Archives de Catégorie: Vins

Vins que nous aurons dégustés: prix, accord, dégustation. On se la joue et on se prend pour de grands sommeliers ;-)

Gentil Pfaff 2009

Bon rapport qualité-prix

Achat: SAQ

Prix: 15,90$, mais je crois qu’on peut le trouver en SAQ dépôt donc enlever 15% si vous achetez plus de 12 bouteilles.

Apogée: Prêt à boire

Pays: France

Région: Alsace

Mise en contexte: J’ai eu la chance de goûter du vin de Pfaffenheim lors de mon trop bref séjour à Strasbourg l’hiver dernier. Et j’avais adoré ça. Un vin blanc doux et rond comme je les aime et dont je n’avais jamais entendu parler. Pfaffenheim est une communauté située en Alsace à deux pas de la frontière allemande (avec le nom, on est pas étonné!) 🙂 Quelle ne fût pas ma surprise de retrouver ce nom en SAQ et de m’emparer de la bouteille sur le champ. Parlons maintenant un peu des gens qui produisent ce vin et qui se sont réunis sous le nom de Cave des vignerons de Pfaffenheim.

En 1957, afin d’augmenter leur efficacité au niveau de la production de vin, plusieurs vignerons se sont réunis et ont fondé la Cave vinicole. 2 ans plus tard, les 50 adhérents de la coop récoltaient leurs premiers raisins. 9 ans après, ils fusionnèrent avec la coop d’un village voisin et devinrent donc plus de 100 personnes à produire du vin. Aujourd’hui, ils sont plus de 230 et la Cave de Pfaffenheim est celle qui est la plus récompensée au Concours général agricole de Paris (nous, ça ne nous dit pas grand chose, mais c’est prestigieux).

Nous pouvons évidemment visiter la cave, y suivre des ateliers et déguster du vin. Il y a aussi une boutique où on peut s’approvisionner en vin, eau-de-vie et liqueur. Pour votre information, le vin dont nous parlons en ce moment se vend 6 euros la bouteille (ce qui fait 8,23$…..).

Dégustation: En le versant dans notre verre, on est vite attiré par la couleur doré du liquide. On hume le parfum et on se questionne. Oui, ça sent bon, mais ça sent quoi? Pas facile. Je me risquerai donc à vous dire que j’y ai décelé des odeurs d’abricots et d’agrumes avec un petit côté épicé  très très léger.

Au goût, on est pas déçu non plus. C’est un vin qui est très doux (assez sucré) et très frais. Il est très rond en bouche avec une légère pointe d’acidité et d’effervescence qui sont en partie responsables de la fraîcheur du vin. Loin de nous faire grimacer, au contraire, on a plus tendance à sourire après chaque gorgée. Servez-le très froid, il accompagnera à merveille des fruits de mer au beurre à l’ail (nous avons mangé des scampis et c’était très bien) ou encore des mets asiatiques un peu épicés (genre poulet général Tao).

Pour qu’un accord soit réussi, chercher un vin qui viendra compléter la palette de goût de votre plat. Si vous manger un truc acide (avec du citron par exemple), ne prenez surtout pas un vin avec une trop forte acidité. Ce sera too much et votre plat comme votre vin ne sera pas mis en valeur. C’est pourquoi les vins plus doux se marient très bien avec les plats épicés car ils viennent équilibrer l’ensemble des saveurs qui pénétreront dans votre bouche 🙂

Bref, pour le prix, c’est un bon vin blanc, bien équilibré qui abrite le savoir de plus de 200 producteurs alsaciens. Si vous l’accompagnez bien, vous ne serez pas déçu.

Château Coufran 1999, cru bourgeois

Vieux et délicat

Achat: apporté par Tommy (il l’avait reçu en cadeau et on ne le trouve pas ici)

Prix: 15 euros à l’époque, se détaille maintenant plus cher vu la rareté ( entre 40 et 60 euros!)

Apogée: bon jusqu’en 2013

Mise en contexte: L’acquisition du château Coufran par la famille Miailhe remonte à 1924. Ce domaine de 76 hectares contient 85% de merlot et 15% de cabernet-sauvignon, ce qui est assez inhabituel pour la région du Haut-médoc. Chose assez rare aussi, ils ne produisent qu’une sorte de vin. Ils distribuent leur produit dans les grande surfaces (entre autres) telles que monoprix, champion, etc. Ces vins ont une bonne capacité de vieillissement et à la lumière de ce que nous avons bu, il serait même inutile de le boire trop jeune.

Dégustation: À première vue, la couleur du vin est intrigante. Tirant plus sur le orange-brûlé que le rouge, il dévoila aussi une couche transparente à la surface. J’avais déjà remarqué cette caractéristique chez un autre « vieux » vin que j’avais bu. Au nez, il sent le sirop aux cerises et l’amaretto. L’alcool est aussi très présente, de même que les tanins assez aggressifs, nous l’avons donc carafé une petite demi-heure pour bien l’aérer. Au goût, j’ai été surprise par la délicatesse de ce vin. Je m’attendais à quelque chose de plus explosif, mais c’était assez réservé. On y a reconnu le goût de cerise et celui d’amande en rétroaction.

Sans être exceptionnel, c’était un bon vin. Ce qui le rendait plus intéressant, c’est évidemment son âge car nous n’avons pas l’habitude de boire des vins de cet âge-là. Merci Tommy pour avoir partager cette bonne bouteille avec nous 🙂

Vigneto du lot Inama Soave classico 2008

Tout simplement merveilleux avec du veau

Achat:SAQ

Prix: 33,00$ (une petite traite) 🙂

Apogée: pas mal bon, dégustez-le maintenant

Pays: Italie

Région: Vénétie

Cépage:  100% Garganega (cépage typique blanc du Nord de l’Italie que je ne connaissais pas!)

Mise en contexte: Nous sommes allés au resto la semaine dernière et avons bu avec des amis une bouteille qui se détaillait 50$, à la SAQ, elle se vend 23$. Je me disais que c’était franchement ridicule de payer 50$ pour un vin qui en vaut la moitié alors qu’à la maison, on se sent fou lorsqu’on paie 20$. J’ai donc décidé de boire moins (bon ça reste à voir…), mais de boire mieux. Nous sommes capables de nous faire des repas dignes des plus grands restos, accompagnons cela de bouteilles qui en SAQ restent tout de même abordables une fois de temps en temps, mais qui au resto seraient totalement hors de prix. On en fera pas ça à chaque semaine, mais une fois de temps en temps, j’aime bien. Alors voilà pourquoi j’ai cédé pour cette bouteille qui selon la SAQ, accompagnait à merveille le veau et nous n’avons pas été déçus 🙂

Depuis 3 générations, la famille Inama tourne autours du vin dans le nord de l’Italie. Bien que leurs vins soient biologiques, cette appellation n’apparaît pas sur l’étiquette. Je les crois sur parole, ça peut être très compliqué et dispendieux de mettre ces 10 lettres sur un produit! En 1991, ils produisent leur première bouteille, presque pour le fun comme on dit ici. Un sauvignon qui s’avéra être une bonne surprise! Les nouveaux vignerons décidèrent de mettre le Soave (qui est une appellation) sur la carte et continuèrent de cultiver le raisin en intégrant d’autres cépages. Depuis 1996, le Vigneto du lot connaît un succès considérable dût à un mélange de méthodes ancestrales, de nouveaux savoirs et de raisins mûrs à point. Vous trouverez beaucoup d’informations sur la dizaine de vins qu’ils produisent sur leur magnifique site Internet.

Dégustation: J’adore et découvre de plus en plus les vins blancs. J’essaie de découvrir de nouvelles choses, il n’y a pas que le Sauvignon et le Chardonnay sur nos tablettes! 🙂 Il y a de petites merveilles, différentes, complexes et magnifiques qui se cachent dans des SAQ à majorité rouge. Dans le cas qui nous concerne, ce qui est assez étonnant avec ce Soave, c’est sa couleur dorée assez intense qui n’est pas sans rappeler les liquoreux. Wow, c’est pas mal beau ça! Ensuite, on sent avidement le liquide et on s’étonne encore. Rien à voir avec les vins blancs fruités que j’ai l’habitude de boire.  Des arômes d’amandes grillées et de miel côtoient un petit côté minéral rafraîchissant. Il faut humer beaucoup pour trouver, c’est magnifique. Et goûte la bouche déjà pleine de salive. Encore le côté minéral et mielleux qui revient, mais on goûte aussi le citron (légère acidité) et le beurre. C’est puissant, rond, spécial, différent. Il reste vraiment, mais vraiment longtemps en bouche. Avec le temps et le plat de veau qui l’accompagnait, le miel prend un peu le dessus sur le reste et l’accord est parfait. J’avais d’abord pensé à un rouge léger pour accompagner le veau, mais la SAQ conseillait d’abord du blanc et franchement, je n’aurais pas pu mieux tomber.  Il parait qu’en Italie il se vend 7 euros, si vous passez par là…. grrrr!

Pour un beau souper en amoureux, à la St-Valentin, pour un anniversaire, pour vous faire plaisir, prenez 33$ (à moins que vous ne soyez en Europe ou aux États-Unis) et émerveillez vos papilles 🙂

Santé!

White zinfandel Beringer rosé, collection 2010

Bon en apéro et pas cher!

Achat: SAQ

Prix: 11,95$, on aime ça 🙂

Apogée: prêt à boire, ne se conserve pas vraiment

Pays: États-Unis

Région: Californie, Napa Valley plus précisément

Mise en contexte: comme je l’écrivais dans le billet sur le champagne Dorgeval, la Californie offre de belles options moins chères de vin mousseux. Le Beringer en est un bon exemple.

Tout a commencé en 1868 lorsque Jacob Beringer embarque sur un navire pour traverser l’Atlantique vers l’Amérique. L’Allemand et son frère Frederick (qui étaient arrivé avant et ne cessait de vanter les mérites du Nouveau-Monde) ne sont point satisfaits de New York et de son dur climat, ils poursuivent donc leur route vers Napa et feront l’acquisition de leur premier vignoble en 1875. Ils y retrouvent un sol semblable à celui de la vallée du Rhin et un an plus tard, Beringer est fondée. Aujourd’hui, Beringer est le plus vieux vignobles de Napa qui a toujours été en opération. En 1986, Laurie Hook devient l’oenologue du vignoble et elle est accompagnée de l’Italien Ed Sbragia. Beringer est désormais un des plus gros vignobles de Californie, offrant plusieurs gammes de vin, du très abordables au dispendieux en passant du rosé, au blanc, au rouge et au vin mousseux. On peut visiter l’endroit, participer à des dégustations et à des événements gastronomiques.

Dégustation: Je vais être honnête avec vous, faire la différence entre un champagne est loin d’être évidente. Par contre, dans ce cas-ci, il n’y a aucun doute. Le produit, quoi que très bon, n’est pas raffiné, les bulles sont grosses, ce n’est pas fin en bouche. Moi qui ne suis pas calée pour les bulles, je l’ai remarqué tout de suite. Je n’essaie pas de rabaisser le produit, bien au contraire car je l’ai bien aimé. Seulement, c’est bon en apéro, l’été, entre amis pour démarrer la soirée. D’aucune façon je ne prendrais ce mousseux avec du foie gras ou des huîtres comme on pourrait le faire avec un champagne ou un vin mousseux de plus haute gamme. Bref, comme cocktail, c’est parfait, pas cher, bon, on l’aime pour ce qu’il est 🙂

La couleur, rose assez prononcée est très attrayante, une couleur d’été, de piscine et de terrasse 🙂 Au nez, on sent le gâteau au fromage avec fraise! Heuuu, oui oui, on reconnaît des arôme de beurre et de fraise donc ça nous rappelle vraiment ce dessert newyorkais. Évidemment, on le sert très très froid. Il n’est pas sec du tout, ça coule en bouche, emplissant nos papilles de sucre et de confiture de fraise. C’est du bonbon, un drink de fille comme diraient certains 🙂 Et c’est traître, on ne sent ni ne goûte l’alcool donc c’est idéal pour commencer une soirée qui on ne sait pas comment elle peut finir. Pour les party où il y a beaucoup de monde et que vous voulez offrir des bulles, c’est l’idéal premièrement, à cause du prix, ensuite, à cause de son côté accessible vu son goût de fraise et l’absence d’astringence.

Bref, idéal pour nos chaudes soirées d’été en bonne compagnie ou seulement pour se faire plaisir 🙂

Liano Umberto Cesari 2007

Magnifique.

Achat: SAQ

Prix: 27,50$ (ça le vaut)

Pays: Italie

Région: Emilie-Romagne (dans le Nord de l’Italie, abrite des villes telles que Parme (le jambon), Modène (le balsamique) et Bologne (le saucisson).

Apogée: prêt à boire, sans carafe, mais il a une capacité de vieillissement d’environ 7 ans. Ce qui nous mène en 2014.

Mise en contexte: J’adore les vins d’Umberto Cesari. Tous ceux que j’ai goûtés, certains beaucoup moins chers que le Liano, étaient délicieux. Tout a commencé lorsque Umberto Cesari a décidé de suivre son rêve de produire un vin de qualité à partir de Sangiovese (cépage typiquement italien). En 1967, il achète un petit vignoble et lance l’entreprise qui porte toujours son nom. Au fil du temps, il passe de 20 hectares de vignes à 120 et se taille une place dans le monde du vin. Il réussit à produire beaucoup de bouteilles en conservant une qualité stable, ce qui lui fera remporter 2 prix prestigieux en 2003 et 2007, le international spirit & wine competetion  dans la catégorie Sangiovese. Sa femme, éternelle acolyte, a même lancé une gamme de cosmétique à base de raisins rouges.  Ils produisent désormais plus de 18 sortes de vin différentes, dont la plupart sont des vins rouges. On peut aussi aller visiter le vignoble et y faire des dégustations. J’avoue que ça me tente 😉

Dégustation: À première vue, on remarque la couleur rouge intense du vin. On le sent soyeux, ça va tellement être bon. Au nez, il dégage des arômes de fruits rouges et de réglisse rouge, donc entendons-nous pour dire que ça sent la fraise. On sent aussi un petit côté vanillé, subtil, tout en douceur qui ne vient pas nous tomber sur le coeur, accompagné d’un petit parfum d’anis, encore une fois très modéré. Merveilleux. Et on goûte, pas besoin de carafe, ça coule tout seul sans écorcher la bouche. On retrouve les fruits rouges et la vanille, mais aussi un petit côté fumé en rétroaction. Lorsqu’on laisse entrer l’air après avoir avalé notre gorgée, on reconnaît un peu le goût des braises d’un feu de camp. Le Liano est rond, bien fait, j’oserais presque dire parfait. Presque. Encore une fois, ça demeure une question de goût. Nous l’avons mangé avec deux fromages assez goûteux, c’était magnifique. Ça le serait aussi avec un filet mignon grillé ou à peu près n’importe quelle viande rouge. Pourquoi pas un magret de canard? J’ai des contacts vous savez! C’est un vin puissant, donnez-lui un compagnon à sa hauteur 🙂 C’est aussi un vin des grands soirs en amoureux, on entre amis qui sauront l’apprécier. Au prix qu’il se vent, on se paie la traite une fois de temps en temps, lorsqu’on sait qu’on aura un souper à sa hauteur. Bref, un de mes vins préférés sans aucun doute. Vous savez donc quoi m’acheter à ma fête 😉

Investissez pour une aventure gustative des plus satisfaisantes.

Riesling McWilliam’s Hanwood estate 2009

Un petit vin de semaine à bon prix ou un bon candidat au kir

Achat: SAQ

Prix: 14,95$ mais en ce moment il y a 1,50$ de rabais

Pays : Australie

Région: Australie méridionale (Sud-Est)

Apogée: prêt à boire, mais mérite de prendre l’air un peu.

Mise en contexte: Fondée en 1877 par Samuel McWilliam, cette entreprise vinicole est une des plus vieilles d’Australie et aussi une des plus connues. 6 générations plus tard, c’est maintenant Scott qui en est à la tête et qui cultive maintenant la vigne dans 45 régions australiennes. C’est une énorme maison qui exporte ses 6 sortes de vins (riesling, chardonnay, carbenet sauvignon, merlot, pinot noir et shiraz) à travers le monde.

Dégustation: À première vue, ce n’est pas impressionnant. Les arômes, timides, ne se laissent pas deviner facilement. On reconnaît les agrumes et un peu de fleurs, mais rien de facilement reconnaissable. Quand je ne reconnais pas l’odeur, ça m’énerve bon 🙂 J’imagine que ça viendra avec l’expérience… Il faut le servir très frais, comme la plupart des vins blancs et avec un petit tour dans le verre, il se laisse découvrir. Ça vaut la peine d’ouvrir la bouteille d’avance, de la mettre dans un seau à glace pour qu’il soit très froid et de le servir ensuite dans les verres un peu d’avance. Le temps de le boire, il aura révélé ses capacités et n’aura pas trop réchauffé. Il est aussi légèrement effervescent, ce qui ajoute une touche de fraîcheur. Par contre, tout nu, il est, à mon goût, trop acide. D’ou la nécessité de le laisser respirer; il s’arrondit avec le temps. Par contre, avec le homard trempé dans le beurre au citron, l’acidité se tolère beaucoup mieux et est même la bienvenue pour alléger l’accord. Encore une fois, l’importance de bien accorder met et vin.

Au goût, il est fidèle à ce qu’on sent. Il est fruité, pas trop exubérant, pas vraiment gras non plus. Sur le site Internet du producteur, on suggère de le boire avec des mets asiatiques. Effectivement, je crois qu’avec du poulet général Tao ou un truc du genre (sauce onctueuse, un peu épicée) ça pourrait aussi être très bien. L’important, c’est de ne pas le servir avec un truc trop acide parce que là, vous allez grimacer. Il faut compenser l’acidité du vin avec quelque chose de rond, sans être trop sucré.

J’ai acheté ce vin parce qu’il était en vente à la SAQ et mis en évidence. À 13$, c’est un bon rapport qualité prix et ça fera l’affaire pour un repas de semaine ou encore, en apéro avec de la liqueur de cassis pour un petit kir qui débutera une belle soirée entre amis ou en amoureux.

Champagne Dorgeval demi sec

Champagne!

Achat: Monoprix, Paris

Prix: 16,79 euros

Pays: France

Région: Champagne

Apogée: prêt à boire maintenant

Mise en contexte: Le champagne est associé au luxe, à la célébration. D’autant plus qu’ici, grâce à la SAQ et son merveilleux monopole, on paie assez cher pour cette boisson. On ne trouve rien en bas de 45$. En France, même si le champagne est aussi associé aux célébrations, il est beaucoup plus abordable. On peut trouver de très bonnes bouteilles en épicerie (hé oui, en épicerie) pour 13-14 euros. Mais le champagne a une histoire des plus particulière qui contribue à sa renommée.

Tout cela commence donc au Moyen-Âge où les religieux s’occupent des vignes et où leur vin est but lors des messes. Saint-Rémi, évêque de Reims (capitale de la Champagne) y baptisa le premier roi de France Clovis (après que celui-ci se soit converti au catholicisme). Jusqu’en 1825 les rois de France y seront baptisés et évidemment, suite à l’événement, on célébrait en grand avec des vins fins de la région. Bien vite, on se rendit compte de la qualité des vins champenois et cela, bien en dehors des frontières françaises de l’époque. Durant la Révolution française, c’est le seul breuvage digne qu’on servira aux révolutionnaires pour leur donner du courage! Durant le Congrès de Vienne (1815), le champagne coulait à flot aussi. C’est aussi le champagne qu’on utilise pour baptiser les navires avant leur premier départ. Bref, on associe champagne à la fête 🙂

Suite à cette renommée, on décida de fournir une appellation contrôlée au produit. Ainsi, seuls les vins mousseux produits en Champagne peuvent prétendre au titre. C’est grâce,entre autre, à leur terroir particulier que ces vins se démarquent. Il faut aussi mentionner le travail des artisans champenois.

Il y a aussi 5 types de champagne (sec, demi sec, brut, extra dry, extra brut). Ce qui définit ce type, c’est la concentration de sucre de canne et de vin vieux qui entre dans la composition du vin. Demi sec étant le plus sucré et extra brut, celui qui en contient le moins.

Depuis quelques années, les grandes maisons champenoises traversent l’Atlantique et l’Amérique pour aller créer du vin mousseux en Californie. On retrouve ainsi de très bons produits pour moins cher. La méthode reste sensiblement la même, mais les vins ne peuvent jouir de l’appellation champagne, ils demeurent donc vin mousseux.

Dégustation: le champagne, gracieuseté de mes parents, est un demi sec, ce qui veut dire qu’il était assez sucré. Différent, avec un goût floral et sucré, il accompagnerait à merveille du foie gras (tant qu’à être dans la haute gastronomie!) et se boit aisément. Parenthèse: on reconnaît aussi la qualité d’un champagne à la quantité de bulles présentes dans un verre et à leur finesse. Dans le cas du Dorgeval, les bulles étaient assez fines, mais sans être en nombre astronomique. Fidèle à plusieurs autres champagnes, il dégageait des notes de céréales et de pain grillé. Et ce que j’ai le plus apprécié, c’est l’absence d’effet astringent en bouche, dû probablement au haut taux de sucre.

Désormais, le champagne n’a plus de secret pour vous 🙂 Il ajoute aussi une touche romantique et festive à n’importe quel événement. Évidemment, si vous allez en France, vous pouvez vous en procurer pour quelques euros, mais ce qui est intéressant à savoir, c’est qu’aux États-Unis, il est parfois encore moins cher selon l’endroit où on l’achète. La Champagne offre aussi plusieurs endroits qui semblent merveilleux à visiter. Châteaux, vignobles, cathédrales se succèdent pour offrir une multitude de chose à découvrir. Vous pouvez être sûrs que j’y ferai un trip de bouffe et de vin 🙂

En attendant, santé! 🙂