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La Chronique, rue Laurier, Montréal

Pour Noël, mon chéri m’a offert de découvrir, une fois par mois, un restaurant et cela, pendant toute l’année 2019.

C’était notre première date vendredi dernier et j’avoue que j’étais vraiment énervée. Il s’était occupé de tout, de la réservation jusqu’à la gardienne. C’est donc en ayant quasi l’impression d’être en vacances que nous avons quitter tranquillement le bureau.

Arrivés un peu d’avance (!!!), nous avons pris place dans le petit resto où peuvent s’asseoir à peine une trentaine de personnes. Il est tôt et il n’y a pas beaucoup de monde. Qu’à cela ne tienne, ce ne sera pas long que la place se remplira et qu’une ambiance chaleureuse et animée s’installera.

Petit apéro, on nous offre un petit cake au jambon et olives, ainsi que des pains faits maison savoureux.

Nous optons pour le menu dégustation avec l’accord de vins. Ce n’est pas donné, mais nous en aurons pour notre argent. 7 plats, mais finalement 9, 7 vins mais finalement plus, chaque service sera merveilleux, autant pour le palais que pour les yeux.

On nous apporte ensuite une autre bouchée: un royal au fois gras sur pain brioché, chutney de courge et son caramel salé. Heureux mélange sucré -salé, la table est dressée!

Le premier plat fut sans doute un de mes préférés! St-Jacques (qui est une sorte de pétoncle) accompagné d’une purée de panais des plus crémeuses, chips de nori, suprêmes d’agrumes, sur un jus de clémentine réduit. C’était tellement beau et bon, c’était fou. Le vin qu’on nous a servi, un Bourgogne aligoté 2016, était tout simplement magique.

Le deuxième plat, des pâtes à l’encre de sèche, surmontées de chair de homard, maïs, et caviar, le tout accompagné d’une sauce style bisque et son écume citronnée, ne nous a pas déplut non plus! C’était savoureux et réconfortant.

Ensuite, nous avons eu droit à des salsifis (ça rappelle un peu la carotte) en trois façons (à la carbonara, en purée assaisonnée à la truffe et tout simplement grillée). Original, ça accompagnait parfaitement le filet de bar, cuit à la perfection. Une chaire douce et ferme qui se défaisait délicatement en flocons. Encore une fois, délicieux.

Suivaient ensuite des ris de veau, frit et servis avec cube de fois gras mi-cuit et chutney de courges. Plat un peu plus costaux, c’était tout de même très bon, le velouté du foie gras se mêlant bien à celui des ris de veau.

La pièce de résistance, l’agneau de Kamouraska, servi en trois temps et accompagné de chou servi également en trois façons différentes, est celui qui m’a moins plus. Si le filet d’agneau était tendre et délicat, je n’ai pas apprécié la boulette d’effiloché qui avait un goût assez prononcé. La longe d’agneau, quant à elle, ne m’a pas procuré d’émotions particulières. Les choux étaient par contre fabuleux et le tout allait parfaitement avec le vin rouge proposé. L’assiette était également très belle.

Suivirent enfin l’assiette de fromage québécois où Charlevoix était à l’honneur (Migneron et Ciel), ainsi que le dessert. Le chef a su nous finir ça en beauté avec un petit sucré frais, délicat et original pour bien finir notre superbe souper.

Nous avions donc des tuiles de pavlova, servi sur une glace aux litchis et accompagnés de fruits tropicaux. Ça semble simple, mais croyez-moi, c’était merveilleux.

Le sommelier, Jonathan, a pris soin de nous toute la soirée, nous partageant sa passion du vin et nous faisant découvrir de nouvelles saveurs. Il nous a également mis au défi de deviner à l’aveugle certains des vins que nous avons dégusté. Nous étions pourris, mais nous avons eu beaucoup de plaisir.

On y retourne? Certainement!

Les infidèles, rue Rachel, Montréal

Réservation requise 🙂

C’est sous un concert de casseroles plutôt sympathique que nous avons finalement trouvé un stationnement sur le plateau pour nous rendre aux Infidèles.  Le stationnement est sûrement le plus gros problème, si vous le pouvez, prenez donc le métro, ce sera beaucoup plus simple.  Un autre désagrément est le fait qu’il y aie seulement 2 services : 18h00 et 21h00. Vous devez spécifier lequel vous désirez lors de votre réservation, autrement, vous risquez de vous cognez le nez à un resto d’une quarantaine de places plein à craquer.

Nous nous asseyons et regardons la manifestation passer devant le petit restaurant.  Je ne peux m’empêcher de les admirer avec le déluge de pluie et d’éclairs qui leur tombe sur la tête 🙂  Le menu est disponible à la carte ou encore, en menu dégustation qui comprend: potage, entrée, trou normand, plat principal et dessert pour 47$. Vu que c’est un apportez votre vin, les prix sont plus que raisonnables pour la qualité des aliments dans votre assiette.

On nous offre tout d’abord le potage au poireau qui s’est avéré bon, sans plus. La fleur de sel qu’on dépose sur la table a contribué à le relever un petit peu. J’opte ensuite pour le feuilleté d’escargots au fromage bleu. Portion raisonnable, sauce crèmeuse et gouteuse, présentation réussie, bref, on aime ça. L’amoureux choisi le tartare de boeuf surmonté d’une tranche de foie gras mi-cuit oh combien satisfaisant, vraiment, c’est à essayer! Relevé juste à point, maudit soit la grossesse et l’impossibilité de manger de la viande crue!  :-p

Comme plat de subsistance, j’ai choisi le carré d’agneau à l’ail, au miel et romarin qui venait avec une merveilleuse sauce demi-glace des plus onctueuse. Moi qui préfère manger ma viande avec le moins d’assaissonnements possible pour en apprécier le goût, j’ai été conquise. Acommpagné d’un gratin dauphinois et de légumes frais tout juste grillés, c’était excellent.  Fred a opté pour les rognons à la moutarde de meaux. Il les a trouvé très bons, pour ma part, je n’ai pas aimé du tout. Je trouvais qu’ils étaient mal apprêtés, mais le principal intéressé a semblé satisfait, laissons-leur le bénifice du doute.

Bien que complètement rassasiée, j’ai tout de même succombé à la gourmandise et me suis commandé un gargantuesque morceau de gateau au fromage de chèvre. Je vous vois grimacer, mais détrompez-vous, le gateau ne goutait aucunement fort, impossible de dire que c’était du fromage de chèvre. par contre, il était si dense et délicieux, que malgré toute ma bonne volonté et mon appétit de femme enceinte, j’ai été incapable de le finir. 😦  Fred a pris l’assiette de fromage (qu’on peut commander à la pièce ou avoir un assortiment) qui venait avec des noix caramélisées.

J’avais évidemment un coupon en ma passion (non mais qu’elle invention merveilleuse!) qui me donnait droit à 50$ de réduction et que j’avais payé 25$. Total de la facture avec taxes et pourboire 115$ (moins 50$) donc pour ce que nous avons mangé, un montant tout à fait raisonnable.

Nous y retournerons lorsqu’ils auront changé leur menu, vu que cela fait déjà deux fois que nous y allons 🙂

Le Quartier général, rue Gilford, Montréal

À découvrir!

Caché dans une toute petite rue du Plateau, le Quartier général attire pourtant les amateurs de bonne bouffe. Petit restaurant apportez votre vin où s’entassent une trentaine de table, où les convives peuvent observer les chefs à l’oeuvre vu la cuisine ouverte, l’endroit est charmant et sympathique.  Attention, les réservations sont requises, même pour un lundi soir! On nous avait averti qu’il fallait laisser la table pour 21h00, finalement, nous sommes restés jusqu’à 22h00 sans sentire la moindre pression.

Premièrement, une mention spéciale pour le service. La jeune dame était vraiment sympathique, connaissait son menu et était attentive à nos besoins. Bref, elle faisait bien sa job 🙂 Vu que je suis à l’eau, nul besoin de quémander pour qu’on remplisse mon verre, ça se faisait tout seul.

Le menu, presqu’entirèrement carnivore (végétariens s’abstenir), est écrit sur une ardoise. Les plats principaux coutent environ une trentaine de dollars auxquels on peut ajouter 12$ pour avoir la table d’hôte qui comprend une salade ou un potage, une entrée et un dessert.  Ce soir on avait droit à une salade mesclun avec vinaigrette au miel et citron confit qui, sans être extraordinaire, était bonne et la soupe était au poisson. Trop gouteuse à mon gout, ceux qui l’ont pris l’ont toutefois appréciée. Pour les entrées, tout le monde a choisi le tartare du soir qui était au boeuf, sauf moi qui aie opté pour le foie gras poêlé sur pain brioché (ajouter un extra de 10$).  Le tartare était tout simplement divin, je ne pourrais vous énumérer les assaisonnements vu que je n’en ai pas mangé, mais si quelqu’un les connaît, qu’il se manifeste! 🙂  Mon foie gras était aussi à se rouler dans l’assiette. Une portion plus que généreuse, grillée à la perfection sur le dessus et tout moelleux à l’intérieur, c’était un pur délice et croyez-moi, ce n’est pas la première fois que je mange du foie gras.

Les plats principaux qui ont été sélectionnés sont le filet mignon avec Mamirolle fondu et sauce aux 3 poivres, côte de veau avec son beurre à la noisette et au foie gras et finalement, les souris d’agneau style marocain. Tout le monde a été enchanté. J’ai pris le filet mignon, cuisson parfaite et d’une tendreté digne de mention. Seul petit bémol, le fromage était peut-être un peu trop prononcé pour ce type de viande. Ce n’est pas la coupe de viande qui goute le plus, donc le fromage prenait trop de place et la sauce était à peu près absente. Le tout était accompagné d’une purée de pommes de terre aux échalottes. Portion géante, la madame n’a pas fini son assiette. Le clou de la soirée revient à la côte de boeuf. Encore une fois, cuisson rosée, viande juteuse et pleine de goût, on aurait eu envie de se baigner dans le beurre au foie gras. Accompagné d’un duo de panais (en purée et grillés), c’était magnifique et aussi très généreux comme portion. Finalement, l’agneau a su ravir les amateurs de viande braisée.  Se défaisant à la fourchette, assaissonné avec un mélange d’épices originales et savoureuses, le plat était franchement réussi. Bref, tout le monde était bien content!

Les conversations vont bon train, les bouteilles de vin se vident (moins vite que lorsque je participais m’a-t-on dit), la table est désservie tranquillement. Pas de pression, la digestion se fait aisément, le bonheur quoi. Reste ensuite les desserts, pleins de promesses eux aussi.

Le gateau au fromage au mascarpone avec coulis de bleuet était délicieux. Fait maison, moelleux et délicat, il a su se trouver une petite place grâce à la gourmandise. L’autre choix était un genre de crumble aux pommes avec glace à la vraie vanille et nappé d’un caramel à la fleur de sel. Encore une fois, un succès.

Total de la facture avec pourboire et service 115$ pour 2, ce qui est raisonnable pour la qualité de ce que nous avons mangé. Évidemment, le fait d’apporter son vin diminue aussi la charge financière. Nous y retournerons sans doute lorsqu’il y aura un nouveau menu, j’ai hâte 🙂