Archives mensuelles : juin 2011

Syrah Liberty school 2008

Un petit Californien différent

Achat: SAQ dépôt

Prix: 19,70$ moins 15%

Pays: États-Unis

Région: Californie, Paso Robles plus précisément 🙂

Apogée : prêt à boire, peut se conserver jusqu’en 2014 selon la SAQ

Mise en contexte: Liberty school est une petite entreprise familiale qui a planté ses premières vignes en 1978. Depuis, l’entreprise a pris de l’ampleur et acquis une réputation internationale. La famille Hope, Austin en particulier, produit donc d’excellents vins, différents des habituels Californiens au goût de vanille omniprésent. Si vous passez dans cette région, vous pouvez aller déguster leurs nombreux produits. Le site Internet est aussi complet pour avoir des informations supplémentaires.

Dégustation: Une robe très foncée, des arômes complexes et une présence en bouche équilibrée, la dégustation est intéressante. Au nez, il faut se creuser les méninges et j’avoue être allée sur le site de la SAQ pour m’aider un peu 😉 On sent évidemment les fruits rouges et les épices, à mesure que le vin prend l’air, on reconnaît l’odeur subtile du romarin. Mais il y a plus et la SAQ a mis le doigt dessus; ce vin sent les olives noires, celles qu’on retrouvent en canne! J’avoue que c’est la première fois que je trouve qu’un vin sent les olives, c’est subtile parce qu’évidemment, ça sent le vin rouge avant toute chose, mais en ce concentrant, on reconnaît le petit fruit grec. On goûte; c’est un peu corsé, mais pas agressant, les tanins ne nous font pas grincer des dents même si  mon tartare de canard (hé oui, je me nourris à ça!) est trop léger pour soutenir la puissance du vin. On reconnaît, fidèle aux arômes, le goût d’un pain aux olives lorsqu’on a avalé notre gorgée, en rétroaction comme ils disent. On goûte aussi en premier lieu les fruits rouges et comme je l’ai mentionné précédemment, il n’y a pas de goût vanillé comme tel même si avec le temps, on décèle de légères notes olfactives de cacao, à ne pas confondre avec le chocolat. Je conseillerais ce vin avec un bon steak accompagné d’une sauce au poivre ou encore un rosbif, ou de l’agneau. Bref, un plat qui goûte et qui sera équilibré avec la puissance de ce vin. Oubliez les pâtes et la volaille, vous trouverez le vin trop agressant.

Bref, un bon petit vin, peut-être un peu cher, mais si je l’avais bien accompagné, peut-être aurait-il mieux révélé son potentiel. Que voulez-vous, ce sont les risques du métier 🙂 et lorsque je mangerai du steak au poivre, je lui redonnerai sûrement une autre chance.

Ricossa Barbera d’Asti superiore 2009

Un bon petit vin de semaine

Achat: SAQ dépot

Prix: 16,05$ moins 15%

Pays: Italie

Région: Piedmont

Apogée: prêt à boire, sans détour, mais selon la SAQ peut se bonifier un autre 3 ans.

Mise en contexte: J’adore les vins italiens. Dans les vins rouges, pour ma part, ce pays remporte la palme d’or ou plutôt la palme rouge 🙂 Ce vin est conçu par la giga maison MGM mondo del vino qui produit plus de 25 millions de bouteilles par an et exporte dans plus de 40 pays! C’est pas de la petite compagnie ça mon ami. Tout cela a commencé le 5 avril 1991 (assez précis comme date!) lorsque les experts du vin Alfeo Martini, Roger Gabb et Christof Mack se sont mis ensemble afin de démarrer leur entreprise viticole. On se doute qu’ils ne devaient pas manquer d’argent pour débuter car désormais, la compagnie exploite des vignobles dans 8 régions italiennes. Évidemment, on fait dans le gros avec de l’équipement de pointe et des laboratoires donc selon moi, on perd un peu du charme d’un petit producteur qui fait tout à la main.

Pour le vin qui nous concerne, l’appellation Asti superiore ne se donne pas n’importe comment. Le vin doit avoir passé au minimum un an dans une barrique de chêne, on le constate à l’odeur du vin. Donc lorsque vous avez des appellations auxquelles on a ajouté l’équivalent de supérieur, c’est parce que le vin a subit plus de soins et est resté plus longtemps dans des barriques afin de développer son goût. Cela fait donc des vins de meilleures qualités qui résisteront mieux au temps soit en s’améliorant, soit en dépérissant moins vite. Sur le site Internet de MGM mondo del vino, vous pouvez voir la panoplie de vins qu’ils produisent ainsi que la façon dont ils sont élaborés.

Dégustation: à première vue, on remarque la robe rouge intense et le fini gras qu’il laisse sur le verre. Au nez, on sent de légers arômes de bois, probablement dus au séjour prolongé en barrique, mais on sent aussi un côté fruit s’affirmant en tant que cerises, plus précisément des grillottes (petites cerises macérées dans de l’eau-de-vie qu’on retrouve en France, ça se vent peut-être ici, j’en ai aucune idée!). Donc, tout comme Cléopâtre, c’est un nez assez charmant 😉 Au goût, on est un peu surpris par l’acidité et le côté astringent qui, sans nécessairement agresser la bouche, l’assèche légèrement. Il faut dire que nous avons bu ce vin avec une pizza « fancy » et peu relevée, ce qui n’était peut-être pas la meilleure combinaison.  Je tiens aussi à préciser que l’acidité d’un vin, si elle est bien dosée, bien équilibrée, n’est pas désagréable, au contraire. Dans ce cas-ci, c’est un peu limite, mais c’est sûrement à cause de l’accord met-vin pas trop super qu’on a fait. C’est un vin puissant, qui goûte beaucoup et qui est prêt à boire, pas de petit tour de carafe, rien.  Je le servirais plutôt avec un hamburger sur le BBQ ou avec un plat mijoté. Bref, quelque chose qui goûte beaucoup et qui va venir adoucir ce vin.

C’est donc un bon petit vin, pas trop cher, qui accompagnera des bons plats réconfortants en milieu de semaine lorsqu’on a envie de se prendre un petit verre malgré nos bonnes résolutions 🙂