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Le Masala, 1906 rue du Centre, Montréal

Petit resto indien camouflé non loin du marché Atwater auquel on ne prête pas vraiment attention en passant devant, Le Masala mérite toutefois d’être connu.  Menu très limité, mais comprenant les classiques de la cuisine indienne, c’est un apportez-votre-vin des plus abordables.  Pour vous donner une idée, un repas gargantuesque pour deux, avec un doggy bag pour le lendemain, nous a couté, pour les deux, taxes et service inclus, 46$.

Lorsqu’on entre au Masala, on a l’impression d’entrer dans une maison et de s’assoir dans la cuisine des gens.  Il doit y avoir au gros maximum 25 places et la cuisine est ouverte.  Pas particulièrement champion de la décoration, c’est néanmoins chaleureux et sympathique.  Nous sommes accueillis à l’image du décor et c’est sous les notes de BB King (qui est décédé le jour ou nous nous rendons au resto) que nous nous assoyons à une petite table.

Le menu est composé de 2 choix de soupe, une entrée de samosa et environ 4-5 plats principaux. Pour ma part, qui dit resto indien dit forcément poulet au beurre. Evelyn opte pour le bœuf masala et nous décidons de nous partager une entrée de samosa et chacun une soupe aux lentilles, le tout agrémenté d’un pain naan, bien évidemment.

La soupe, mélange de soupe au pois traditionnelle et de soupe poulet et nouille agrémentée d’épices indienne, est bonne, mais ne me fait pas tomber en bas de ma chaise.

L’entrée de samosa est agrémentée de 2 énormes rondelles d’oignon frite. Tu yogrout nature et des feuilles de menthe complètent le plat. C’est bon et prudence avec la petite sauce rouge cute, c’est fort en titi 🙂 Le plat était bon et frais malgré la friture.

Arrivent enfin les deux plats principaux. Le poulet au beurre, crémeux, tendre est gouteux et délicieux.  Le bœuf, un peu plus fibreux, est gouteux et très bon aussi.  Tout cela est accompagné par le meilleur hummus que j’ai mangé de ma vie. Il y avait un petit croquant tellement attachant, qu’on m’amène de l’hummus croquant pour le restant de ma vie! Un riz basmati complétait le tout.

Seule déception, le pain naan 😦 Honnêtement, et c’est seulement une impression, j’avais le sentiment de manger un pain naan commercial. Il ne donnait pas l’impression d’avoir été cuit sur le four de façon traditionnelle.

Autrement, nous avons bien mangé et nous avons été très bien accueillie.  Le prix dérisoire contribue à faire pardonner les petites déceptions.

Une chose qui est intéressante avec Le Masala, c’est l’école de cuisine. On peut suivre un cours de quelques heures, pour 50$ et on a un souper par la suite.  C’est quelque chose qui me parle j’avoue.

Le resto à des heures d’ouverture particulières, toujours ouvert pour le lunch, il n’est ouvert que le jeudi et vendredi soir de 6h à 9h30.  Je crois que ça peut être une très bonne option pour le lunch 🙂 La prochaine fois que j’y retournerai, ce sera pour une formation culinaire.

Restaurant Beaver Hall par Europea, Montréal

11 ans de couple, ça se fête! Nous cherchions donc un bon resto pour passer une belle soirée en amoureux, qui ne nous couterait pas la peau des fesses.  En navigant sur le site du guide Resto Voir, je suis tombée sur la critique du Beaver Hall. Classé 4 étoiles, avec un menu alléchant et la possibilité de recevoir 25% supplémentaire si on achetait une carte cadeau, nous avons donc décidé que ce serait là que ça se passerait. Petit tour ensuite sur Trip Advisor pour me rendre compte que les avis sont très partagés entre l’extase culinaire et la déception totale. Qu’à cela ne tienne, les commentaires sur ce site sont parfois douteux et la carte cadeau était déjà achetée. En plus, la réputation de Jérôme Ferrer n’est plus à faire, c’est lui le propriétaire du Européa et du café Birks, entre autres.

Nous avions réservé pour 19h, c’est 15 minutes en retard que nous nous sommes présentés, en sueur pour ma part parce que monter la Côte du Beaver Hall ou se trouve le bistro avec ma bédaine de femme enceinte, fut plus ardu que prévu.

Accueil ultra chaleureux, aucun problème pour le retard, il faut dire que le resto n’était vraiment pas plein, ce qui m’a légèrement surpris. L’intérieur est très chaleureux, ça m’a tout de suite fait penser aux brasseries parisiennes avec les boiseries, les banquettes de cuir et les miroirs sur les murs. On nous avait d’ailleurs réservé une banquette qui nous faisait tenir le dos droit et dont je doute que je pourrais rentrer là à 35 semaines de grossesse!

Sur la table trône déjà un petit pot de cornichon marinés maison, on nous apporte aussi des croutons de pain avec une tapenade d’olives aux anchois qui ne les goutaient pas et qui était donc tout à fait délicieuse. J’adore les restos ou on nous sert de petits extras gratos pour nous faire patienter. À cela s’ajoutaient une petite miche de pain maison température pièce (je préfère mon pain chaud, mais bon, c’est un détail) et une bouchée de riz avec effiloché d’aile de raie et sa sauce au pesto. Sans grande recherche de présentation, j’ai trouvé que la raie goutait un peu fort.

En plus d’un menu très complet, la serveuse nous a proposé quelques plats du jour qui changent au fil des arrivages. Ce soir là, il y avait des pétoncles Princesse tout droit arrivés des iles-de-la-madeleine le matin-même, servis dans leur coquilles avec une nage de chou-fleur. Bingo, c’est ça que je prends! Mon Fred a été plus conservateur est s’est laissé tenter par des calmars frits en croute de parmesan.

Les assiettes arrivent et la présentation est très belle. Mes pétoncles, du nombre de 3 que j’imaginais assez gros, se sont avérés plutôt petits et froids. Présentés dans la coquille comme promis, dans une délicieuse sauce au chou-fleur mauve, l’assiette était très belle, mais vite gâchée par mes efforts pour les décoller de la coquille. Le chef aurait pu le faire pour moi, donc petite déception ici qui aurait pu être évitée car le gout était très bon. Les calmars de Fred, à peine plus chauds, étaient cependant délicieux. Servis avec 2 sauces maison, quelque degrés de plus dans l’assiette auraient suffi à rendre merveilleuse cette entrée. Parce que j’ai décidé récemment que je n’allais plus garder mes frustrations pour moi au restaurant, c’est très gentiment et ayant enfilé mes plus beaux gants blancs, que j’ai mentionné tout cela à la serveuse qui s’est excusée et a mentionné qu’elle le dirait en cuisine.

Pour la suite, j’avais décidé d’essayer le filet de doré du lac avec sa persillade de pistaches, ses chou-fleurs grillés et son cake de vieux cheddar. En passant, je ne capote pas sur ce légume, mais ça adonnait comme ça. Fred a pris le confit de canard sur des cavatellis.

Lorsque j’ai reçu mon poisson, ma première réaction fut: me semble que le filet a une drôle de forme. N’ayant jamais mangé de doré, sauf le tout petit que j’avais moi-même pêché au lac Echo quand j’avais environ 10 ans, j’ai profité du fait que l’assiette était chaude pour gouter le plat. Très bon quoi qu’assez salé, j’y aurais mis plus de pistaches, mais bon, j’étais satisfaite. Le confit de canard de Fred rappelait ceux de mon père, ce qui veut dire qu’il était très bon, quoi que jamais aussi gros que ceux de mon paternel. Les pâtes, fraiches, qui me faisaient penser à de petits vers blancs (ok c’est dégueu, mais c’est ça pareil!) étaient toute fois délicieuses. C’est alors que la serveuse revient nous voir pour savoir si tout est à notre goût et me dit: heuuu, vous n’avez pas reçu la bonne assiette, on vous a donné de la raie! Mais vu que c’était très bon, j’ai dit que ce n’était vraiment pas grave et que je conservais mon plat. On nous a donc offert les desserts pour compenser les petits désagréments.

Obligation de manger du dessert, j’ai choisi les crêpes Suzette car elles sont préparées en salle devant les clients et Fred a choisi le mi-cuit. Le mi-cuit était franchement bon, pas trop gros, servi avec une glace maison au chocolat noir et au citron vert que j’ai personnellement trouvée trop amère. Mes crêpes Suzette, que je n’ai pas vu flamber car nous étions mal placés pour voir le spectacle, étaient vraiment délicieuses. La sauce, sucrée et onctueuse, servie sur 2 grandes crêpes très minces, a très bien terminé le repas.

Facture assez raisonnable: 112$ avec les taxes. Fred a pris 2 verres de vin et moi un Virgin Ceasar, mais il est certain qu’on a pas payé les desserts.

Petit fait qui risque de vous faire hésiter: j’ai lu quelques commentaires sur Trip Advisor comme quoi des gens avaient été malades après avoir mangé au Beaver Hall. Effet psychologique, je ne sais pas, n’empêche que quelques heures plus tard, j’ai aussi eu des crampes et le besoin rapide d’aller à la salle de bain, sans y passer la nuit, ce fut assez pour que je me demande si cela avait rapport avec le souper que j’avais manger. Fred, fidèle à son système digestif de feu, n’a pas été incommodé.

Est-ce qu’on y retourne? Surement parce qu’il me reste 40$ sur ma carte cadeau. Ce sera le test utlime de ça passe ou ça casse. Je mettrai les photos des plats un peu plus tard 🙂

Restaurant Kashmir, rue St-Paul, Montréal

On y retournera!

J’ai découvert ce restaurant indien grâce à des coupons (hé oui, encore!).  Je n’avais jamais vraiment mangé ce type de nourriture, mais plusieurs personnes m’avaient affirmé que c’était délicieux et ils avaient parfaitement raison.

Nous nous sommes donc présentés au Kashmir, un mardi soir d’automne.  Lorsqu’on est sur la rue St-Paul dans le vieux Montréal, le resto peut facilement passer inaperçu. Pour s’y rendre, il faut monter un escalier et on débouche dans ce petit restaurant très charmant, ou la brique et la pierre se mêlent à la décoration indienne.  Un des plus du Kashmir est sa vue sur le fleuve St-Laurent. J’y suis retournée en hiver et avec les décorations de Noel, c’était magnifique.

Tout le personnel est indien et la plupart de la clientèle aussi, ce qui est toujours bon signe.  La carte des vins n’offrent pas beaucoup de choix, mais les prix sont raisonnables et on peut commander des vins au verre, ce que j’ai fait.  Fred a pris une bière indienne, la Cobra, et elle était bien bonne.  On peut avoir une table d’hôte pour 27$, additionné à un coupon de 19$ qui en vaut 40$, faites le calcul, ça ne revient pas très cher.

Nous avons donc opté pour cette fameuse table d’hôte, question de découvrir quelques plats indiens.  La présentation n’est pas des plus raffinée, mais le gout est là et c’est tout ce qui compte.

Nous avons donc débuté avec les oignons bahjee qui est en fait une galette d’oignons frits et de lentilles au cari. Ils les servent avec une sauce à la mangue. C’est un peu pâteux, mais très bon.


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Fred a ensuite choisi le poulet tandoori et c’était un vrai délice : tendre, juteux, gouteux. Il avait une petite poitrine et une cuisse.  Mais la palme revient au poulet au beurre que j’ai pris.  Depuis que je suis allée chez Kashmir, je suis allée dans d’autres restaurant indien et c’est le meilleur que j’ai mangé. Je me serais roulée dans la sauce. Loin d’être régime, c’était tellement délicieux qu’on se fout des calories. Le poulet était tendre, la sauce riche et crémeuse avec des amandes et des raisins secs je crois.  Juste à y penser, j’ai le gout d’y retourner! Tout cela venait évidemment avec les fameux pains naan badigeonnés de beurre. Miam! Il y avait aussi du riz basmati et des légumes, on a pas tout mangé, il y en avait beaucoup trop!

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Nous avons eu un très bon service, en français s’il vous plait, et c’est certain que j’y retournerai encore, lorsque je ne pourrai plus supporter mon manque de poulet au beurre. Comme on dit: beau-bon-pas cher, ce qui, à Montréal, n’est pas toujours facile à trouver 🙂

 

Restaurant Le Toqué!, place Jean-Paul Riopel, Montréal

À la hauteur de sa réputation!

J’y rêvais depuis que j’avais vu Normand Laprise à Tout le monde en parle.  Auparavant, je ne connaissais pas ce mythique restaurant.  En faisant quelques recherches, je me suis rendue compte que le Toqué n’était pas pour tous les budgets.  Réputation impeccable, chef de renom, menu dispendieux, on ne va pas au Toqué tous les jours.  C’est donc pour l’anniversaire de mon chéri que j’ai décidé de nous gâter (cadeau surement un peu égoïste 🙂 ).  Quelle ne fut pas ma surprise de constater que, non seulement le restaurant était ouvert le midi, mais en plus, à des prix assez raisonnables si on tient compte de l’endroit. Magnifique journée d’été, il fait chaud, nous avons un programme en amoureux, et nous commençons tout cela avec un dîner au Toqué.

On n’a pas franchi la porte qu’on a déjà un petit stress. Sommes-nous assez bien habillé? Est-ce que ce sera snob et guindé? Pas du tout.  Pour le lunch, les gens sont relaxes, jeans et t-shirt sont ici les bienvenus.  Le personnel, avec un uniforme hors du commun, est sympathique et gentil, tout en étant très professionnel.  Le restaurant est beau, moderne, lumineux et chaleureux. Une cave à vin vitrée, avec des bouteilles suspendues, trône au centre du restaurant. Fini le stress, on se sent les bienvenus.

La carte du midi change régulièrement et vous y avez accès en ligne.  Le prix des plats principaux inclus une entrée de votre choix.  Pour chaque plat, on vous propose un accord avec le vin au verre, c’est génial.  La plupart des vins, si ce n’est pas tous, sont des importations privées de grande qualité.  Déjà, on a l’eau à la bouche.

Alors on se lance.  J’opte pour un carpaccio de veau accompagné de son verre de Riesling. DÉ-LI-CIEUX!!!! L’assiette est magnifique et délicate. Des radis et des échalotes françaises ornent les tranches minces de veau. Une petite mayonnaise avec de l’huile, du sel et du poivre viennent compléter le plat. C’est frais, c’est bon, je me délecte.

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Fred opte pour un tartare de thon. OK, je sais, nous avons rayer le thon de notre vie en tant qu’aliment à consommer vu que c’est un poisson qui est en voie d’extinction.  La raison pour laquelle Fred a tout de même pris le plat c’est que le restaurant a acheté un thon en entier, qui avait été péché à la ligne par un monsieur (donc pas issu de pêche commerciale) et que c’était la seule fois que le Toqué servait cette sorte de poisson.  Lorsque tout le thon aurait été mangé, il disparaitrait de la carte.

J’en profite pour vous parler de la philosophie du Toqué quant à la provenance de ses aliments.  Tout d’abord, la plupart des produits sont des produits d’ici, élevé et cultivé par des gens d’ici.  Ils sont aussi issus de culture biologique.  Le restaurant a même son propre potager sur le toit de l’immeuble où il est situé.  Ce qu’on vous sert a donc été manipulé avec le plus grand respect et est d’une fraicheur exceptionnelle.  Des caractéristiques qui font évidemment monter les prix, mais qui vous assurent une expérience culinaire optimale.

Revenons au thon.  Vous vous douterez bien qu’il était fameux, à se rouler par terre même!  Extrêmement frais et tendre, les chefs ont su faire honneur à la bête.  Seul petit bémol, pour ce plat, nous n’avalons pas été convaincu de l’accord avec le vin.

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Comme plat de résistance, j’ai choisi une crêpe à l’effiloché de porc avec une sauce au gingembre.  Petite tendance asiatique avec la mayo épicée, c’était gouteux et parfaitement épicé. Toujours aussi beau dans l’assiette et bon dans la bouche, je n’ai pas été déçue.  La portion était plus que suffisante et le porc fondait littéralement dans la bouche. Je me suis régalée.  Fred a opté pour des pâtes fraiches avec légumes frais et pesto et malgré la simplicité du plat, il fut aussi satisfait.

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Malheureusement, nous n’avions plus de place pour prendre un dessert.  On nous a tout de même offert un petit carré de sucre à la crème au paprika fumé et fleur de sel. J’aime les mélanges audacieux qu’on ne ferait pas à la maison, comme le reste du repas, c’était tout simplement délicieux.

Plus tard, je suis retournée diner au Toqué avec mon amie Claudie.  Le menu avait évidemment changé, mais nous nous sommes tout autant régalée et je bouille d’impatience d’y retourner. Peut-être la prochaine fois essaierons nous la formule du soir et tant qu’à faire, nous prendrons la totale. En attendant, de ramasser mes sous, je vous encourage fortement à vous gâter et à essayer le Toqué, vous ne serez pas déçus!

Si vous alliez diner et que vous prenez un verre de vin avec chaque plat, calculez qu’il vous en coutera environ 50$ par personne, taxes et service inclus.

Je profite aussi de l’occasion pour vous souhaiter une bonne année 2014 remplie de bonheur, de bonne bouffe et de bons vins.  Mais surtout, je vous souhaite la santé, car sans cela, il est difficile de profiter du reste.  Je vais aussi essayer d’écrire plus de blogs, avec l’arrivée de bébé, j’ai été moins productive en 2013.  Il faut dire qu’on sort un peu moins aussi.  Alors, je vous dit à bientôt et merci de me suivre et de me lire, ça me fait chaud au coeur. N’hésitez pas à commenter, que vous soyez d’accord ou non 🙂

Pizzeria Artigiani, rue St-Denis, Montréal

Encore une fois, grâce à Promo du jour, nous avons découvert un nouveau restaurant: Artigiani pizzeria. Pour 39$, nous avons eu un certificat cadeau de 80$ pour nourriture et boisson. Dimanche soir, 17h30, nous avions heureusement réservé car l’endroit était bondé! Mur de pierre, four à bois, table en bois et verres à vin de qualité, l’endroit est chaleureux et agréable. En plus, il faisait chaud, on gèle trop souvent dans les restos.

Malgré l’abondance de clients et seulement 2 serveurs, le service était courtois et efficace. Ce qui est particulièrement remarquable, c’est la carte des vins. Premièrement, les vins italiens y sont maîtres, mais vraiment abordable. Nous avons pris Le Prunée, qui se détaille environ 18$ en SAQ, et l’avons payé 28$, ce n’est même pas le double! Le menu, typiquement italien, est aussi peu dispendieux avec choix d’une table d’hôte ou à la carte.

Nous avons débuté notre repas avec chacun une entrée. Erreur! Une entrée pour deux aurait été amplement suffisante. J’ai commandé l’assiette de proscuitto et mozzarella de bufflonne: très très bon. La viande était franchement délicieuse. Seul bémol, je trouve leur huile d’olive un peu amère. Fred a pris un plat typiquement romain: une boule de risotto et fromage frite dans une merveilleuse sauce aux tomates. Grosseur de la boule? Hummm, disons la grosseur d’un pamplemousse. Ouf, il était bourré le monsieur 🙂

La spécialité de la maison est évidemment la pizza four à bois. Et ils réussissent bien. Croûte mince, pas trop molle, juste assez croustillante, on a le choix de la prendre traditionnelle ( avec sauce tomate) ou de style foccacia (herbes et huile d’olive). J’ai opté pour ce deuxième choix avec tomates cerises, tomates séchées et mozzarella fraîche. Très très bon. Fred n’a pas pu terminer sa pizza aux saucisses. C’est sûr qu’après le pamplemousse de riz et de fromage…

Finalement,je n’ai pas pu résister à un petit canolli maison. C’est vraiment trop bon et pour 4$, pourquoi s’en passer 🙂

Coût de la facture:105$ taxes, vin et pourboire inclus. On enlève à cela 80$, ça fait un très bon repas pour pas cher. Même sans coupon, ça reste très raisonnable pour ce que nos avons mangé. Bonne bouffe italienne, endroit chaleureux, service correct, pas trop cher, nous garderons cet endroit sur notre liste.

Si vous décidez d’y aller, prenez l’adresse en note, la pancarte est discrète et il est facile de passer tout droit.

Cielo, rue St-Laurent, coin Mcguire

Un petit resto branché bien agréable 🙂

Le restaurant Cielo est un petit bar à tapas d’inspiration lounge où les couleurs pastels côtoient les faux cristaux. L’endroit est sympathique, les banquettes confortables et le service chaleureux. Pour un samedi soir, l’endroit était relativement calme, mais il faut dire que nous sommes arrivés assez tôt (18h30). Il y a du stationnement disponible dans les petites rues avoisinantes et payant sur la rue St-Laurent.

La spécialité est évidemment les tapas, mais ils offrent aussi quelques plats principaux pour des prix raisonnables. La carte des vins est bien et pas trop dispendieuse; la bouteille la moins chère, un bon petit Borsao, se vend 30$. Les tapas se détaillent entre 5 et 15$, ce qui n’est pas très dispendieux si je compare à d’autres endroits qui offrent le même genre de plat. J’ai découvert cet endroit grâce à un certificat cadeau que j’ai acheté sur promo du jour (30$ pour 60$) et ce qui était intéressant, c’est que nous avions droit à deux certificats cadeaux par table, nous avons donc amené des amis 🙂

Il y avait environ une quizaine de tapas différents, difficile de choisir! Pour deux personnes, 7 tapas vous serviront de repas complet. Je vous énumère donc, commentaires inclus mes chanceux 😉 , ce que nous avons eu le plaisir de déguster. Commençons par les déceptions afin que vous sachiez quoi ne pas prendre lorsque vous irez, car malgré ces petits écarts de conduite, nous avons bien apprécié notre expérience. Nous finirons donc sur une note positive.

1- Carpaccio: décevant, la vinaigrette était-elle absente ou simplement trop insignifiante pour s’affirmer? La viande était fraîche, la petite salade de roquette était ok sans plus, mais globalement, le plat manquait de saveur.

2- Tartare de saumon: encore une fois, pas assez assaisonné et on y avait glissé des poivrons rouges, beurk! Par contre, la fraîcheur du produit n’était pas discutable seulement, ça manquait de goût.

3- Tartare de boeuf: sans être absolument décevant, disons seulement que c’était bon, sans plus. Je préfère mon tartare plus relevé, mais généralement c’était quand même correct.

Bon, fini le chialage, passons au choses sérieuses. Les portions aussi étaient très bien. Il m’est arrivé d’avoir des tapas ou le qualificatif de hors-d’oeuvre ne s’appliquait même pas tellement la portion était petite. Maintenant, en ordre de préférence, les succès de la soirée et je commente seulement ceux que j’ai goûté car nos amis ont commandé d’autres plats, qu’ils ont appréciés, mais que je n’ai pas goûté.

1- Bruschetta au fromage de chèvre: Pain grillé à l’extérieur, moelleux à l’intérieur, mélange de tomate frais et gouteux et surtout, un énorme morceux de chèvre triomphant sur le tout. Très bon.

1- escargot à l’ail gratiné: bonne portion (7-8 escargots), sans être aussi bon que les miens, ils étaient bien 😉

2- Calmars frits: croustillant, pas caoutchouteux, deux petites sauce et du citron pour accompagner le tout. Ce fut unanime, c’était délicieux.

3- Pieuvre grillée: une surprise pour tous. Je n’avais jamais mangé de pieuvre et, enlevez- moi vos face de dégoût, c’est absolument délicieux. Grillée, tendre, la chair rappelant un peu celle d’une poitrine de poulet, sautée à la provençale avec olive noire, tomate cerise et oignon, je vous conseille de passer sur vos préjugés et d’essayer, je ne crois pas que vous serez déçus. Même au niveau de l’apparence, on ne dirait pas de la pieuvre.

4- Proscuitto et sorbet au cantaloup (on dit un cantaloup, pas une!): Vraiment très très bon. Le sorbet était clairement maison avec des morceaux de cantaloup et vu que c’était froid, ça faisait l’effet d’un petit baume sur nos estomacs remplis. Le proscuitto, vraiment très bon lui aussi venait conclure ce plat de façon magistrale.

5- Le clou de la soirée, les gnoccis (maison) à la truffe: c’est le tapas le plus cher de la carte (15$) mais oh combien délicieux. La portion est énorme comparé le tapas moyen, les gnoccis sont tendres, enrobés d’une sauce crémeuse à la truffe. On se roulait pratiquement dans notre banquette. Les petits morceaux de truffes venaient ajouter un petit croustillant au plat tout à fait sublime.

Nous avons fini cette soirée par une petite gourmandise, une crème brûlée, très honnête accompagnée de fraise.

Si vous avez des goûts semblables au mien, essayez les bons coups de la soirée et vous serez comblés. Évidemment, il y a des plats que nous n’avons pas pu gouter, faute d’espace dans le bedon, mais je vous invite à essayer. Disons seulement que les plats crus ne sont pas leur fort, mais ils ont certainement d’autres atouts.

Pour une soirée branchée entre amis, c’est vraiment un bon endroit. À essayer 🙂

Le bleu raisin, St-Denis, coin Boucher

Très très bien 🙂

J’ai récemment découvert les multiples promos qui s’offrent à nous sur le net pour acheter des certificats cadeaux de toutes sortes à rabais: Tuango, Le renard, Promo extra, Promo du jour, etc. Le principe est simple; on nous propose une offre, souvent un certificat cadeau à 50% de rabais (exemple, on paie 25$, on a 50$), dans des restaurants, des boutiques, pour des activités, des hôtels, etc. Vu que ce sont des groupes de plusieurs personnes qui achètent, on est capable d’avoir des rabais. Merveilleux 🙂 Et si on est un peu intrépide, on peut faire de belles découvertes. Le bleu raisin en est une. J’ai donc payé 25$ pour avoir un certificat cadeau de 50$, maximum d’un certificat cadeau par table (cette condition change d’une promo à l’autre), réservation requise, applicable après taxes.

Le bleu raisin ne propose pas de menu à la carte. Vous êtes obligés (croyez-moi, ce n’est pas si grave :-p ) de prendre un menu dégustation 6 services dont vous choisissez le plat principal ou un menu 8 ou 10 services carte blanche ou chaque plat est une surprise. Le prix: 49$ pour 6 services plus taxes et service, vous apportez votre vin et vous vous régalez.

Premièrement, l’endroit est situé plus au nord que le coin « hot » de St-Denis, donc ce n’est pas trop compliqué pour le stationnement. Ensuite, notez l’adresse car le resto n’est pas si évident. On entre dans ce petit coin charmant, il y a peut-être 45 places, on sent la viande qui cuit, les légumes qui grillent, on se croirait presque chez maman et papa. Jeudi soir, l’endroit est bondé, réservez vos places. Le serveur, fort sympathique et tout nouveau (c’était son premier soir), nous explique le menu, carafe notre vin d’emblée et est d’une amabilité qui parfois fait défaut dans les établissements de restauration de Montréal. La spécialité de la maison: canard et foie gras. Vas-y mon homme, j’ai hâte de voir ça 🙂

On mange? On commence le tout avec une trilogie de hors d’oeuvre servie sur une mini planche de bambou: coeur fumé de canard (retenez votre haut-le-coeur, on aurait dit des tranches de saucisse et c’était délicieux), rillettes de canard, un peu grasse et salée mais tout de même bon et saucisse de wapiti sur moutarde de meaux et un trait de cidre de glace; inventif, original et bon.

Première entrée, obligatoire pour tous: foie gras sur tranche de pomme séchée et mousseline de cidre de glace. L’assiette, magnifique comme dans les concours culinaires, est généreuse et délicieuse. Leur foie gras au torchon, il torche sans mauvais jeu de mot 🙂 Une bonne portion, un peu salée encore, mais qui avec le sucré du cidre, s’en sort très bien.

Seconde entrée: quenelle de saumon fumé avec coulis de poivron. Heuu, excusez-moi monsieur, c’est que, je n’aime vraiment pas le poivron…. Haaaaa, mais ya pas de problème, on va vous faire autre chose. Alors, j’ai hérité d’un coulis à la citronnelle et au lait de coco. Ça goûtait un peu trop le poisson à mon goût, la texture était intéressante et le coulis, cent fois meilleur que celui au poivron ;-p

Comme plat principal, j’ai opté pour un médaillon de veau, pesto d’épinard, patate salardaise et légumes sautés. Mon veau était cuit parfaitement et tendre, mais tendre, à couper à la fourchette. Légumes cuits à point, croquants, patates sautées dans le gras de canard il me semble, bref, assiette merveilleuse. Fred a opté pour un râble de lapin farci aux pistaches et chorizo, excellent lui aussi.

Pour dessert, un gâteau au fromage maison a été l’élu, mais c’est peut-être le seul plat qui m’aie un peu déçu. La texture n’était pas assez ferme à mon goût et il était un peu amer, probablement dû à des zestes d’orange dans la croûte.

Finalement, je recommande chaudement ce restaurant qui fait partie de la même famille que La Tablée, Les infidèles et L’Atelier. Nous avons déjà été à ces deux derniers et c’était aussi très bon. Pour l’instant, il n’y a pas de site Internet, mais ce sera bientôt chose faite nous a-t-on promis.

J’attends vos commentaires sur Le bleu raisin 🙂