Riesling, Hospices de Strasbourg, 2008

L’importance de bien accompagner son vin.

Achat: Strasbourg, 15 décembre 2010. N’est malheureusement pas disponible en SAQ  😦

Prix: Environ 10 euros.

Apogée: aurait survécu à quelques années de plus, mais je ne crois pas qu’il se serait bonifié.

Pays: France

Région: Alsace, plus précisément, la jolie ville de Strasbourg.

Mise en contexte: En cherchant des endroits à visiter à Strasbourg lorsque j’y suis allée avec la familia, je suis tombée sur les Hospices de Strasbourg qui produit du vin à Strasbourg même. On peut visiter l’endroit et une grande histoire entoure ce lieu. Finalement, faute de temps, nous n’avons pu y aller, mais j’ai quand même trouvé ce riesling dans une autre boutique et ai décidé que ce serait une des bouteilles que je rapporterais. Voici l’histoire de l’Hospice de Strasbourg.

Fondé en 1395 par des religieux (ça date pas d’hier!), l’Hospice accueuillait, nourrissait et soignait les malades, les pauvres et les pèlerins qui venaient demander de l’aide. L’endroit servait aussi à entreposer des vivres, dont du vin. Les gens, soucieux de se réserver une place au paradis, faisaient des dons à la communauté, non seulement en argent, mais aussi en nature (non non non, pas de mauvais pensées 🙂  ), c’est-à-dire avec des récoltes ou carrément des bouts de terre. Si bien qu’à la fin du Moyen-Âge, l’Hospice possédait plusieurs productions viticoles. La Révolution française passa outre les Hospices et les religieux purent garder la majorité de leur bien, mais cessèrent de faire du vin. Au 17e siècle, l’hôpital se tourne plus vers la médecine (c’est pas à ça que ça sert ???) qu’avant et les rations de vin aux malades diminues (à voir la bouffe qu’on a dans les hôpitaux, c’est aussi bien qu’on ne nous serve pas de vin!)!!! La cave tombe alors en décrépitude. C’est en 1996 seulement qu’on décide de restaurer les installations et qu’on reprend la production.  J’aurais bien aimé y aller.

Dégustation: Au nez, ça sent bon 🙂 On retrouve la pomme, mais surtout une odeur de fruits confits comme on en retrouve dans les gâteaux du temps des fêtes. Avec le passage en verre, on découvre d’autres arômes d’agrumes, de craie, mais aussi une petite touche de bois. Ça donne l’eau à la bouche. On y goûte et on est déçu…. Le goût est très léger, rien à voir avec les multiples arômes qu’on sentait et l’acidité trop présente. Merde, c’est toujours plus décevant quand on a traversé l’Atlantique avec la bouteille. Résignée, j’attaque mon homard bouilli, une saucette dans le beurre au citron, une gorgée de vin malgré tout et là, oups, ça n’a plus rien de comparable. L’acidité s’est résorbée pour faire place à plus de rondeur et de douceur et je me dis: ma vieille, tu as vraiment choisi le plat idéal pour ton vin! Comment je le sais? Mon vin semble vraiment meilleur avec le homard et mon homard est tout aussi délicieux. Pour qu’un accord soit réussi, le plat et le vin doivent ressortir de façon optimale comme dirait Claudie.

Donc, pour l’histoire de l’endroit où il est produit et pour le résultat d’un accompagnement homardesque, oui, je récidiverai dans l’achat d’une bouteille si je retourne en Alsace.  Et si vous y allez, avec ou sans moi :-), allez donc à l’Hospice faire une visite et essayez donc le gewurztraminer et les autres vins tant qu’à y être 🙂

Tchin tchin!

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