça m’a réconcilié avec l’esturgeon qui peut parfois goûter un peu fort à mon goût.

Comme 3e plat, un foie gras poêlé de Marieville, fruits nordiques acidulés, amandes caramélisées à l’érable, réduction de jus de betteraves rouges, poudre de cèdre, fleurs de sel à la menthe poivrée. Moi qui adore le foie gras, je n’ai pas été déçue! Cuisson parfaite, on s’est régalé.


Suivait le plat de résistance: un filet de bœuf fumé de l’île du prince Édouard, purée de panais, champignons rouge-vin sautés et son jus de bœuf corsé. Tendre et goûteux, la viande fondait dans la bouche.


Le dessert ne nous a pas déçu: une barre de crème brûlée au praliné du Champlain, enrobée de chocolat noir aux éclats croustillants de noix et sa glace à l’expresso. Je n’ai pas mangé la glace mais je me suis délecté du reste. Une crème brûlée en barre de chocolat, c’est du bonheur dans la bouche!


On y retourne? Pour les grandes occasions ou on mangera autant avec les yeux qu’avec la bouche. Les vins étaient délicieux et servis généreusement. Les plats, malgré leurs noms interminables, étaient de modestes portions et nous avons été finir ce merveilleux repas avec un plateau de fromages de leurs belles caves. Un beau moment gastronomique.

Le Saint-Amour, rue Ste-Ursule, Québec

J’avais tellement hâter d’y aller! Mes parents m’avaient offert un certificat cadeau de 300$ et déjà, je salivais juste à penser à ce que j’allais manger. Et je ne fus pas déçue, loin de là. Mais avant de plonger dans le vif du sujet, une petite description de l’endroit s’impose.

Situé dans le vieux Québec, sur la rue Ste-Ursule, le Saint-Amour fait danser les papilles de ses clients depuis 1978. Jean-Luc Boulay, chef propriétaire que vous avez sûrement vu dans le cadre de l’émission Les Chefs à Radio-Canada, s’applique à nous faire découvrir des plats originaux et délicieux tout en mettant les produits locaux en première ligne.  Désormais un passage obligé pour les fins palets, le Saint-Amour a accueilli des vedettes internationales comme Paul McCartney et Johnny Hallyday.

On entre dans l’établissement et on se sent chez soi, c’est chaleureux, la salle principale est comme une immense cour intérieure avec son toit vitré et ses nombreuses plantes. Les miroirs, le mobilier framboise et les nappes blanches rappellent les bistros parisien. C’est raffiné mais ce n’est pas guindé.

Tout de suite, nous sommes accueillis chaleureusement. On nous installe confortablement et nous dévorons le menu. Incapable de me retenir, je décide d’opter pour le grand menu dégustation tandis que mon Fredo prendra quelques plats à la carte. Ce qui est bien, c’est qu’on nous offre une grande latitude par rapport aux vins. Nous décidons de prendre un vin différent pour chaque plat et on nous amène des suggestions selon notre budget. On peut même goûter le vin pour être sûrs qu’il nous plaît. Ça c’est du service!

Nous débutons ce festin par un apéritif. Le kir St-Amour pour moi (vin blanc et liqueur de framboise locale) et kir Communar (vin rouge et liqueur de cassis) pour Fred. Bon et rafraîchissant, ça nous met tout de suite en appétit.

IMG_0369On m’apporte alors la mise en bouche de thon rouge et d’huître avec un bon verre de sancerre. On y trouve un crostini de sarrasin , un morceau de thon rouge délicat et ultra frais qui fond dans la bouche, une huître fraîche charnue, le tout accompagné d’une crème sûre, d’agrumes et d’un concassé de concombre. La présentation, comme celle de tous les plats que nous avons reçus, est impeccable, c’est frais, léger, on aime ça. L’accord avec le vin est aussi parfait.

IMG_0370Suit ensuite l’assiette de foie gras de canard en trois façons artisanales. Encore une fois, l’assiette est à couper le souffle et franchement délicieuse. Nous avons donc ici une pyramide de lentilles, foie gras et abricots. Légèrement salé avec une texture ou le moelleux du foie gras rencontre le croustillant des lentilles, on aime ça! Il y a aussi le maki d’abricot  farci au foie gras, c’est sucré, c’est doux, c’est bon. Et il y a le morceau de foie gras au torchon et ses purées.  Évidemment, ce plat est un must!

On continue cette orgie culinaire avec une bisque de homard, surmontée de crabe des neiges, de pétoncles et de caviar de hareng. Crémeuse, délicate et un peu relevée, ce plat fait honneur aux autres et demeure au rang des réussites.

IMG_0372

Mais la palme d’or des soupe revient à la crémeuse de chou-fleur servie avec un gésier de canard confit. Assaisonnée à l’huile de truffe montée en nuage, elle est tout simplement merveilleuse. J’en ai même regretté mon choix de bisque malgré que cette dernière était très bonne!

Nous continuons avec une 3e entrées, l’assiette de tartare et de carpaccio de saumon. Ouf! Le carpaccio était délicat, parfaitement poivré avec une tranche de radis si fine que quasi transparente et une purée d’avocat. Il y avait aussi une mousse de saumon fumé, divine, onctueuse, riche avec un petit goût fumé et finalement un tartare frais, croquant, parfait. Autre mention spéciale pour ce plat, tant au niveau du gout que de la présentation.

IMG_0373

Arrive enfin le plat principal. J’ai opté pour le mythique pigeonneau. Si vous avez écouté Les Chefs, ils ont fait un reportage chez le producteur, on est loin du pigeon qui se promène à Montréal! C’est une viande rouge, tendre et juteuse, mais surtout délicieuse. On nous sert une poitrine et une cuisse qui est farcie de foie gras. Le tout est accompagné d’un risotto à la truffe et d’une purée de champignons: trop trop bon! Ce plat, qui se détaille 50$ à la carte, vaut vraiment la peine d’être gouté! Évidemment, la viande était cuite à la perfection et d’une tendreté incomparable, je me suis franchement délectée.

IMG_0376

Suivait ensuite une assiette de 3 fromages québécois servis avec des noix. Petite portion, de toute façon, on est sur le bord d’exploser, mais c’est tout de même toujours un plaisir de déguster nos fameux fromages d’ici.

IMG_0380

L’avant-dernier plat était un dessert sous le thème du marron. Le marron, qui, mangé seul est à mon goût assez insignifiant, légèrement amer avec une consistance douteuse, peut tout de même donné quelque chose d’intéressant lorsque cuisiné.  Le plus frappant est évidemment la beauté de l’assiette. La présentation était élaborée et recherchée, c’était magnifique.  Il y avait d’abord l’étagé de marrons et son caramel, accompagné d’une crème glacée au marron. C’était délicat, mais en toute honnêteté, c’était plus beau que bon. Par contre, la glace et son petit crumble  dans le fond de l’assiette était absolument délicieuse.

IMG_0381

Finalement, question d’être certain qu’il n’y aie plus de place du tout pour quoi que ce soit, on nous apporte 2 petites mignardises. La première, un saucisson de chocolat et praline qui rappelle le Ferrero Rocher et un macaron au cari qui, au début, nous laisse perplexe parce que personnellement, je ne mets jamais de cari dans mes desserts, mais qui, sous la dent, comme tout le souper d’ailleurs, offre quelque chose de délicieux et d’original.

IMG_0382

On ne va pas souper au Saint-Amour à toutes les semaines, c’est certain. Le repas que nous avons mangé, avec taxes et service à couter près de 450$. Nous avions 300$ de certificat cadeau, autrement, on se serait calmer les nerfs. Mais si vous calculez les 6 ou 7 verres de vin différents, la complexité et la qualité des 7 plats qu’on nous a présentés, plus les taxes et le services, pour 2 personnes, je ne crois pas que la facture soit exagérées.  Il est aussi possible de s’en sortir pour bien moins que cela aussi, mais d’un autre côté, tant qu’à y aller, allons-y pour vrai, si on peut se le permettre.

J’espère grandement avoir la chance de retourner déguster dans cet établissement qui fait honneur à nos produits locaux et qui nous présente la cuisine sous son plus beau jour. Chef Boulay, vous êtes un grand chef.

Le cochon dingue, petit Champlain, Québec

Boff…

Après un voyage de près de 5 heures pour se rendre à Québec, c’est complètement affamés que nous nous sommes attablés au Cochon dingue. Le resto est charmant avec ses murs de pierres et ses tables rapprochées. On y trouve toute sorte de gens; des familles, aux couples en passant par des groupes d’amis.

On commence notre repas avec une entrée à partager: ailes de poulet, crabcake, rouleaux impériaux au confit de canard, frites et fondue au fromage style parmesan. Un petit problème, la fondue est totalement gelée! Petite mention au serveur qui réapparaît avec un nouveau plateau. Les entrées sont correctes, sans plus.

J’ai ensuite opté pour le lobster roll: vous pouvez vous abstenir. Tellement froid qu’on s’en gèle les dents, clairement garni de chair de homard gelée et manquant de mayonnaise et d’assaisonnements, j’ai pris 2 bouchées et j’en avais assez. Les autres ont respecté un peu plus l’esprit de la place en prenant des côtés levées: assiette gigantesque, ils semblaient bien satisfaits, de même que mon chum avec son burger d’agneau. J’ai trouvé la facture un peu salée pour la qualité des plats qu’on nous a servis, mais bon, ce n’était pas si mal.

Je ne recommande pas particulièrement l’endroit, mais si vous avez une envie insoutenable de côtés levées, ça peut toujours faire l’affaire.