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Le Requiem de Mozart, Orchestre symphonique de Montréal

Et vlan, une nouvelle catégorie pour les épicuriens que nous sommes. Les arts font partis de nos vies: musique, cinéma, humour, nous aimons tous nous offrir une petite sortie de temps en temps. Cette catégorie regroupera les sorties que je fais, autre que gastronomiques, et qui sont dignes de mention, soit par leur médiocrité ou leur qualité exceptionnelle.

Comme premier article, on commence en grand avec le premier concert de musique classique auquel j’ai assisté. Serais-je donc rendue si vielle et mature? Rien de sûr là-dedans, n’empêche que j’ai beaucoup apprécié mon expérience.

Tout d’abord, je suis loin d’être une fin connaisseur de musique classique, loin de là. Mes connaissances se limitent surtout à la musique qu’on entendait dans les films de Walt Disney. Hé oui, Disney a beaucoup utilisé la musique de Tchaikovski, surtout pour La belle au bois dormant. Et qui ne connaît pas Casse-Noisette? La musique classique fait partie de nos vie, elle est souvent présente lorsqu’on nous fait attendre au téléphone et dans les films évidemment. Les auteurs classiques ne sont pas tous aussi accessibles, ainsi, si vous décidez d’assister à un concert, choisissez bien la pièce et le compositeur pour vous donner la chance d’apprécier au maximum. C’est donc pourquoi j’ai choisi Mozart.

J’ai donné comme cadeau de Noel à mon père un billet pour le Requiem de Mozart (cadeau égoïste peut-être…). J’étais curieuse d’assister à un tel spectacle et en plus, il avait lieu dans la nouvelle salle de l’OSM ou l’accoustique est soi-disant merveilleuse. La salle est immense, en bois clair, avec un orgue impressionant au fond. Nous étions dans la 2e rangée, donc très près des musiciens, mais si près qu’on ne pouvait avoir une vue d’ensemble de l’orchestre qui doit compter environ une centaine de musiciens. Et il y avait du beau monde là-dedans. Certains musiciens n’avaient pas 30 ans, on imagine quel genre de petits génies ils sont! Aucun micro et croyez-moi, ç’aurait été inutile.

On s’installe pendant que chacun s’accorde. Entrent ensuite les solistes (sopranos, tenors et barytons) et finalement, le tellement sympathique chef d’orchestre Kent Nagano. Avec ses beaux cheveux dans le vent, il a tout du surfer californier qu’il est, c’est juste qu’habillé en queue de pie, ça parait moins. Il prend la peine de saluer et de sourire à ses musiciens et à la foule et c’est parti.

La première pièce jouée était la Complainte du lézard amoureux. Oui je sais, absurde comme titre, la pièce l’était autant (du moins, pour mes oreilles vierges de concert classique). Interprété par une soprano à la voix absolument magnifique, sans mélodie apparente, avec des interventions de l’orchestre ressemblant plus à des bruits pour accompagner un cascadeur dans un film qu’une pièce musicale, j’avais un peu hâte que ça finisse. Coup d’oeil en coin avec papa, il approuvait mon incrédulité.

Deuxième pièce; la symphonie no 25 de Mozart. Aux premiers abords, ça ne vous dit peut-être rien, mais je suis convaincue que vous l’avez déjà entendue. C’était magnifique, grandiose de voir tous ses musiciens à l’unisson avec le son qui vous traverse les tympans et le coeur. Cette symphonie a été composée au cours des années 1770, suite à un voyage à Vienne.

Un petit entracte pour se vider la vessie et la remplir et nous revoilà assis, attendant l’oeuvre maîtresse; le requiem. Accompagné d’un choeur d’une trentaine de personnes au moins, on sait que ce sera émouvant.

On sait que Mozart a reçu cette commande d’un riche comte autrichien annonyme et qu’il est mort avant de l’avoir terminée. Sa veuve trouvera finalement Fanz Xaver Sussmayr, musicien médiocre vaguement lié à Mozart, pour terminer l’oeuvre. Malgré les erreurs, on la joue comme tel encore aujourd’hui. Bon, pour ma part, je n’ai pas relevé d’erreurs et vu la réaction de la salle à la fin ( standing ovation, 3 rappels et des gens qui pleurent d’émotion), je crois que je ne suis pas la seule! Sans avoir fondu en larmes, j’avoue qu’elle me sont montées aux yeux surtout lors de l’ouverture.

Somme toute, je retournerai sûrement à l’OSM. Par contre, j’essaierai d’avoir des places dans la première rangée du premier balcon. Nous pouvons être fier de nos musiciens montréalais.